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☕️ Google généralise le signalement des publicités générées par IA

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Google, l'une des plus grandes régies publicitaires au monde, va généraliser le signalement des publicités créées ou modifiées par intelligence artificielle générative sur ses services de recherche, Discover et YouTube. Le panneau « Mes préférences publicitaires », déjà accessible en touchant les trois petits points sous une annonce ou son icône d'information, va intégrer une nouvelle catégorie baptisée « Comment cette annonce est faite », qui précisera si le contenu a été généré ou édité avec de l'IA. Lorsqu'un annonceur utilise les outils d'IA maison de Google, la mention sera ajoutée automatiquement. Si des outils tiers ont servi à produire une publicité diffusée sur les espaces de Google, l'annonceur pourra volontairement préciser le recours à l'IA. Selon les exigences locales, une étiquette pourra aussi apparaître directement sur la publicité elle-même, de façon automatique ou à l'initiative de l'annonceur. Cette généralisation s'appuie sur une règle déjà en vigueur depuis 2023, qui imposait le signalement des contenus IA ou numériquement altérés dans les publicités électorales.

Cette évolution répond à un problème concret : les outils d'IA générative permettent désormais à n'importe quel annonceur de produire des visuels et vidéos publicitaires quasiment indiscernables de contenus authentiques. Si Google interdit officiellement les publicités trompeuses ou mensongères, rien n'empêche un annonceur de recourir à l'IA pour créer des contenus lourdement retouchés, brouillant la frontière entre mise en valeur légitime d'un produit et tromperie pure. Pour l'internaute, qui n'a souvent aucun moyen de vérifier l'origine d'une image ou d'une vidéo publicitaire, cette opacité complique l'exercice d'un jugement éclairé. En rendant visible l'usage de l'IA, Google cherche à redonner aux utilisateurs un repère minimal pour évaluer ce qu'ils voient, sans pour autant interdire la pratique elle-même, ce qui laisse une marge d'appréciation importante aux annonceurs sur le degré de retouche à signaler.

Cette annonce s'inscrit dans un mouvement plus large de la part des grandes plateformes pour encadrer la publicité générée par IA, sur fond d'inquiétudes autour de la désinformation, notamment en période électorale : une enquête a récemment révélé que 16 % des électeurs ont consulté une IA pour savoir pour qui voter aux dernières municipales. Meta a mis en place un dispositif comparable, avec une étiquette « Infos IA » obligatoire pour les publicités politiques utilisant des contenus audio, vidéo ou images générés ou modifiés par IA, et une signalisation plus générale pour les autres publicités utilisant des outils maison ou tiers. Selon la fiche d'assistance de Meta, mise à jour il y a cinq semaines, le déploiement reste toutefois partiel, si bien que toutes les publicités concernées ne portent pas encore systématiquement la mention. Reste à savoir si ces mesures, encore largement déclaratives et dépendantes de la bonne foi des annonceurs, suffiront à contenir la multiplication des contenus publicitaires synthétiques à mesure que les outils de génération deviennent plus accessibles et plus convaincants.

Impact France/UE

Les internautes francais seront concernes par ce signalement sur les annonces Google, notamment en periode electorale ou une etude recente montre que 16% des electeurs francais consultent une IA avant de voter.

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La politique de TikTok sur les publicités IA ne fonctionne pas

Plusieurs grandes entreprises diffusent des publicités générées par intelligence artificielle sur TikTok sans apposer le label requis par la plateforme, révèle une enquête du site The Verge. Samsung figure parmi les marques épinglées : plusieurs de ses vidéos promotionnelles publiées sur ses comptes TikTok ne mentionnent nulle part l'utilisation d'outils d'IA générative, ni dans la vidéo elle-même, ni dans les petites lignes. TikTok impose pourtant depuis 2023 une politique explicite d'étiquetage des contenus publicitaires créés ou modifiés par IA, sous peine de sanctions théoriques pour les annonceurs contrevenants. Ce manquement soulève une question de confiance fondamentale pour les consommateurs : si des professionnels de l'image peinent à distinguer une vidéo synthétique d'une vraie, le grand public n'a aucune chance. L'absence de transparence fausse la perception des produits — un visage retouché par IA, une mise en scène impossible ou une voix clonée peuvent créer des attentes irréalistes. Pour l'industrie publicitaire, l'enjeu est de taille : la crédibilité des marques et la confiance des plateformes reposent sur des règles que personne ne semble aujourd'hui contrôler sérieusement. La prolifération des outils d'IA générative — Sora, Runway, Adobe Firefly, entre autres — a rendu la production de contenus synthétiques accessible à presque tous les annonceurs, accélérant une course au contenu bon marché qui dépasse les capacités de modération des plateformes. TikTok n'est pas seul dans cette situation : Meta, YouTube et Google font face aux mêmes défis de détection et d'application. Plusieurs régulateurs, notamment en Europe avec l'AI Act, commencent à imposer des obligations légales d'étiquetage, mais leur mise en œuvre reste balbutiante. La prochaine étape sera probablement judiciaire ou législative — à moins que les plateformes ne renforcent elles-mêmes leurs mécanismes de vérification avant que le scandale ne s'emballe.

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