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OpenAI : les tokens de sortie de Codex multipliés par 13 à 56 selon les services depuis novembre 2025

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OpenAI : les tokens de sortie de Codex multipliés par 13 à 56 selon les services depuis novembre 2025
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Les données internes d'OpenAI révèlent une accélération spectaculaire de l'utilisation de Codex au sein même de l'entreprise depuis novembre 2025. En six mois, la consommation de tokens de sortie a explosé dans tous les départements : les équipes de recherche ont multiplié leur usage par 56, le support client par 32, l'ingénierie par 27, et les équipes juridiques par 13. Ce que ces chiffres rendent visible est contre-intuitif : jusqu'en août 2025, un employé OpenAI moyen consacrait moins de 10 % de ses tokens à Codex, l'outil d'assistance au code. Autrement dit, même les salariés de la principale entreprise d'IA au monde, disposant d'un accès illimité à ces outils, sous-utilisaient massivement l'IA jusqu'à très récemment.

Ce constat a une valeur de signal fort pour l'ensemble du secteur. Il suggère que l'adoption réelle de l'IA en entreprise suit une courbe beaucoup plus lente que les annonces marketing ne le laissent entendre, mais que le déverrouillage, une fois enclenché, peut être brutal. La croissance par 56 dans la recherche pointe vers un changement de nature du travail intellectuel : il ne s'agit plus d'utiliser l'IA pour des tâches ponctuelles, mais de lui déléguer des processus entiers. Pour les dirigeants qui mesurent encore leur adoption à la marge, ces données internes d'OpenAI constituent à la fois un avertissement et une référence chiffrée.

Ce basculement s'inscrit dans un moment de turbulence compétitive intense. Alors qu'OpenAI documente sa propre adoption, d'autres acteurs bousculent le classement des modèles ouverts : GLM-5.2 de Z.ai a atteint 1 595 points sur Code Arena Frontend, devançant Claude Opus 4.8 et se rapprochant de Claude Fable 5, tout en atteignant 392 tokens par seconde sur les serveurs de Databricks grâce au décodage spéculatif et des optimisations de noyaux. Dans le même temps, Google a intégré le contrôle d'ordinateur directement dans Gemini 3.5 Flash, navigateur, bureau et mobile, avec des mécanismes de confirmation humaine pour les actions sensibles. La startup Sail, qui vient de lever 80 millions de dollars, parie sur des agents à longue durée de vie capables de travailler sur plusieurs jours ou semaines à moindre coût, revendiquant dix fois plus d'intelligence par dollar pour les tâches non urgentes. Ces développements convergent vers une même réalité : l'IA glisse du prototype vers l'infrastructure opérationnelle, et les courbes d'adoption interne d'OpenAI en offrent la première mesure chiffrée rendue publique.

Impact France/UE

Les entreprises et dirigeants européens peuvent utiliser ces données internes chiffrées d'OpenAI comme référence pour calibrer et accélérer leur propre stratégie d'adoption de l'IA générative en entreprise.

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OpenAI et Anthropic étudient sérieusement une réduction du prix des tokens, selon des informations rapportées par le Wall Street Journal. Sam Altman a lui-même reconnu lors d'un événement public que le coût du token constituait un « gros problème », affirmant qu'OpenAI cherchait des moyens de permettre à ses clients « d'en faire plus tout en dépensant moins ». Le patron d'OpenAI anticiperait notamment une baisse des prix chez son rival Anthropic, dont l'outil Claude Code est devenu un incontournable dans de nombreuses équipes de développement. Pour les entreprises, chaque requête adressée à GPT ou Claude génère une consommation de tokens qui s'accumule rapidement sur les factures : selon l'analyste Ed Zitron, les utilisateurs peuvent actuellement dépenser entre 8 et 13,50 dollars pour chaque dollar de revenus d'abonnement encaissés par les labos. Le directeur technique d'Uber a d'ailleurs témoigné avoir épuisé son budget IA annuel en seulement quatre mois. Une baisse des prix serait une excellente nouvelle pour les entreprises dont les coûts d'infrastructure IA explosent au rythme de l'adoption, mais elle soulève une contradiction majeure : ni OpenAI ni Anthropic ne sont encore rentables. Les revenus générés par chaque token facturé peinent à couvrir les coûts colossaux des centres de données, des puces Nvidia et du développement continu de nouveaux modèles. Lancer une guerre tarifaire dans ce contexte repousserait encore l'horizon de la rentabilité pour les deux entreprises qui se préparent à entrer en Bourse. Les clients bénéficieraient immédiatement de marges réduites, mais les investisseurs, eux, attendraient encore. La bataille se joue également sur le terrain des outils de développement : Claude Code a pris de l'avance dans les usages professionnels, forçant OpenAI à riposter avec Codex, en position de retard. C'est précisément parce que ces outils sont devenus des postes de dépense significatifs dans les budgets tech que la question du prix du token est devenue stratégique. La baisse des prix de l'inférence suit une tendance de fond depuis 2023, tirée par la concurrence avec des acteurs comme Google et les fournisseurs open source. Mais si OpenAI et Anthropic s'alignent mutuellement à la baisse sans se différencier sur d'autres critères, ils risquent de transformer leurs modèles en commodités interchangeables, où seul le tarif compte. La prochaine étape sera de voir si l'un des deux franchit le premier le pas, entraînant l'autre dans une spirale baissière difficile à arrêter.

UEUne baisse des prix des tokens réduirait directement les coûts d'infrastructure IA des entreprises et startups européennes dépendantes des APIs OpenAI et Anthropic.

💬 Que ça baisse enfin, personne va s'en plaindre, et le CTO d'Uber qui a épuisé son budget IA en quatre mois dit tout sur l'urgence. Le vrai risque, c'est qu'ils s'alignent l'un sur l'autre sans rien d'autre à offrir, et que leurs modèles finissent par ne se distinguer que par le tarif. C'est là que Google et l'open source attendent.

BusinessOpinion
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OpenAI acquiert Ona pour renforcer les agents IA de Codex
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OpenAI acquiert Ona pour renforcer les agents IA de Codex

OpenAI a annoncé le 11 juin 2026 son intention d'acquérir Ona, une société spécialisée dans les environnements cloud sécurisés pour agents logiciels. L'objectif est d'intégrer la technologie d'Ona directement au sein de Codex, l'assistant de développement d'OpenAI, afin de lui permettre d'exécuter des tâches complexes sur des durées allant de plusieurs heures à plusieurs jours, y compris lorsque l'ordinateur de l'utilisateur est éteint. Codex compte déjà plus de 5 millions d'utilisateurs hebdomadaires, un chiffre en hausse de 400 % depuis le début de l'année 2026. Quelque 2 millions de développeurs ont par ailleurs utilisé les technologies d'Ona pour travailler dans des environnements cloud sécurisés et mutualisés. À l'issue du rachat, l'équipe d'Ona rejoindra directement l'équipe Codex chez OpenAI. Cette acquisition marque un tournant dans la manière dont les agents IA seront déployés en entreprise. Jusqu'ici, les agents fonctionnaient principalement à l'échelle d'une session utilisateur. Avec les environnements persistants d'Ona, un utilisateur pourra lancer une tâche, fermer son ordinateur, et retrouver l'avancement du travail plus tard, tout en conservant le contrôle sur les décisions critiques. Pour les organisations, l'enjeu dépasse la simple performance du modèle : il s'agit désormais de garantir la gouvernance, la gestion des accès et des identifiants, la journalisation des activités et la validation des actions réalisées par les agents. Les agents pourront opérer directement dans le cloud du client, pendant qu'OpenAI fournit l'intelligence et l'orchestration, permettant aux entreprises de conserver la maîtrise de leurs données sans brider les capacités de Codex. Initialement conçu pour assister les développeurs dans l'écriture de code, Codex s'est imposé comme un outil bien plus transversal, mobilisé aujourd'hui pour la recherche d'informations, l'analyse de données, la création de contenu et l'automatisation de processus métiers. Le marché des agents IA entre dans une phase d'industrialisation : après les expérimentations, les entreprises cherchent des solutions intégrables en production, conformes à leurs exigences réglementaires et de sécurité. Ona apporte précisément cette expertise, développée sur plusieurs années en aidant des équipes à migrer leurs workflows depuis des machines locales vers des infrastructures cloud reproductibles. Face à des concurrents comme Microsoft Copilot ou les agents de Google DeepMind qui avancent sur le même terrain, OpenAI consolide ainsi sa position en dotant Codex d'une couche d'exécution sécurisée et persistante, indispensable pour convaincre les grands comptes de passer à l'échelle.

UELes entreprises et développeurs européens utilisant Codex bénéficieront d'environnements d'exécution persistants pour agents IA, mais l'hébergement des workflows dans le cloud américain soulève des questions de conformité au RGPD à anticiper avant toute adoption en production.

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OpenAI et Amazon Web Services ont rendu officiellement disponibles, début juin 2026, GPT-5.5, GPT-5.4 et l'agent de code Codex sur Amazon Bedrock, un mois après l'annonce de leur partenariat élargi. Les trois modèles sont désormais accessibles en production via le catalogue Bedrock, avec une tarification identique à celle pratiquée directement par OpenAI, sans frais supplémentaires. GPT-5.5, le modèle le plus avancé de la gamme, excelle dans les tâches agentiques complexes : rédaction et débogage de code sur de grandes bases, analyse de données, génération de documents, et exécution autonome de séquences multi-étapes. Codex, l'agent de développement logiciel d'OpenAI, comptabilise plus de 5 millions d'utilisateurs hebdomadaires et est désormais accessible via l'application Codex, le CLI, ainsi que les intégrations IDE pour Visual Studio Code, JetBrains et Xcode, avec toute l'inférence routée par Bedrock. Pour les entreprises, cette disponibilité générale représente un changement opérationnel concret : les appels aux modèles OpenAI s'intègrent désormais dans les engagements AWS existants, comptent dans les crédits contractuels, et bénéficient des mécanismes de gouvernance déjà en place, notamment les permissions IAM, l'isolation réseau via VPC et PrivateLink, le chiffrement KMS et les journaux d'audit CloudTrail. Bedrock garantit par ailleurs une file d'attente isolée par client avec gestion automatique de la capacité, ce qui assure une performance prévisible même sous forte charge. Fait notable pour les secteurs réglementés : les prompts et réponses ne sont pas utilisés pour entraîner les modèles, et ne sont pas partagés avec OpenAI. Amgen, le géant pharmaceutique, a déjà exprimé son intérêt, son directeur technique Sean Bruich soulignant la qualité et la consistance de GPT-5.5 pour des contextes où la précision scientifique est critique. Ce déploiement s'inscrit dans une dynamique de consolidation entre les grands fournisseurs de cloud et les développeurs de modèles frontière. OpenAI cherche à multiplier les canaux de distribution pour ses modèles, en s'appuyant sur les infrastructures cloud existantes pour atteindre des clients enterprise déjà engagés avec AWS, plutôt que de les forcer à migrer vers une API directe. Pour Amazon, intégrer GPT-5.5 aux côtés de ses propres modèles Titan et des offres Anthropic et Mistral déjà disponibles sur Bedrock renforce le positionnement de la plateforme comme guichet unique du marché des modèles. L'enjeu sous-jacent est la rétention des dépenses cloud enterprise : en faisant compter l'usage d'OpenAI dans les engagements AWS, les deux sociétés créent une friction supplémentaire contre la migration vers Azure ou Google Cloud, où GPT-5.5 est également accessible.

UELes entreprises européennes sous contrat AWS peuvent désormais accéder aux modèles GPT-5.5 et Codex via Bedrock avec des garanties de conformité adaptées au RGPD (données non utilisées pour l'entraînement, isolation réseau VPC, chiffrement KMS), facilitant l'adoption dans les secteurs réglementés.

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OpenAI perd des milliards de dollars par an, selon des documents financiers divulgués
4Ars Technica AI 

OpenAI perd des milliards de dollars par an, selon des documents financiers divulgués

Des documents financiers audités d'OpenAI ont été divulgués par le journaliste indépendant Ed Zitron alors que l'entreprise dépose ses dossiers auprès de la SEC en vue d'une introduction en bourse très attendue. Ces documents, également consultés par le Financial Times, révèlent une croissance spectaculaire du chiffre d'affaires : de 3,7 milliards de dollars en 2024 à 13,07 milliards en 2025. Les revenus mensuels avaient atteint près de 2 milliards de dollars à la fin de l'année 2025, signe d'une dynamique qui s'est accélérée tout au long de l'exercice. Malgré ces chiffres impressionnants, OpenAI continue de perdre des milliards chaque année, ses dépenses dépassant largement ses recettes. Le problème central est que la recherche et le développement à elle seule coûte plus cher à OpenAI que ce que l'entreprise encaisse. Les dépenses de R&D sont passées de 7,81 milliards de dollars en 2024 à 19,18 milliards en 2025, soit bien au-delà du chiffre d'affaires total sur les deux exercices. De cette somme, 10,59 milliards ont été versés à Microsoft au seul titre des coûts de R&D en 2025, ce qui reflète l'ampleur des ressources computationnelles mobilisées pour entraîner de nouveaux modèles. Pour les investisseurs et observateurs du secteur, cela soulève des questions sérieuses sur la viabilité économique à court terme du modèle d'affaires d'OpenAI. Ces révélations interviennent à un moment charnière pour OpenAI, qui cherche à se transformer en entreprise à but lucratif après des années de structure hybride sous forme d'association à but non lucratif. L'entrée en bourse envisagée imposerait une transparence financière bien plus grande qu'aujourd'hui et obligerait l'entreprise à convaincre les marchés de son chemin vers la rentabilité. Microsoft, son principal bailleur de fonds avec plus de 13 milliards de dollars investis au total, reste un partenaire incontournable mais aussi un créancier colossal. La course à la puissance de calcul et aux modèles toujours plus performants continue de creuser des pertes que même une croissance à deux chiffres ne suffit pas encore à combler.

UELes développeurs et entreprises européens qui dépendent des APIs d'OpenAI devront surveiller la trajectoire financière de l'entreprise, dont la viabilité à long terme reste incertaine malgré une forte croissance des revenus.

BusinessActu
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