Aller au contenu principal
BusinessLe Big Data4h· 2 min de lecture

LG en discussions avec Nvidia : l’action bondit grâce à l’IA physique

Source originale ↗·

Une délégation d'une trentaine de dirigeants issus de LG Electronics, LG CNS, LG Innotek et LG AI Research s'est rendue le 22 juin 2026 au siège de Nvidia à Santa Clara, en Californie, pour explorer des opportunités de coopération concrètes dans l'intelligence artificielle physique et la robotique. Cette visite intervient deux semaines seulement après une rencontre directe entre Koo Kwang-mo, président du groupe LG, et Jensen Huang, PDG de Nvidia, à Séoul. Les deux groupes travaillent désormais à l'élaboration d'une feuille de route commune couvrant plusieurs axes stratégiques : développement de robots de référence, infrastructures d'IA, solutions de mobilité intelligente et applications industrielles. Les marchés ont immédiatement salué cette nouvelle, propulsant le titre LG Electronics de plus de 6 %, LG CNS de plus de 6 % également, et l'ensemble des filiales du conglomérat coréen dans leur sillage.

L'enjeu dépasse largement une simple alliance commerciale. L'IA physique, cette capacité des systèmes intelligents à percevoir et interagir avec le monde réel, à la différence de l'IA générative qui produit du texte ou des images, est en train de devenir le nouveau front compétitif de l'industrie technologique mondiale. LG dispose d'atouts concrets dans plusieurs secteurs directement concernés : électroménager connecté, composants automobiles, robotique et espaces intelligents. Nvidia, de son côté, s'est imposé comme le fournisseur incontournable des infrastructures de calcul nécessaires à l'entraînement et au déploiement des modèles d'IA. L'association de la plateforme d'IA bout-en-bout de Nvidia avec l'écosystème matériel diversifié de LG pourrait donner naissance à des solutions intégrées couvrant simultanément le hardware, le software et les usages industriels, une combinaison que peu d'acteurs sont aujourd'hui capables d'offrir.

Ce rapprochement s'inscrit dans une tendance de fond : les grands conglomérats industriels cherchent activement à s'arrimer aux fournisseurs d'infrastructure IA pour ne pas se laisser distancer dans la prochaine vague d'automatisation. LG présente cette démarche sous la bannière de sa stratégie "One LG", qui vise à coordonner les expertises dispersées du groupe pour créer des synergies à grande échelle avec des partenaires technologiques clés. Nvidia, qui multiplie ses alliances industrielles depuis la montée en puissance de ses GPU dans l'entraînement des grands modèles de langage, trouve dans LG un partenaire capable de lui ouvrir des marchés dans l'électronique grand public, l'automobile et les infrastructures connectées. Les discussions sont encore à un stade exploratoire, mais la réaction des marchés indique que les investisseurs parient déjà sur une coopération structurée à venir entre les deux groupes.

Dans nos dossiers

Cet article vous a été utile ?

Vu une erreur factuelle dans cet article ? Signalez-la. Toutes les corrections valides sont publiées sur /corrections.

À lire aussi

Ce que les discussions entre LG et NVIDIA révèlent sur l'avenir de l'IA physique
1AI News 

Ce que les discussions entre LG et NVIDIA révèlent sur l'avenir de l'IA physique

LG et NVIDIA sont actuellement en discussions exploratoires portant sur l'IA physique, les centres de données et la mobilité. Une rencontre à Séoul entre Ryu Jae-cheol, PDG de LG, et Madison Huang, directeur senior marketing produit pour Omniverse et la robotique chez NVIDIA, a permis de poser les bases d'une coopération potentielle. Aucun montant ni calendrier n'a encore été formalisé, mais les deux entreprises ont des priorités matérielles qui se recoupent sur deux fronts distincts : l'infrastructure thermique des centres de données et la robotique domestique. Sur le premier point, LG a présenté au CES 2026 des solutions de climatisation et de gestion thermique haute efficacité spécifiquement conçues pour les fermes de serveurs IA. Sur le second, le groupe coréen a dévoilé CLOiD, un robot domestique doté de deux bras à sept degrés de liberté et de cinq doigts à actuation individuelle, fonctionnant sur sa plateforme maison baptisée "Affectionate Intelligence". En parallèle, NVIDIA vient de conclure un essai de deux semaines sur un site Siemens en janvier 2026, annoncé en avril à la foire de Hanovre, où un robot humanoïde HMND 01 Alpha a exécuté des opérations logistiques réelles sur une plage de huit heures. Ces discussions révèlent une dépendance structurelle croissante entre les fabricants d'équipements physiques et les fournisseurs de puissance de calcul. Les racks de serveurs NVIDIA génèrent des densités de chaleur que les systèmes de refroidissement conventionnels ne peuvent plus absorber sans dégrader les performances : lorsque les nœuds de calcul surchauffent, ils réduisent automatiquement leur cadence, détruisant le retour sur investissement des puces haut de gamme. Intégrer les solutions thermiques de LG directement dans l'écosystème NVIDIA permettrait aux opérateurs d'entasser plus de puissance de calcul dans moins d'espace physique. Du côté robotique, LG manque aujourd'hui des environnements de simulation, des modèles de manipulation pré-entraînés et de l'infrastructure de jumeaux numériques nécessaires pour déployer CLOiD en toute sécurité dans des logements réels. La pile Omniverse et Isaac de NVIDIA offre précisément cette architecture, optimisée pour l'inférence physique en temps réel, ce qui permettrait de comprimer drastiquement le délai entre prototype et production commerciale. L'enjeu central de ces négociations illustre une fracture fondamentale de l'IA physique : les environnements industriels, comme l'usine Siemens d'Erlangen, sont structurés et prévisibles, ce qui facilite le déploiement de robots. Les intérieurs domestiques, eux, présentent une variabilité extrême en termes d'éclairage, de disposition et de comportement humain imprévisible, rendant le passage à l'échelle bien plus complexe. LG mise sur NVIDIA pour combler cette lacune via la puissance de simulation et l'inférence en périphérie de réseau. Pour NVIDIA, dont les revenus du segment centres de données battent régulièrement des records, nouer des partenariats avec des constructeurs d'appareils grand public comme LG représente une voie pour ancrer sa plateforme Omniverse comme standard de l'industrie robotique, avant que la concurrence chinoise ou les acteurs spécialisés ne s'imposent.

UELe déploiement d'un robot humanoïde sur le site Siemens d'Erlangen (Allemagne) signale une accélération de l'IA physique dans l'industrie manufacturière européenne, avec des implications pour les équipementiers et intégrateurs du secteur.

RobotiqueOpinion
1 source
Nebius en discussions pour racheter la startup israélienne AI21 après l'échec des négociations avec Nvidia
2The Information AI 

Nebius en discussions pour racheter la startup israélienne AI21 après l'échec des négociations avec Nvidia

Nebius, fournisseur cloud soutenu par Nvidia et valorisé à 32 milliards de dollars, est en discussions pour racheter la startup israélienne AI21 Labs, selon des sources proches du dossier. La société, basée à Amsterdam, cherche à élargir ses services d'intelligence artificielle au-delà de son activité principale de location de serveurs GPU. AI21 Labs, dont la dernière valorisation connue était de 1,4 milliard de dollars en 2023, développe des grands modèles de langage et des systèmes d'agents pour les entreprises. Ce rachat potentiel permettrait à Nebius de monter dans la chaîne de valeur de l'IA, en passant de simple infrastructure à fournisseur de solutions logicielles complètes. Pour ses clients, cela signifierait un accès intégré à des modèles et outils d'IA directement via la plateforme cloud, sans passer par des tiers. Pour AI21 Labs, une acquisition représente une issue après l'échec d'une précédente tentative de vente à Nvidia, qui ne s'était pas concrétisée. AI21 Labs fait partie de la première vague de startups israéliennes spécialisées en IA générative, concurrente directe d'OpenAI et Anthropic sur le segment entreprise. La startup avait levé des fonds auprès d'investisseurs majeurs dont Google, Intel Capital et Nvidia lui-même. Le secteur cloud connaît une consolidation accélérée, les fournisseurs d'infrastructure cherchant à intégrer verticalement des capacités IA pour fidéliser leurs clients face à la concurrence d'AWS, Azure et Google Cloud.

UENebius étant basée à Amsterdam, ce rachat potentiel renforcerait la position d'un acteur cloud ancré en Europe dans la chaîne de valeur de l'IA générative enterprise.

BusinessActu
1 source
L'action Cerebras bondit à son introduction en bourse ; tensions entre Apple et OpenAI
3The Information AI 

L'action Cerebras bondit à son introduction en bourse ; tensions entre Apple et OpenAI

Cerebras Systems a fait ses débuts en bourse ce jeudi avec un succès retentissant : les actions de la startup spécialisée dans la conception de puces pour l'IA ont bondi de 68 % dès le premier jour, clôturant à 311,07 dollars. Cette performance valorise l'entreprise à environ 94 milliards de dollars, un chiffre particulièrement élevé pour une société dont le chiffre d'affaires est projeté à 800 millions de dollars cette année, soit une croissance de 57 %, avant de potentiellement atteindre 3,2 milliards de dollars en 2027. Cette introduction en bourse illustre l'appétit persistant des investisseurs pour les acteurs de l'infrastructure IA, malgré des valorisations qui défient les ratios classiques. Cerebras se positionne comme un concurrent sérieux à Nvidia en proposant des puces massives conçues spécifiquement pour les charges de travail d'intelligence artificielle. Son entrée en bourse confirme que Wall Street est prêt à parier gros sur des alternatives crédibles dans la course aux semi-conducteurs dédiés à l'IA. Cette journée chargée a également été marquée par deux autres tensions majeures dans le secteur : OpenAI aurait exprimé publiquement son mécontentement à l'égard d'Apple, dont le partenariat avec la startup de Sam Altman semble sous pression, tandis que des opérateurs télécoms américains ont défié ouvertement Elon Musk et Amazon sur leur terrain respectif. Ces frictions révèlent les luttes d'influence qui se jouent en coulisses dans l'écosystème technologique américain, alors que l'IA recompose les alliances et les rapports de force entre géants du secteur.

💬 94 milliards pour 800 millions de revenus, c'est le genre de maths qui donne le vertige. Bon, sur le papier, une puce massive conçue exprès pour l'IA c'est exactement ce dont on a besoin pour ne pas rester captifs de Nvidia ad vitam, et visiblement Wall Street a la même intuition. Reste à voir si la croissance suit, parce qu'un ratio pareil, ça laisse zéro marge à l'erreur.

BusinessActu
1 source
4AI News 

Scotiabank se prépare à son avenir avec l'IA

La banque canadienne Scotiabank a lancé Scotia Intelligence, un cadre unifié pour ses opérations de données et d'intelligence artificielle. Ce dispositif regroupe en une seule plateforme les environnements de calcul, les outils de gouvernance et les mécanismes de sécurité déjà en place au sein de l'établissement. Son volet opérationnel, Scotia Navigator, permet aux équipes internes, notamment celles en contact avec les clients, de construire et déployer leurs propres assistants IA dans le respect des règles de conformité de la banque. Les résultats annoncés sont concrets : les centres d'appels traitent désormais plus de 40 % des requêtes clients via l'IA, environ 90 % des courriels commerciaux entrants sont automatiquement redirigés, réduisant la charge manuelle de 70 %. Dans l'application mobile, des suggestions de paiement prédictives aident les clients à gérer leurs factures récurrentes et leurs virements. La banque a également publié un document sur l'éthique des données, qu'elle présente comme unique au Canada. L'enjeu dépasse la simple modernisation informatique : il s'agit de déployer l'IA à l'échelle d'un grand groupe financier sans créer de risques opérationnels ou réglementaires supplémentaires. Pour les équipes techniques, l'automatisation de la génération de code s'accompagne de contrôles de sécurité et d'auditabilité imposés par l'environnement réglementaire bancaire. Pour les employés, chaque usage de l'IA est soumis à une revue interne fondée sur des critères d'équité, de transparence et de responsabilité avant tout déploiement. Une formation obligatoire et des attestations annuelles complètent le dispositif. Tim Clark, directeur des systèmes d'information du groupe, souligne que l'objectif est de permettre aux collaborateurs d'utiliser la technologie avec confiance, tandis que Phil Thomas, directeur de la stratégie, y voit un levier pour recentrer les équipes sur des tâches à plus forte valeur ajoutée. Scotiabank s'inscrit dans une tendance lourde du secteur financier mondial, où les grandes banques cherchent à industrialiser l'IA tout en répondant aux exigences croissantes des régulateurs. La particularité de l'approche canadienne réside dans la formalisation publique de la gouvernance, une posture que peu d'établissements ont adoptée avant d'y être contraints. La banque reconnaît elle-même que l'architecture précise, les coûts, la stratégie de modèles et les benchmarks externes n'ont pas été divulgués, ce qui rend le retour sur investissement global difficile à évaluer. Scotiabank envisage néanmoins d'étendre le dispositif à des agents autonomes pour la recherche et l'analyse, avec des capacités décrites comme "plus autonomes, contextuelles et orientées vers l'action". Si les gains actuels se confirment, la banque devrait accélérer ce déploiement dans l'ensemble de ses métiers.

BusinessOpinion
1 source

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour

Une sélection éditoriale quotidienne, sans bruit. Directement dans votre boîte mail.

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour

Gratuit · 1 email le matin, rédigé par un humain · désinscription en un clic