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BusinessLe Big Data2h· 2 min de lecture

Le rival de Nvidia Etched atteint 5 milliards de dollars de valorisation grâce à sa puce IA

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La startup américaine Etched a finalisé une levée de fonds de 500 millions de dollars qui porte sa valorisation à 5 milliards de dollars, une opération conclue en décembre 2025 mais dévoilée seulement ce 1er juillet 2026. Ce tour de table, mené par le fonds Stripes, réunit des investisseurs institutionnels spécialisés en finance quantitative comme Jane Street, Hudson River Trading, Two Sigma, ainsi que VentureTech Alliance et Ribbit Capital. Des investisseurs providentiels de premier plan y participent également, parmi lesquels Andrej Karpathy, Geoffrey Hinton, Fei-Fei Li, Arthur Mensch et Scott Wu, aux côtés des milliardaires Peter Thiel et Stanley Druckenmiller. Avec ce nouveau financement, Etched porte le total de ses levées à 800 millions de dollars. Fondée en 2022 par Gavin Uberti et Robert Wachen, deux anciens étudiants de Harvard devenus boursiers Thiel, l'entreprise affirme par ailleurs disposer déjà d'un carnet de commandes d'un milliard de dollars pour ses premiers systèmes, alors même que ceux-ci sont encore en phase de test chez ses premiers clients.

Ce succès s'explique par le pari technologique que fait Etched: plutôt que de concevoir des puces polyvalentes comme les GPU de Nvidia, la startup développe des accélérateurs spécialisés exclusivement dans l'inférence, c'est-à-dire l'étape où un modèle d'IA traite les requêtes des utilisateurs pour produire une réponse. Ce segment est devenu un enjeu économique majeur pour l'industrie, car à mesure que les entreprises déploient leurs modèles à grande échelle, l'inférence concentre l'essentiel des coûts d'exploitation et constitue souvent le principal goulot d'étranglement en matière de performance. Toute solution capable de réduire ces coûts et cette consommation énergétique, tout en accélérant les temps de réponse, attire donc naturellement l'attention des investisseurs comme des grands fournisseurs de cloud, qui cherchent à rentabiliser leurs infrastructures IA.

Le pari d'Etched a franchi une étape concrète début 2026, avec la fabrication réussie de sa première puce par le fondeur taïwanais TSMC. L'entreprise commercialise désormais des systèmes complets, qu'elle présente comme des « clusters d'inférence de pointe », combinant puces, racks et une couche logicielle dédiée à l'optimisation des performances. Cette progression rapide illustre l'appétit croissant du marché pour des alternatives à l'hégémonie de Nvidia sur les puces IA, dans un contexte où la maîtrise des coûts d'inférence devient un facteur déterminant pour la rentabilité de l'intelligence artificielle générative à grande échelle.

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DeepSeek, le laboratoire d'intelligence artificielle chinois fondé par Liang Wenfeng, serait en négociation pour boucler sa première levée de fonds externe, d'un montant compris entre 3 et 4 milliards de dollars, à une valorisation pouvant atteindre 50 milliards de dollars. L'information, révélée en premier par le Financial Times puis confirmée par le Wall Street Journal, place DeepSeek parmi les startups d'IA les plus valorisées au monde. Le fonds national chinois dédié à l'intelligence artificielle, doté de 60 milliards de yuans, serait en discussions pour mener l'opération, avec Tencent également présent dans les négociations. Jusqu'à présent, DeepSeek fonctionnait de façon quasi autonome, financée principalement par High-Flyer, le hedge fund de son fondateur, qui conserve environ 89,5 % du capital via ses participations personnelles et affiliées. Cette levée de fonds marque un tournant stratégique pour DeepSeek. Les capitaux recherchés visent à renforcer les infrastructures de calcul de la société et à améliorer les conditions offertes à ses ingénieurs, dans un contexte de compétition féroce pour attirer les talents. Le développement des agents IA, qui exécutent des tâches complexes avec une intervention humaine réduite, exige désormais une puissance de calcul nettement supérieure à celle des chatbots classiques, ce qui se traduit par des coûts en GPU, datacenters et recrutement considérablement plus élevés. Pour rester dans la course face à ByteDance, Alibaba, MiniMax ou Moonshot AI, DeepSeek ne peut plus se permettre de fonctionner en dehors des circuits d'investissement institutionnels. Le succès viral des modèles V3 et R1 de DeepSeek début 2025 avait provoqué un choc sur les marchés technologiques mondiaux, en démontrant qu'il était possible d'atteindre des performances comparables à celles d'OpenAI ou d'Anthropic à une fraction du coût, grâce à une approche open source radicale. Pékin avait alors perçu dans la startup un potentiel champion national capable de rivaliser avec les géants américains dans la course à l'IA générale. L'intérêt du fonds souverain pour cette opération confirme que l'État chinois entend désormais consolider son soutien aux laboratoires les plus prometteurs, réduisant ainsi sa dépendance technologique vis-à-vis des États-Unis dans un domaine jugé stratégique. DeepSeek doit cependant confirmer cette trajectoire sur le plan technique : son nouveau modèle V4, présenté comme redéfinissant l'état de l'art open source pour les agents IA, fait l'objet d'évaluations indépendantes mitigées, certains analystes estimant qu'il reste en retrait face aux meilleurs modèles concurrents.

UELa montée en puissance de DeepSeek, soutenue par des fonds souverains chinois, intensifie la compétition mondiale en IA et fragilise la position des acteurs européens face à deux blocs (US/Chine) disposant désormais de ressources d'investissement massives.

💬 Ce qui m'intéresse, c'est pas la valorisation à 50 milliards. C'est que DeepSeek, le labo qui nous avait sorti V3 et R1 en mode "regardez ce qu'on fait avec trois fois rien", doit maintenant aller chercher de l'argent à l'État pour rester dans la course. Le modèle "on fait mieux moins cher" a ses limites dès qu'on passe aux agents IA, et V4 fait pas l'unanimité non plus, donc on est un peu à 50 milliards sur une promesse pas encore tenue.

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Une startup spécialisée dans l'intelligence artificielle juridique a atteint une valorisation de 11 milliards de dollars, signe de l'accélération fulgurante de ce segment de marché. Cette annonce est intervenue dans un contexte marqué par le lancement par Anthropic d'un plugin juridique intégré à son système d'agents Cowork, consolidant ainsi la présence des grands acteurs de l'IA générative dans le domaine du droit. Ce double mouvement — montée en puissance d'une startup et incursion d'Anthropic — a provoqué une chute notable des cours boursiers des fournisseurs traditionnels de données juridiques. Ces acteurs historiques, dont les modèles économiques reposent sur la vente d'accès à des bases documentaires juridiques, se retrouvent directement menacés par des solutions d'IA capables de traiter, analyser et synthétiser ces mêmes données de façon autonome. Le secteur juridique figure parmi les plus exposés à la disruption par l'IA, en raison de son fort volume documentaire et de ses coûts de main-d'œuvre élevés. L'entrée d'Anthropic avec un outil dédié aux professionnels du droit signale que la bataille ne se joue plus uniquement entre startups spécialisées, mais implique désormais les grandes plateformes d'IA généralistes. Les cabinets d'avocats et les éditeurs juridiques comme LexisNexis ou Thomson Reuters devront accélérer leur transformation pour ne pas se laisser dépasser.

UELes cabinets d'avocats et éditeurs juridiques européens font face à une disruption accélérée de leur modèle économique, les contraignant à transformer leurs offres documentaires face à l'essor des plateformes d'IA généraliste dans le domaine du droit.

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Higgsfield AI, une startup californienne spécialisée dans la génération de vidéos par intelligence artificielle, est en négociation pour lever entre 300 et 500 millions de dollars auprès d'investisseurs, selon deux sources proches du dossier. Cette levée valoriserait l'entreprise à 5 milliards de dollars avant investissement, soit plus du quadruple de sa valorisation obtenue lors d'un tour de financement en janvier 2026. La startup, basée à San Francisco, a par ailleurs atteint ce mois-ci un rythme de revenus annualisés de 500 millions de dollars, plus du double des 200 millions enregistrés en janvier. Cette trajectoire illustre l'appétit persistant des investisseurs pour les startups capables d'entraîner et de personnaliser des modèles génératifs d'images et de vidéos à partir de simples instructions textuelles. Une valorisation à 5 milliards en quelques mois seulement témoigne d'une demande commerciale réelle et rapide dans ce segment, qui attire aussi bien les créateurs de contenu que les équipes marketing des grandes entreprises cherchant à industrialiser la production visuelle. Higgsfield AI s'inscrit dans un secteur en pleine ébullition, aux côtés de concurrents comme Runway, Pika Labs ou encore Kling d'origine chinoise, tous en course pour s'imposer dans la génération vidéo automatisée. La multiplication des levées massives dans ce domaine reflète une conviction croissante que la création de contenu vidéo sera massivement automatisée dans les prochaines années, transformant en profondeur les industries de la publicité, du divertissement et des médias numériques.

UELa montée en puissance des outils de génération vidéo par IA, illustrée par cette levée massive, va accélérer la transformation des industries publicitaires et médias européens dans les prochaines années.

💬 500M$ de revenus annualisés en 6 mois, c'est pas de la frime, c'est de la traction. Ce qui est intéressant ici, c'est que Higgsfield ne joue pas sur la hype mais sur une demande B2B concrète : les équipes marketing qui veulent industrialiser leur prod vidéo sans passer par une agence. Runway, Pika, Kling... le secteur est encombré, reste à voir qui survivra quand les budgets se resserreront.

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Databricks se rapproche d’une valorisation de 165 milliards de dollars
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Databricks serait en passe de boucler une nouvelle levée de fonds qui porterait sa valorisation entre 165 et 175 milliards de dollars, selon The Information. La campagne de financement pourrait être lancée dès juillet 2026, quelques mois seulement après que la société a finalisé, en février dernier, un tour de table de 5 milliards de dollars en capitaux propres complété par 2 milliards de dette, l'une des plus importantes opérations de financement privé dans la tech ces dernières années. Cette nouvelle valorisation représenterait une hausse significative par rapport aux 134 milliards de dollars atteints fin 2025. Databricks affiche un chiffre d'affaires annuel supérieur à 5,4 milliards de dollars, en croissance de plus de 65 % sur un an, dont 1,4 milliard généré spécifiquement par ses activités liées à l'IA. Cette levée illustre l'appétit durable des investisseurs privés pour les infrastructures de données et d'IA capables de transformer des projets expérimentaux en revenus mesurables. Pour Databricks, l'IA n'est plus un pari sur l'avenir : elle représente déjà un moteur économique concret, qui pèse pour plus d'un quart du chiffre d'affaires total. Les entreprises cherchant à industrialiser leurs projets d'IA tout en conservant la maîtrise de leurs données constituent un marché en forte expansion, et Databricks se positionne comme l'infrastructure de référence pour y répondre. Une nouvelle injection de capital permettrait de financer l'innovation produit, des acquisitions stratégiques, et des programmes de liquidité pour les salariés, sans avoir à affronter un marché boursier jugé défavorable. Fondée en 2013 par des chercheurs de l'Université de Californie à Berkeley à l'origine du projet Apache Spark, Databricks s'est imposée comme l'un des acteurs centraux de la donnée d'entreprise, face à son rival Snowflake. Ces derniers mois, la société a multiplié les partenariats avec OpenAI et Anthropic pour permettre à ses clients de concevoir et déployer des applications d'IA directement dans leurs environnements de données. Son PDG Ali Ghodsi a réaffirmé l'ambition d'une introduction en bourse à terme, mais a qualifié 2026 d'« année catastrophique » pour les IPO, faisant de cette levée privée une étape logique avant une éventuelle cotation. Si l'opération est confirmée, Databricks rejoindrait le cercle très restreint des entreprises technologiques non cotées valorisées au-delà de 150 milliards de dollars, aux côtés de SpaceX et de quelques autres, signal fort que le capital privé continue de suppléer les marchés publics pour financer la prochaine vague d'infrastructures IA.

UECette levée consolide la position dominante d'une plateforme de données américaine sur laquelle s'appuient de nombreuses entreprises européennes pour industrialiser leurs projets IA, en l'absence d'acteur équivalent de taille comparable en Europe.

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