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Ce que les discussions entre LG et NVIDIA révèlent sur l'avenir de l'IA physique
RobotiqueAI News · 2 min de lecture

Ce que les discussions entre LG et NVIDIA révèlent sur l'avenir de l'IA physique

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LG et NVIDIA sont actuellement en discussions exploratoires portant sur l'IA physique, les centres de données et la mobilité. Une rencontre à Séoul entre Ryu Jae-cheol, PDG de LG, et Madison Huang, directeur senior marketing produit pour Omniverse et la robotique chez NVIDIA, a permis de poser les bases d'une coopération potentielle. Aucun montant ni calendrier n'a encore été formalisé, mais les deux entreprises ont des priorités matérielles qui se recoupent sur deux fronts distincts : l'infrastructure thermique des centres de données et la robotique domestique. Sur le premier point, LG a présenté au CES 2026 des solutions de climatisation et de gestion thermique haute efficacité spécifiquement conçues pour les fermes de serveurs IA. Sur le second, le groupe coréen a dévoilé CLOiD, un robot domestique doté de deux bras à sept degrés de liberté et de cinq doigts à actuation individuelle, fonctionnant sur sa plateforme maison baptisée "Affectionate Intelligence". En parallèle, NVIDIA vient de conclure un essai de deux semaines sur un site Siemens en janvier 2026, annoncé en avril à la foire de Hanovre, où un robot humanoïde HMND 01 Alpha a exécuté des opérations logistiques réelles sur une plage de huit heures.

Ces discussions révèlent une dépendance structurelle croissante entre les fabricants d'équipements physiques et les fournisseurs de puissance de calcul. Les racks de serveurs NVIDIA génèrent des densités de chaleur que les systèmes de refroidissement conventionnels ne peuvent plus absorber sans dégrader les performances : lorsque les nœuds de calcul surchauffent, ils réduisent automatiquement leur cadence, détruisant le retour sur investissement des puces haut de gamme. Intégrer les solutions thermiques de LG directement dans l'écosystème NVIDIA permettrait aux opérateurs d'entasser plus de puissance de calcul dans moins d'espace physique. Du côté robotique, LG manque aujourd'hui des environnements de simulation, des modèles de manipulation pré-entraînés et de l'infrastructure de jumeaux numériques nécessaires pour déployer CLOiD en toute sécurité dans des logements réels. La pile Omniverse et Isaac de NVIDIA offre précisément cette architecture, optimisée pour l'inférence physique en temps réel, ce qui permettrait de comprimer drastiquement le délai entre prototype et production commerciale.

L'enjeu central de ces négociations illustre une fracture fondamentale de l'IA physique : les environnements industriels, comme l'usine Siemens d'Erlangen, sont structurés et prévisibles, ce qui facilite le déploiement de robots. Les intérieurs domestiques, eux, présentent une variabilité extrême en termes d'éclairage, de disposition et de comportement humain imprévisible, rendant le passage à l'échelle bien plus complexe. LG mise sur NVIDIA pour combler cette lacune via la puissance de simulation et l'inférence en périphérie de réseau. Pour NVIDIA, dont les revenus du segment centres de données battent régulièrement des records, nouer des partenariats avec des constructeurs d'appareils grand public comme LG représente une voie pour ancrer sa plateforme Omniverse comme standard de l'industrie robotique, avant que la concurrence chinoise ou les acteurs spécialisés ne s'imposent.

Impact France/UE

Le déploiement d'un robot humanoïde sur le site Siemens d'Erlangen (Allemagne) signale une accélération de l'IA physique dans l'industrie manufacturière européenne, avec des implications pour les équipementiers et intégrateurs du secteur.

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UELes constructeurs automobiles européens (Renault, Stellantis, BMW) et les laboratoires de recherche en robotique pourront utiliser ces outils open-source pour accélérer le développement de véhicules autonomes de niveau 4 et réduire leur dépendance à la collecte de données réelles.

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UECambridge Consultants, l'un des premiers partenaires du projet, est une filiale du groupe français Capgemini, ce qui relie indirectement cette avancée technologique à un acteur industriel français.

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La société britannique Humanoid s'apprête à déployer ses robots humanoïdes dans les usines de l'équipementier industriel allemand Schaeffler, avec un objectif de 1 000 à 2 000 machines installées sur les sites de production mondiaux du groupe d'ici 2032. Les premières livraisons sont prévues entre décembre 2026 et juin 2027 sur deux sites allemands : Herzogenaurach, où les robots s'occuperont de la manutention de cartons, et Schweinfurt, qui servira de terrain de test à plus grande échelle. En parallèle, Schaeffler deviendra fournisseur privilégié d'Humanoid pour ses actionneurs articulaires jusqu'en 2031, un contrat portant sur plus d'un million de pièces et couvrant plus de la moitié des besoins d'Humanoid pour ses plateformes humanoïdes à roues. Le montant total de l'accord n'a pas été divulgué. De son côté, la startup sud-coréenne RLWRLD collecte activement des données de mouvement auprès de travailleurs dans des hôtels, des entrepôts logistiques et des commerces de détail, notamment au Lotte Hotel Seoul, chez le groupe logistique CJ et dans des magasins de la chaîne japonaise Lawson, afin d'entraîner ses systèmes robotiques sur des gestes réels. Ces déploiements marquent une accélération concrète de l'IA physique dans les environnements industriels et de service, après des années de promesses restées au stade expérimental. La dextérité manuelle, identifiée comme priorité par les ingénieurs de RLWRLD, est au cœur des enjeux : les robots doivent reproduire des gestes précis comme plier des serviettes ou insérer un objet dans une boîte avant de la poser sur un tapis roulant. Pour Schaeffler, l'automatisation de tâches répétitives dans ses lignes de production représente un levier de compétitivité dans un contexte de pression sur les coûts industriels. Pour les startups comme Humanoid et RLWRLD, ces contrats valident leur modèle et leur permettent de financer le développement technologique à travers des déploiements réels. Le secteur se structure rapidement autour d'une échéance commune : 2028, année à laquelle plusieurs acteurs, dont RLWRLD, anticipent un déploiement à grande échelle des robots industriels. Hyundai Motor prévoit d'introduire des humanoïdes Boston Dynamics dans ses usines mondiales dès cette date, en commençant par son site de Géorgie. Samsung Electronics ambitionne quant à lui de transformer l'ensemble de ses sites de fabrication en "usines pilotées par l'IA" d'ici 2030, avec humanoïdes et robots spécialisés en production. Ces annonces suscitent l'inquiétude des syndicats sud-coréens, qui alertent sur les risques pour l'emploi et sur l'érosion des compétences techniques qualifiées. La Confédération coréenne des syndicats appelle gouvernement et employeurs à associer les travailleurs aux décisions, avant que le mouvement ne devienne irréversible.

UELes premiers déploiements de robots humanoïdes sont prévus dès fin 2026 sur des sites allemands de Schaeffler (Herzogenaurach et Schweinfurt), soulevant des questions directes sur l'emploi industriel et la transformation des métiers qualifiés en Europe.

💬 Après des années de prototypes qui trébuchent, on passe enfin à des bons de commande et des dates de livraison. Le détail qui compte chez Schaeffler, c'est qu'ils sont simultanément client d'Humanoid et fournisseur de leurs actionneurs, un deal croisé qui ancre vraiment la relation dans le long terme. 2028 comme horizon commun pour tout le secteur, on verra si les chaînes d'approvisionnement suivent le rythme.

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