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KPMG et Microsoft généralisent l’usage des agents IA dans les entreprises
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KPMG et Microsoft généralisent l’usage des agents IA dans les entreprises

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KPMG et Microsoft ont annoncé un renforcement significatif de leur partenariat mondial, avec deux axes majeurs : le déploiement de Microsoft 365 Copilot auprès des 276 000 collaborateurs de KPMG répartis dans 138 pays, et l'adoption de Microsoft Agent 365 pour superviser et gouverner les agents IA au sein du cabinet et chez ses clients. Cette extension, qui s'appuie sur plus de dix ans de collaboration entre les deux groupes, marque le passage d'une phase d'expérimentation à une industrialisation réelle de l'IA dans les grandes organisations de conseil. KPMG s'appuiera sur KPMG Workbench, une plateforme construite sur Microsoft Azure AI Foundry, pour coordonner plusieurs agents IA à travers ses services d'audit, de fiscalité et de conseil. Dans l'audit, ces capacités seront intégrées progressivement à KPMG Clara, la plateforme mondiale du groupe, pour renforcer l'analyse en temps réel et améliorer la détection précoce des risques.

L'enjeu central de cet accord n'est pas l'adoption de l'IA en elle-même, mais sa gouvernance à l'échelle. Plus les entreprises multiplient les agents semi-autonomes, ces systèmes capables d'exécuter des tâches complexes, d'interagir avec plusieurs applications et de participer à des processus métiers, plus elles doivent pouvoir répondre à des questions précises : quels agents sont actifs, quelles données traitent-ils, quelles décisions prennent-ils, et qui en est responsable. C'est précisément ce verrou organisationnel que Microsoft Agent 365 cherche à lever, en proposant une couche centralisée de déploiement, de supervision et de contrôle. Pour KPMG, cela se traduit aussi par un renforcement de son framework Trusted AI, conçu pour garantir une utilisation responsable de l'IA aussi bien en interne que chez ses clients grands comptes.

Cette annonce s'inscrit dans une tendance de fond qui traverse l'ensemble du secteur des services professionnels : après deux années de pilotes et d'expérimentations, les grands cabinets de conseil et d'audit cherchent à standardiser leurs usages IA pour en tirer un avantage concurrentiel mesurable. Microsoft, de son côté, positionne Agent 365 comme une réponse directe aux inquiétudes des DSI et des directions juridiques face à la multiplication incontrôlée des agents autonomes dans leurs systèmes d'information. L'accord KPMG-Microsoft pourrait servir de modèle de référence pour d'autres organisations de taille comparable souhaitant franchir le cap de l'industrialisation sans sacrifier conformité et sécurité des données sensibles.

Impact France/UE

KPMG France, en tant que membre du réseau mondial, est directement incluse dans ce déploiement massif, ce qui impacte les pratiques d'audit et de conseil auprès des grandes entreprises françaises clientes du cabinet.

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OpenAI et Microsoft présentent de nouvelles offres IA aux entreprises
1The Information AI 

OpenAI et Microsoft présentent de nouvelles offres IA aux entreprises

Le même mardi, OpenAI et Microsoft ont chacun organisé un événement dédié aux entreprises, dans deux villes différentes. OpenAI a tenu une présentation à New York pour promouvoir de nouveaux outils d'intelligence artificielle à destination des professionnels, dont plusieurs conçus pour des secteurs précis comme le trading d'actions et la banque d'investissement. En parallèle, Microsoft tenait son propre événement à San Francisco, où l'entreprise a dévoilé du nouveau matériel informatique spécifiquement pensé pour l'IA, notamment un ordinateur de bureau et des modèles d'IA destinés aux entreprises clientes. Ces annonces simultanées illustrent la pression croissante que subissent les responsables des achats technologiques dans les grandes entreprises. La multiplication des offres d'IA entreprise rend les décisions d'achat de plus en plus complexes : chaque acteur majeur du secteur déploie désormais des équipes de consultants, souvent rebaptisés "forward-deployed engineers", pour convaincre les directions informatiques d'adopter leurs solutions. Pour OpenAI, dont le modèle économique repose largement sur les contrats d'entreprise, s'imposer sur ce segment est devenu une priorité stratégique et financière majeure. Le marché de l'IA en entreprise est aujourd'hui perçu comme un terrain sur lequel Anthropic, concurrent direct d'OpenAI, jouit d'une longueur d'avance et d'une image particulièrement solide auprès des directions techniques et des grands comptes. Microsoft, actionnaire historique d'OpenAI et partenaire de longue date des entreprises via Azure et la suite Office, occupe quant à lui une position établie dans cet écosystème. L'offensive conjointe des deux alliés témoigne néanmoins de l'intensification de la bataille pour capter les budgets informatiques des grandes organisations, à mesure que l'IA générative passe du stade expérimental à celui de l'outil opérationnel intégré dans les processus métier.

UELes entreprises européennes devront arbitrer entre les offres concurrentes d'OpenAI et Microsoft pour leurs budgets IA, avec une complexité croissante des décisions d'achat technologique à mesure que l'IA générative s'intègre dans les processus métier.

💬 Deux événements le même jour, deux villes différentes : OpenAI et Microsoft ne laissent plus rien au hasard sur le segment entreprise. Le signal, c'est qu'ils sentent tous les deux la pression d'Anthropic, qui s'est imposé chez les équipes techniques sans avoir eu besoin de tout ce cirque commercial. Reste à voir si les "forward-deployed engineers" suffisent à renverser ça.

BusinessOpinion
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KPMG dévoile sa stratégie d'agents IA pour améliorer les marges des entreprises
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KPMG dévoile sa stratégie d'agents IA pour améliorer les marges des entreprises

Malgré des budgets IA en forte hausse, seules 11 % des grandes entreprises mondiales ont atteint un stade de déploiement d'agents IA produisant des résultats à l'échelle de l'organisation, selon le premier baromètre trimestriel Global AI Pulse de KPMG, publié début 2026. L'enquête révèle que les entreprises prévoient en moyenne de dépenser 186 millions de dollars sur les douze prochains mois en intelligence artificielle — 245 millions pour la région Asie-Pacifique, 207 millions pour les États-Unis, 157 millions pour la zone EMEA. Pourtant, 64 % des répondants déclarent obtenir des résultats « significatifs », un qualificatif que KPMG juge trompeur : entre des gains de productivité marginaux et une transformation opérationnelle capable de peser sur les marges, l'écart reste, pour la majorité, considérable. Le vrai enseignement du rapport est la fracture entre les « leaders IA » — les organisations qui déploient des agents autonomes capables de coordonner des tâches entre fonctions, de prendre des décisions sans validation humaine à chaque étape, et d'identifier des anomalies en quasi-temps réel — et tout le reste. Parmi ces leaders, 82 % disent obtenir de la valeur concrète de l'IA, contre 62 % pour les autres entreprises. Cet écart de 20 points cache une différence de philosophie radicale : les retardataires ont superposé des outils IA (copilotes, résumés automatiques) à leurs processus existants sans les repenser, générant des améliorations ponctuelles. Les leaders ont fait l'inverse — ils ont d'abord redessiné leurs processus, puis déployé les agents pour les opérer. En ingénierie informatique, 75 % des leaders utilisent des agents pour accélérer le développement logiciel, contre 64 % pour leurs pairs ; en opérations et supply chain, l'écart est de 64 % contre 55 %. Ce ne sont pas des différences d'adoption d'outils, mais de réarchitecture profonde. Ce rapport s'inscrit dans un mouvement de fond : depuis 2023, les grandes entreprises ont massivement investi dans des modèles de langage, mais la pression monte pour justifier ces dépenses auprès des conseils d'administration. Steve Chase, directeur mondial de l'IA chez KPMG International, résume : « Dépenser plus pour l'IA n'est pas synonyme de créer de la valeur. » La vraie question posée par ces 186 millions de budget moyen n'est pas leur montant, mais leur affectation : quelle part va à l'infrastructure opérationnelle nécessaire pour extraire de la valeur des modèles eux-mêmes, plutôt qu'aux seules licences et à la puissance de calcul ? Sur un horizon de trois à cinq ans, la réponse à cette question pourrait devenir la principale variable de compétitivité dans plusieurs secteurs industriels.

UELa zone EMEA affiche un budget IA moyen de 157 millions de dollars, inférieur aux États-Unis (207 M$) et à l'Asie-Pacifique (245 M$), signalant un risque de décrochage compétitif pour les entreprises européennes si elles ne passent pas à une logique de réarchitecture des processus.

BusinessActu
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IBM et Google Cloud veulent accélérer l’adoption de l’IA dans les entreprises
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IBM et Google Cloud veulent accélérer l’adoption de l’IA dans les entreprises

IBM et Google Cloud ont annoncé le 4 juin 2026 une expansion significative de leur partenariat stratégique, avec le lancement d'une Google Cloud Practice dédiée au sein d'IBM Consulting. Cette nouvelle entité regroupe des milliers de consultants IBM certifiés Google Cloud ainsi que des équipes d'ingénierie spécialisées, avec pour mission d'accompagner les grandes organisations dans le déploiement d'agents IA à l'échelle industrielle. Concrètement, les deux groupes combinent la plateforme Gemini Enterprise Agent de Google Cloud avec l'expertise sectorielle d'IBM Consulting pour couvrir huit domaines prioritaires : banque, assurance, administrations publiques, télécommunications, énergie, commerce de détail, cybersécurité et sciences de la vie. Les consultants IBM pourront désormais concevoir, déployer et gérer directement des agents IA sur l'infrastructure Google Cloud, en s'appuyant sur des composants préconfigurés et des méthodologies éprouvées. L'enjeu est de résoudre l'un des blocages les plus coûteux de l'industrie : la difficulté à transformer les projets pilotes en déploiements opérationnels rentables. De nombreuses entreprises ont expérimenté l'IA sans parvenir à en extraire une valeur concrète à grande échelle, faute d'intégration avec les systèmes critiques existants et de garanties suffisantes en matière de gouvernance et de conformité réglementaire. En proposant un cadre commun avec des agents sectoriels préconstruits, IBM et Google entendent réduire drastiquement le délai entre la conception et la mise en production, tout en permettant aux organisations d'automatiser des processus métiers complexes sans multiplier les développements sur mesure. Pour les secteurs fortement réglementés comme la finance ou la santé, la promesse est d'intégrer l'IA aux flux de travail existants tout en respectant les contraintes légales et sécuritaires. Cette initiative s'inscrit dans une tendance de fond qui voit les grands acteurs du cloud et du conseil former des alliances de plus en plus intégrées pour capter le marché de l'IA d'entreprise, estimé à plusieurs milliards de dollars. IBM, qui a repositionné une large partie de sa stratégie autour du conseil en transformation numérique depuis la cession de son activité infrastructure à Kyndryl en 2021, cherche à capitaliser sur sa présence dans les grandes entreprises pour distribuer les technologies de ses partenaires cloud. Google Cloud, de son côté, intensifie la mise en marché de Gemini via des alliances avec des intégrateurs disposant d'une relation de confiance établie avec les directions générales et les DSI. La prochaine étape attendue sera la mise sur le marché effective de ces agents sectoriels et les premiers retours de déploiements en production, qui conditionneront la crédibilité commerciale de cette alliance face à des concurrents comme Microsoft et Accenture ou AWS et Deloitte.

UELes secteurs prioritaires visés, banque, assurance et administrations publiques, sont au cœur de l'économie française et européenne, et ce cadre commun d'agents IA devra se conformer à l'AI Act et au RGPD, ce qui en fait un cas d'usage directement pertinent pour les DSI européens.

💬 Le vrai problème des pilotes IA qui restent des pilotes, IBM et Google s'y attaquent enfin avec du concret. Des milliers de consultants certifiés, des agents préconstruits par secteur, un cadre commun qui évite de tout recoder à chaque client, c'est le genre d'approche qui peut débloquer des grands comptes paralysés depuis deux ans sur les mêmes questions de conformité. Reste à voir ce que ça donne en prod, parce que Microsoft et Accenture ne regardent pas ça les bras croisés.

BusinessOpinion
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Mistral rejoint Harvey pour les usages IA en entreprise
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Mistral rejoint Harvey pour les usages IA en entreprise

Harvey, la plateforme d'intelligence artificielle dédiée au secteur juridique, a officialisé le 26 mai 2026 un partenariat avec Mistral AI pour intégrer les modèles de la startup française à son environnement multi-modèles. Ce lancement cible en priorité les clients européens de Harvey, dont la plateforme permet déjà aux cabinets d'avocats et directions juridiques d'automatiser des tâches complexes : analyse contractuelle, recherche documentaire, synthèse de dossiers, assistance à la rédaction. L'ajout de Mistral enrichit ce dispositif en proposant une couche supplémentaire de personnalisation, notamment grâce aux capacités multilingues de la startup française, sa gestion des contextes longs et son efficacité d'exécution sur de grands volumes de documents multi-juridictions. Harvey précise que ce déploiement accompagne l'ouverture récente de son bureau parisien et le renforcement de ses investissements en France et dans l'Union européenne. Ce partenariat répond à une évolution profonde des attentes des grandes entreprises vis-à-vis de l'IA générative. Transparence des modèles, localisation des données, conformité réglementaire et gouvernance ne sont plus des options mais des critères décisifs, en particulier dans des secteurs sensibles comme le droit. Les modèles Mistral sont reconnus pour leur approche "open-weight", qui offre une visibilité accrue sur le fonctionnement et l'évaluation des systèmes, un atout de poids pour des organisations soumises à des obligations strictes en matière de sécurité et de conformité. Harvey ne cherche pas à remplacer un fournisseur d'IA par un autre : sa plateforme est conçue pour sélectionner automatiquement le modèle le plus adapté à chaque tâche, construisant ainsi une architecture résiliente et performante pour ses clients entreprises. Ce mouvement s'inscrit dans un contexte plus large de souveraineté technologique en Europe, où les acteurs locaux comme Mistral gagnent rapidement en crédibilité face aux géants américains. Les entreprises européennes ne se contentent plus de chercher les modèles les plus puissants : elles veulent savoir où transitent leurs données, quels modèles les traitent et dans quelles conditions ces systèmes sont déployés. Harvey, dont la plateforme multi-modèles inclut déjà des solutions de plusieurs grands fournisseurs, positionne Mistral comme la réponse naturelle aux exigences du marché européen. Le partenariat marque ainsi une étape dans la stratégie d'expansion européenne de l'éditeur américain, tout en consolidant la place de Mistral comme acteur incontournable de l'IA d'entreprise sur le Vieux Continent.

UELe déploiement de Mistral chez Harvey cible directement les clients européens du secteur juridique, renforçant la souveraineté technologique de l'UE en offrant aux cabinets d'avocats et directions juridiques européens un modèle français conforme RGPD et AI Act pour traiter leurs données sensibles.

💬 Mistral dans le juridique, c'était couru d'avance. Un cabinet d'avocats qui traite des dossiers clients via GPT-4 sur des serveurs américains, ça fait frémir les RSSI, donc là l'argument souveraineté pèse vraiment. Harvey a pigé que pour exister en Europe, il fallait jouer cette carte.

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