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IBM et Google Cloud veulent accélérer l’adoption de l’IA dans les entreprises
BusinessLe Big Data · 2 min de lecture

IBM et Google Cloud veulent accélérer l’adoption de l’IA dans les entreprises

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IBM et Google Cloud ont annoncé le 4 juin 2026 une expansion significative de leur partenariat stratégique, avec le lancement d'une Google Cloud Practice dédiée au sein d'IBM Consulting. Cette nouvelle entité regroupe des milliers de consultants IBM certifiés Google Cloud ainsi que des équipes d'ingénierie spécialisées, avec pour mission d'accompagner les grandes organisations dans le déploiement d'agents IA à l'échelle industrielle. Concrètement, les deux groupes combinent la plateforme Gemini Enterprise Agent de Google Cloud avec l'expertise sectorielle d'IBM Consulting pour couvrir huit domaines prioritaires : banque, assurance, administrations publiques, télécommunications, énergie, commerce de détail, cybersécurité et sciences de la vie. Les consultants IBM pourront désormais concevoir, déployer et gérer directement des agents IA sur l'infrastructure Google Cloud, en s'appuyant sur des composants préconfigurés et des méthodologies éprouvées.

L'enjeu est de résoudre l'un des blocages les plus coûteux de l'industrie : la difficulté à transformer les projets pilotes en déploiements opérationnels rentables. De nombreuses entreprises ont expérimenté l'IA sans parvenir à en extraire une valeur concrète à grande échelle, faute d'intégration avec les systèmes critiques existants et de garanties suffisantes en matière de gouvernance et de conformité réglementaire. En proposant un cadre commun avec des agents sectoriels préconstruits, IBM et Google entendent réduire drastiquement le délai entre la conception et la mise en production, tout en permettant aux organisations d'automatiser des processus métiers complexes sans multiplier les développements sur mesure. Pour les secteurs fortement réglementés comme la finance ou la santé, la promesse est d'intégrer l'IA aux flux de travail existants tout en respectant les contraintes légales et sécuritaires.

Cette initiative s'inscrit dans une tendance de fond qui voit les grands acteurs du cloud et du conseil former des alliances de plus en plus intégrées pour capter le marché de l'IA d'entreprise, estimé à plusieurs milliards de dollars. IBM, qui a repositionné une large partie de sa stratégie autour du conseil en transformation numérique depuis la cession de son activité infrastructure à Kyndryl en 2021, cherche à capitaliser sur sa présence dans les grandes entreprises pour distribuer les technologies de ses partenaires cloud. Google Cloud, de son côté, intensifie la mise en marché de Gemini via des alliances avec des intégrateurs disposant d'une relation de confiance établie avec les directions générales et les DSI. La prochaine étape attendue sera la mise sur le marché effective de ces agents sectoriels et les premiers retours de déploiements en production, qui conditionneront la crédibilité commerciale de cette alliance face à des concurrents comme Microsoft et Accenture ou AWS et Deloitte.

Impact France/UE

Les secteurs prioritaires visés, banque, assurance et administrations publiques, sont au cœur de l'économie française et européenne, et ce cadre commun d'agents IA devra se conformer à l'AI Act et au RGPD, ce qui en fait un cas d'usage directement pertinent pour les DSI européens.

💬 L'analyse de Mathieu

Le vrai problème des pilotes IA qui restent des pilotes, IBM et Google s'y attaquent enfin avec du concret. Des milliers de consultants certifiés, des agents préconstruits par secteur, un cadre commun qui évite de tout recoder à chaque client, c'est le genre d'approche qui peut débloquer des grands comptes paralysés depuis deux ans sur les mêmes questions de conformité. Reste à voir ce que ça donne en prod, parce que Microsoft et Accenture ne regardent pas ça les bras croisés.

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Lors de la conférence Google Cloud Next, le discours dominant a changé de cap par rapport à l'année précédente. En 2025, les dirigeants de Google vantaient la puissance brute de leurs modèles d'IA pour les entreprises. En 2026, le message central est devenu : comment aider concrètement les entreprises à faire fonctionner ces modèles. Des entretiens menés sur place auprès de clients et de revendeurs Google Cloud révèlent que de nombreuses organisations buttent sur des obstacles concrets dans leur adoption de l'IA, certaines peinent encore à déployer leur premier agent, tandis que d'autres se retrouvent à gérer une multitude d'agents dont la coordination devient ingérable. Ce glissement de priorité illustre un problème structurel de l'industrie : l'écart entre la promesse marketing des outils d'IA et leur déploiement opérationnel réel. Les entreprises ne manquent pas de modèles ni d'accès aux API, elles manquent d'expertise pour intégrer ces briques dans leurs processus métier, gérer les erreurs, orchestrer plusieurs agents en parallèle et maintenir des systèmes fiables en production. C'est un frein majeur à la monétisation pour les fournisseurs de cloud, qui misent sur la consommation à grande échelle. Google Cloud se retrouve dans une position partagée par ses concurrents Microsoft Azure et Amazon Web Services : après avoir massivement investi dans la course aux modèles, les hyperscalers doivent maintenant construire la couche de services, d'outillage et d'accompagnement qui transforme la puissance brute en valeur business. La conférence Next marque ainsi une maturité nouvelle du marché, où l'implémentation devient le vrai champ de bataille.

UELes entreprises européennes font face aux mêmes obstacles d'adoption de l'IA, et pourraient bénéficier des nouvelles couches de services et d'outillage que les hyperscalers développent pour faciliter le déploiement opérationnel.

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UELes entreprises européennes pourraient être ciblées par cette offensive commerciale, mais les contraintes du RGPD et les exigences de souveraineté numérique freinent l'adoption d'infrastructures Meta dans les systèmes d'information européens.

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Samsung mise sur Gemini Enterprise : Google Cloud accélère l’essor de l’IA agentique en entreprise

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Les entreprises élargissent leur adoption de l'IA tout en maintenant le contrôle
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La majorité des entreprises déploient aujourd'hui l'intelligence artificielle de manière progressive et encadrée, loin des systèmes autonomes qui font régulièrement la une. Selon une étude de McKinsey & Company, la plupart des organisations utilisent désormais l'IA dans au moins un domaine de leur activité, mais rares sont celles qui l'ont déployée à l'échelle de l'ensemble de l'entreprise. Un exemple concret illustre cette tendance : S&P Global Market Intelligence a intégré des outils d'IA dans sa plateforme Capital IQ Pro, utilisée par des analystes financiers pour examiner des dépôts réglementaires, des transcriptions d'appels de résultats et des données de marché. Le système permet d'interroger de vastes ensembles de données via une interface conversationnelle, mais les résultats restent systématiquement ancrés dans des sources financières vérifiées, avec la possibilité de remonter aux documents d'origine pour limiter les erreurs. Ce choix d'une IA d'assistance plutôt qu'autonome n'est pas anodin dans des secteurs où une erreur peut entraîner des pertes financières importantes ou engager des responsabilités légales. En finance, les outils comme Capital IQ Pro sont conçus pour éclairer le jugement des analystes, pas pour le remplacer. La décision finale reste humaine. McKinsey souligne par ailleurs un écart croissant entre le déploiement de l'IA et la génération de valeur mesurable : de nombreuses organisations peinent à traduire leurs investissements en résultats concrets. Ce fossé pousse les directions à exiger des systèmes capables d'expliquer leurs sorties, de citer leurs sources et d'opérer dans des périmètres définis, trois conditions essentielles pour établir la confiance dans des environnements réglementés. Derrière cette prudence se dessine un enjeu de gouvernance qui mobilise de plus en plus d'acteurs. S&P Global Market Intelligence note que les organisations bâtissent activement des cadres pour gérer les risques liés à l'IA, notamment la qualité des données et les biais des modèles. Les systèmes agents, capables de planifier et d'agir sans intervention humaine directe, suscitent un intérêt grandissant, mais la majorité des entreprises en est encore aux premières étapes d'expérimentation. Les progrès continus sur les grands modèles de langage laissent entrevoir des usages plus autonomes à terme, en analyse financière, support client ou gestion de chaîne logistique. Ces questions seront au coeur de l'AI & Big Data Expo North America 2026, qui se tiendra les 18 et 19 mai prochains, avec S&P Global Market Intelligence parmi les sponsors, et des sessions dédiées à la gouvernance de l'IA et à son usage dans les industries régulées.

UELes entreprises européennes opérant dans des secteurs réglementés (finance, santé) sont directement concernées par les cadres de gouvernance IA décrits, notamment dans le contexte de la mise en conformité avec l'AI Act.

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