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☕️ Uber commence à trouver l’addition de l’IA un peu salée
BusinessNext INpact6sem· 1 min de lecture

☕️ Uber commence à trouver l’addition de l’IA un peu salée

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☕️ Uber commence à trouver l’addition de l’IA un peu salée
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Uber commence à remettre en question la rentabilité de ses investissements en intelligence artificielle. Andrew Macdonald, directeur des opérations du géant américain du transport, a exprimé ses doutes publiquement lors du podcast Rapid Response : une consommation élevée de tokens ne se traduit pas nécessairement par davantage de fonctionnalités utiles pour les utilisateurs finaux. Ce constat rejoint celui de Praveen Neppalli Naga, directeur technique d'Uber, qui avait révélé en avril avoir épuisé en seulement quatre mois le budget IA annuel de l'entreprise. Concrètement, 70 % environ du code validé chez Uber provient désormais d'outils IA, pour un coût oscillant entre 500 et 2 000 dollars par mois et par développeur. Depuis 2024, les dépenses liées à l'IA ont été multipliées par six.

Le problème soulevé par Uber est celui du retour sur investissement : les coûts explosent, mais les bénéfices mesurables peinent à suivre. Macdonald admet qu'il est "très difficile d'établir un lien clair" entre les tokens consommés et une augmentation réelle de 25 % des fonctionnalités utiles livrées aux consommateurs. Pour les entreprises qui déploient l'IA à grande échelle, la technologie est loin d'être gratuite, même si elle peut paraître ainsi pour un utilisateur lambda. Ce décalage entre promesses de productivité et coûts réels commence à préoccuper sérieusement les directions financières et techniques des grandes plateformes numériques.

Ce malaise chez Uber illustre une tendance plus large dans l'industrie tech. La ruée vers l'intégration systématique de l'IA générative dans tous les workflows, parfois surnommée "tokenmaxxing", montre ses premières limites économiques. Plusieurs entreprises découvrent que les gains de productivité espérés ne compensent pas toujours la facture des API et des infrastructures LLM. La question de la soutenabilité financière des modèles agentiques, où l'IA remplace ou assiste des employés humains sur des tâches complexes, se pose avec une acuité croissante, d'autant que les fournisseurs de modèles n'ont pas encore convergé vers des tarifications stables à long terme.

Impact France/UE

Le questionnement sur le ROI de l'IA par les grandes plateformes mondiales incite les entreprises et investisseurs européens à évaluer plus rigoureusement leurs dépenses en outils d'IA générative avant de scaler leurs déploiements.

💬 L'analyse de Mathieu

Brûler son budget annuel en quatre mois, ça oblige à se poser des questions qu'on repoussait. Uber dit ce que beaucoup pensent tout bas : plus de tokens ne veut pas dire plus de valeur livrée à l'utilisateur final. Reste à voir combien de directeurs techniques vont l'admettre publiquement avant de revoir leur copie.

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L'adaptation du commerce de détail à l'ère de l'IA
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L'adaptation du commerce de détail à l'ère de l'IA

Macy's, l'un des grands distributeurs historiques américains, est en train de refondre ses opérations autour d'une philosophie qu'il nomme "AI-first". Selon Murali Murugan, directeur senior de l'ingénierie chez Macy's, il ne s'agit pas d'ajouter de l'intelligence artificielle par-dessus des systèmes existants, mais de repenser en profondeur la façon dont les décisions sont prises. Concrètement, l'IA est intégrée directement dans la personnalisation des parcours clients, les moteurs de recherche produits, la planification opérationnelle et le développement logiciel interne. Les premières expérimentations ont ciblé des cas d'usage à fort impact mesurable, notamment les recommandations dans les résultats de recherche et l'engagement client, générant rapidement des gains en taux de conversion et une réduction des frictions. "Une fois les premières victoires établies, le passage à l'échelle est devenu une décision commerciale, non plus un débat technologique", explique Murugan. Cette transformation affecte en premier lieu la couche invisible du commerce de détail: la chaîne logistique, la gestion des stocks, la vitesse à laquelle les ingénieurs livrent du code et la capacité à répondre en temps réel aux comportements des clients. Pour le consommateur, l'impact le plus visible prend la forme d'"Ask Macy's", un assistant d'achat conversationnel conçu pour fonctionner comme un styliste personnel plutôt qu'une barre de recherche classique. Un client qui prépare un bal de fin d'année, un voyage ou un événement de dernière minute peut décrire son besoin en langage naturel et recevoir des recommandations personnalisées fondées sur ses achats passés, ses préférences et le contexte de sa demande. L'objectif affiché est de réduire ce que Murugan appelle "l'écart entre le signal et l'action": capter un comportement client, l'interpréter et y répondre presque instantanément. Cette évolution s'inscrit dans un mouvement plus large qui traverse l'ensemble du commerce de détail américain, confronté à une concurrence fragmentée et à la pression des pure players numériques. Les distributeurs traditionnels, longtemps en retard sur la personnalisation à grande échelle, passent d'expérimentations isolées à des systèmes intégrés et continus. Macy's positionne l'IA non pas comme un substitut au jugement humain, mais comme une couche d'amplification discrète, que les clients ne perçoivent pas directement mais dont ils ressentent les effets. "La vraie transformation vient de l'amélioration continue, d'un apprentissage rapide des erreurs et d'une adaptation aux nouveaux standards technologiques", conclut Murugan. Le projet est développé en partenariat avec Infosys, et illustre comment les grands acteurs traditionnels du retail misent sur l'IA pour rester compétitifs face à des concurrents nativement numériques.

💬 Ce que réussit Macy's, c'est surtout ça : faire passer l'IA du statut de projet isolé à celui de système nerveux des décisions, et c'est un basculement culturel, pas technologique. La méthode est claire et reproductible : gains mesurables d'abord, passage à l'échelle ensuite. Les distributeurs qui jouent encore à l'expérimentation vont se retrouver à rattraper deux ans de retard dans un marché qui n'attendra personne.

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Les entreprises chinoises d'intelligence artificielle s'imposent progressivement comme fournisseurs majeurs de ce que les analystes appellent des "exportations de tokens" sur le marché mondial. Selon des données couvrant la période du 18 mars au 18 avril 2026, les modèles chinois représentaient quatre des dix modèles les plus consommés en tokens sur OpenRouter, une place de marché de référence pour les développeurs. Cette présence dans le top 10 mondial illustre une percée concrète dans les usages réels, au-delà des seuls benchmarks techniques. L'enjeu dépasse la simple compétition technologique. Les tokens consommés via des modèles comme DeepSeek ou Qwen représentent une forme d'influence économique et stratégique nouvelle : chaque requête traitée par un modèle chinois génère des données d'usage, fidélise des développeurs et ancre une infrastructure logicielle dans les flux numériques mondiaux. Pour l'industrie tech mondiale, cela signifie que la domination américaine sur l'outillage IA des développeurs n'est plus acquise, et que les éditeurs comme OpenAI ou Anthropic font désormais face à une concurrence directe sur les marchés émergents et auprès des développeurs indépendants. Ce phénomène s'inscrit dans un contexte de montée en puissance accélérée des modèles chinois depuis la publication de DeepSeek-R1 début 2025, qui avait démontré qu'un modèle très compétitif pouvait être entraîné à coût réduit. La demande domestique en Chine croît également fortement, ce qui renforce la capacité des acteurs locaux à investir en R&D et à baisser leurs prix à l'export, une dynamique que Washington surveille de près dans un contexte de restrictions sur les semi-conducteurs.

UELes développeurs européens indépendants sont directement exposés à cette concurrence tarifaire, les modèles chinois comme DeepSeek ou Qwen s'imposant comme alternatives compétitives aux outils américains sur des plateformes comme OpenRouter.

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Le mardi 24 mars 2026, l'équipe officielle de Sora a publié un message d'adieu sur X, confirmant la fermeture définitive du générateur de vidéos par IA d'OpenAI. Six mois seulement après son lancement grand public en septembre 2025, l'application est débranchée. Pourtant, les débuts avaient été spectaculaires : Sora avait franchi le million de téléchargements plus vite que ChatGPT en son temps. Mais l'euphorie a été de courte durée. Dès janvier 2026, les téléchargements chutaient de 45 % en un mois, le taux de rétention à 30 jours s'effondrait sous les 8 %, et sur le dernier mois, l'outil ne réunissait plus que 600 000 utilisateurs actifs, relégué à la 172e place de l'App Store. Pendant ce temps, faire tourner l'infrastructure coûtait à OpenAI 15 millions de dollars par jour — une hémorragie financière impossible à tenir. L'accord avec Disney, qui avait investi un milliard de dollars en décembre pour permettre l'intégration de plus de 200 personnages franchisés (Marvel, Star Wars, Pixar) dans les vidéos générées, est lui aussi annulé, l'investissement ne s'étant finalement jamais concrétisé. La fermeture de Sora est avant tout un signal stratégique fort : OpenAI prépare son introduction en bourse pour le quatrième trimestre 2026 et doit convaincre Wall Street de sa rentabilité. Fidji Simo, nouvelle responsable de la division AGI Deployment, a été explicite en interne : l'entreprise ne peut plus se disperser dans des « quêtes secondaires ». Sam Altman a réorganisé ses priorités autour de la levée de capitaux et de la construction de centres de données. Toute la puissance de calcul libérée par l'arrêt de Sora est redirigée vers les clients B2B, jugés bien plus lucratifs. La semaine précédant l'annonce, OpenAI confirmait aussi la fusion de ChatGPT desktop, de son outil de code Codex et de son navigateur web en une seule « super-app » — une consolidation qui illustre cette nouvelle discipline budgétaire. L'entraînement d'un nouveau modèle, nom de code « Spud », vient par ailleurs de s'achever, confirmant que les priorités technologiques ont changé de camp. Sora était apparu en février 2024 comme une promesse de révolution pour Hollywood, capable de générer des vidéos photoréalistes à partir d'un simple texte. Son lancement public avait suscité un engouement mondial, mais le fossé entre la démonstration technique et l'usage quotidien s'est révélé impossible à combler face à la brutalité des chiffres économiques.

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UESAP, éditeur européen majeur, formule un cadre de gouvernance pour l'IA agentique directement applicable aux DSI françaises et européennes soumises aux exigences de localisation des données et à l'AI Act.

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