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Anthropic mise 400 millions sur une équipe de 10 chercheurs pour accélérer la découverte de médicaments avec l’IA
BusinessSiècle Digital12sem· 1 min de lecture

Anthropic mise 400 millions sur une équipe de 10 chercheurs pour accélérer la découverte de médicaments avec l’IA

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Anthropic a acquis Coefficient Bio, une startup spécialisée dans la découverte de médicaments par intelligence artificielle, pour 400 millions de dollars entièrement réglés en actions Anthropic. La société, fondée par deux anciens chercheurs de Prescient Design, l'unité de calcul moléculaire de Genentech, ne comptait qu'une dizaine de personnes au moment de la transaction. Dimension, le fonds de capital-risque spécialisé en santé qui détenait la moitié du capital de Coefficient, a informé ses investisseurs de l'opération par une simple lettre.

Cette acquisition marque une entrée directe d'Anthropic dans le secteur pharmaceutique, au-delà du simple rôle de fournisseur de modèles. Pour l'industrie du médicament, l'arrivée d'un laboratoire d'IA frontier avec des capacités de recherche moléculaire intégrées représente un changement de paradigme : les systèmes capables de raisonner sur des structures biologiques complexes pourraient compresser drastiquement les phases de découverte, aujourd'hui comptées en années et en centaines de millions de dollars.

Coefficient Bio s'inscrit dans une vague de startups nées à l'intersection du deep learning et de la biologie computationnelle, portée par les succès d'AlphaFold et des modèles de diffusion appliqués aux protéines. Anthropic, qui cherche à diversifier ses applications au-delà des assistants textuels, suit ainsi une trajectoire similaire à celle de Google DeepMind dans les sciences du vivant. L'intégration de cette équipe de chercheurs pointus suggère qu'Anthropic ambitionne de développer des capacités propriétaires en biologie, et pas seulement d'optimiser ses modèles généralistes pour le secteur pharma.

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Takeda a signé un accord de collaboration stratégique avec Insilico Medicine, société basée à Hong Kong, pour utiliser l'intelligence artificielle dans la découverte précoce de nouveaux médicaments. Les deux entreprises n'ont pas précisé quelles aires thérapeutiques ou cibles de maladies seront couvertes par ce partenariat. L'accord donne à Takeda accès à la plateforme Pharma.AI d'Insilico, qui comprend PandaOmics pour l'identification de cibles biologiques, Chemistry42 pour la conception moléculaire par génération de novo, et InClinico pour la prédiction des chances de succès des essais cliniques. Insilico dirigera les travaux de découverte assistée par IA, tandis que Takeda prendra en charge le développement clinique des candidats sélectionnés. Le laboratoire japonais obtient des droits exclusifs mondiaux pour développer, fabriquer et commercialiser les traitements identifiés. Insilico a précisé que l'accord prévoit environ 60 millions de dollars de paiements initiaux et de jalons à court terme, pour une valeur totale pouvant atteindre 600 millions de dollars si les objectifs précliniques, cliniques et commerciaux sont atteints, avec en plus des royalties échelonnées sur les ventes futures. Cet accord illustre l'accélération du recours à l'intelligence artificielle dans l'industrie pharmaceutique pour réduire les coûts et les délais de développement des médicaments, un processus traditionnellement long et coûteux. Pour Takeda, il s'agit de renforcer sa capacité à identifier des candidats prometteurs plus rapidement en combinant son expertise en biologie des maladies avec les outils d'IA générative d'Insilico, tout en poursuivant l'intégration de l'automatisation et de la robotique dans ses laboratoires de recherche, selon Chris Arendt, directeur scientifique de Takeda. Pour Insilico, dont le fondateur et PDG Alex Zhavoronkov a indiqué que les revenus de l'accord financeront la recherche en phase précoce, ce contrat confirme la viabilité commerciale de sa plateforme après l'avancée de son propre candidat, le rentosertib, un inhibiteur de TNIK destiné à la fibrose pulmonaire idiopathique, actuellement en essai clinique de phase 2a. Ce partenariat s'inscrit dans une vague plus large d'accords entre grands laboratoires et start-up d'IA appliquée à la pharmacie. En février, Takeda avait déjà conclu avec Iambic une collaboration pluriannuelle dépassant 1,7 milliard de dollars pour la conception de petites molécules contre le cancer et les maladies gastro-intestinales, s'appuyant sur le modèle NeuralPLexer d'Iambic. Insilico de son côté a multiplié les contrats en 2026, dont un avec le sud-coréen SK Biopharmaceuticals sur les troubles neuro-immuns, pouvant atteindre 2,5 milliards de dollars, et un autre avec Eli Lilly en mars valorisé jusqu'à 2,75 milliards de dollars, portant à plus de 7 milliards de dollars la valeur cumulée de ses accords signés depuis le début de l'année. Plus largement, les laboratoires chinois ont conclu 157 accords de licence à l'export en 2025, pour un montant total de 135,7 milliards de dollars, selon des données de l'Administration nationale des produits médicaux citées par le South China Morning Post, signe de la montée en puissance de la Chine dans ce secteur. À l'annonce de l'accord avec Takeda, l'action d'Insilico cotée à Hong Kong a bondi de 13,5 %.

💬 600 millions de dollars, ça fait le titre, mais le vrai chèque c'est 60 millions cash, le reste c'est des jalons précliniques et cliniques qui tombent un par un si tout se passe bien (spoiler, en pharma ça rate souvent). Ces deals géants sont surtout des paris à petite mise avec option d'achat sur le succès clinique, et Takeda en a déjà signé un autre à 1,7 milliard chez Iambic en février. Le vrai signal est ailleurs : avec Insilico qui cumule plus de 7 milliards de contrats depuis janvier et la Chine qui a exporté 135 milliards de dollars de licences pharma en 2025, la bataille de l'IA médicale se joue déjà largement en Asie.

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Anthropic a acquis Coefficient Bio, une startup discrète spécialisée dans l'IA appliquée aux biotechnologies, pour un montant de 400 millions de dollars en actions. L'opération a été révélée par The Information et le journaliste Eric Newcomer. Coefficient Bio opérait en mode furtif, sans communication publique significative, avant que cette transaction ne soit divulguée. Cette acquisition marque une diversification stratégique majeure pour Anthropic, jusqu'ici centré sur les grands modèles de langage généralistes. En intégrant une équipe spécialisée dans l'IA biomédicale, la société se positionne sur l'un des marchés les plus prometteurs et les plus concurrentiels de la décennie : l'accélération de la recherche en biologie, découverte de médicaments et médecine de précision. Anthropic rejoint ainsi une course engagée par Google DeepMind (AlphaFold), Microsoft et plusieurs startups comme Recursion Pharmaceuticals ou Isomorphic Labs. La convergence entre IA fondationnelle et biotechnologie attire des investissements massifs, les grands acteurs cherchant à contrôler à la fois les modèles et les applications verticales. À 400 millions de dollars, cet achat en actions suggère qu'Anthropic mise sur des talents et une propriété intellectuelle spécifiques plutôt que sur un produit commercialisé.

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Anthropic a acquis la startup de biotechnologie Coefficient Bio pour environ 400 millions de dollars, selon une source proche du dossier. Fondée à l'automne 2025, Coefficient Bio développait une plateforme permettant à l'intelligence artificielle de piloter des tâches biotechnologiques complexes : planification de la recherche et du développement de médicaments, gestion de la stratégie réglementaire clinique, et identification de nouvelles opportunités thérapeutiques. L'entreprise était dirigée par Aris Theologis, son PDG, et Nathan Frey, son directeur technique. L'équipe de Coefficient Bio rejoint désormais le groupe santé et sciences de la vie d'Anthropic, une division dédiée au développement d'outils pour les workflows biotechnologiques, de la découverte de molécules jusqu'à la commercialisation clinique. Cette acquisition donne à Anthropic une capacité opérationnelle directe dans un secteur où l'IA pourrait accélérer drastiquement les cycles de développement pharmaceutique, réduire les coûts de R&D et améliorer les taux de succès des essais cliniques. Cette opération s'inscrit dans une tendance de fond : les grands acteurs de l'IA générative cherchent à s'ancrer dans des verticales à forte valeur ajoutée, et la biotechnologie figure parmi les plus prometteuses. Anthropic, qui avait jusqu'ici concentré ses efforts sur la sécurité des modèles de langage et les assistants professionnels, signale avec cette acquisition une ambition claire dans le domaine de la santé. Face à des concurrents comme Google DeepMind, qui a lancé AlphaFold, ou à des startups spécialisées telles qu'Insilico Medicine, Anthropic entend désormais peser directement dans la course à l'IA pharmaceutique.

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Mendo lève 12 millions d’euros pour accélérer le déploiement de l’IA en Europe
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Mendo lève 12 millions d’euros pour accélérer le déploiement de l’IA en Europe

La startup parisienne Mendo a bouclé le 11 juin 2026 un tour de table de série A d'un montant de 12 millions d'euros, mené par les fonds Ventech et Educapital, avec la participation de Tomcat et OVNI. L'entreprise, qui compte aujourd'hui une cinquantaine de collaborateurs, prévoit de doubler ses effectifs pour atteindre une centaine de personnes, avec des recrutements concentrés dans les fonctions produit, ingénierie et développement commercial. Ce financement servira également à enrichir les capacités analytiques de sa plateforme et à accélérer son implantation sur les principaux marchés européens. Mendo se positionne comme une couche d'accompagnement entre les outils d'intelligence artificielle et les utilisateurs finaux au sein des organisations, avec pour mission de transformer les investissements IA en résultats mesurables plutôt qu'en simples expérimentations. L'enjeu que Mendo cherche à adresser est devenu l'un des principaux freins à la transformation numérique des entreprises : le fossé entre le déploiement d'une technologie et son adoption réelle par les équipes. Selon les données avancées par la startup, ses approches permettraient d'atteindre des taux d'adoption jusqu'à six fois supérieurs à ceux obtenus par des méthodes traditionnelles. Dans un contexte où les investissements mondiaux dans l'IA atteignent des niveaux records, une majorité d'entreprises restent bloquées au stade des projets pilotes, incapables de passer à l'échelle. La plateforme de Mendo aide les organisations à identifier les cas d'usage à fort impact, à adapter leurs processus internes et à mesurer concrètement les gains obtenus, ce qui répond à une demande croissante des directions générales qui veulent justifier leurs budgets IA devant leurs actionnaires. La levée intervient dans un marché en pleine recomposition, accélérée par l'émergence de l'IA agentique : ces systèmes capables d'orchestrer des tâches complexes et d'interagir simultanément avec plusieurs applications métiers commencent à contraindre les entreprises à repenser en profondeur leurs flux de travail, voire leur structure décisionnelle. Dans ce contexte, le segment de l'adoption et de la gestion du changement autour de l'IA devient un marché à part entière, distinct de celui des éditeurs de modèles ou d'outils. Mendo n'est pas seule sur ce créneau en Europe, mais son ancrage parisien et le profil de ses investisseurs la placent dans une bonne position pour capter les grands comptes européens soucieux de conformité et de souveraineté numérique. Les prochains mois diront si la startup parvient à s'imposer comme la référence continentale de l'adoption de l'IA en entreprise avant que des acteurs américains plus capitalisés ne s'emparent du sujet.

UELa levée de 12 M€ de Mendo, startup parisienne, renforce l'écosystème européen de l'accompagnement à l'adoption de l'IA et cible explicitement les grands comptes européens soucieux de souveraineté numérique.

💬 Le vrai frein à l'IA en entreprise, c'est pas la technologie, c'est l'adoption. Mendo se glisse exactement là où il fallait quelqu'un, avec les bons investisseurs et un marché européen en demande. Le x6 sur les taux d'adoption, c'est une belle promesse, reste à voir si ça tient hors des cas pilotes.

BusinessActu
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