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Takeda conclut un accord de 600 millions de dollars avec Insilico pour la découverte de médicaments par IA

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Takeda a signé un accord de collaboration stratégique avec Insilico Medicine, société basée à Hong Kong, pour utiliser l'intelligence artificielle dans la découverte précoce de nouveaux médicaments. Les deux entreprises n'ont pas précisé quelles aires thérapeutiques ou cibles de maladies seront couvertes par ce partenariat. L'accord donne à Takeda accès à la plateforme Pharma.AI d'Insilico, qui comprend PandaOmics pour l'identification de cibles biologiques, Chemistry42 pour la conception moléculaire par génération de novo, et InClinico pour la prédiction des chances de succès des essais cliniques. Insilico dirigera les travaux de découverte assistée par IA, tandis que Takeda prendra en charge le développement clinique des candidats sélectionnés. Le laboratoire japonais obtient des droits exclusifs mondiaux pour développer, fabriquer et commercialiser les traitements identifiés. Insilico a précisé que l'accord prévoit environ 60 millions de dollars de paiements initiaux et de jalons à court terme, pour une valeur totale pouvant atteindre 600 millions de dollars si les objectifs précliniques, cliniques et commerciaux sont atteints, avec en plus des royalties échelonnées sur les ventes futures.

Cet accord illustre l'accélération du recours à l'intelligence artificielle dans l'industrie pharmaceutique pour réduire les coûts et les délais de développement des médicaments, un processus traditionnellement long et coûteux. Pour Takeda, il s'agit de renforcer sa capacité à identifier des candidats prometteurs plus rapidement en combinant son expertise en biologie des maladies avec les outils d'IA générative d'Insilico, tout en poursuivant l'intégration de l'automatisation et de la robotique dans ses laboratoires de recherche, selon Chris Arendt, directeur scientifique de Takeda. Pour Insilico, dont le fondateur et PDG Alex Zhavoronkov a indiqué que les revenus de l'accord financeront la recherche en phase précoce, ce contrat confirme la viabilité commerciale de sa plateforme après l'avancée de son propre candidat, le rentosertib, un inhibiteur de TNIK destiné à la fibrose pulmonaire idiopathique, actuellement en essai clinique de phase 2a.

Ce partenariat s'inscrit dans une vague plus large d'accords entre grands laboratoires et start-up d'IA appliquée à la pharmacie. En février, Takeda avait déjà conclu avec Iambic une collaboration pluriannuelle dépassant 1,7 milliard de dollars pour la conception de petites molécules contre le cancer et les maladies gastro-intestinales, s'appuyant sur le modèle NeuralPLexer d'Iambic. Insilico de son côté a multiplié les contrats en 2026, dont un avec le sud-coréen SK Biopharmaceuticals sur les troubles neuro-immuns, pouvant atteindre 2,5 milliards de dollars, et un autre avec Eli Lilly en mars valorisé jusqu'à 2,75 milliards de dollars, portant à plus de 7 milliards de dollars la valeur cumulée de ses accords signés depuis le début de l'année. Plus largement, les laboratoires chinois ont conclu 157 accords de licence à l'export en 2025, pour un montant total de 135,7 milliards de dollars, selon des données de l'Administration nationale des produits médicaux citées par le South China Morning Post, signe de la montée en puissance de la Chine dans ce secteur. À l'annonce de l'accord avec Takeda, l'action d'Insilico cotée à Hong Kong a bondi de 13,5 %.

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Anthropic a acquis Coefficient Bio, une startup spécialisée dans la découverte de médicaments par intelligence artificielle, pour 400 millions de dollars entièrement réglés en actions Anthropic. La société, fondée par deux anciens chercheurs de Prescient Design, l'unité de calcul moléculaire de Genentech, ne comptait qu'une dizaine de personnes au moment de la transaction. Dimension, le fonds de capital-risque spécialisé en santé qui détenait la moitié du capital de Coefficient, a informé ses investisseurs de l'opération par une simple lettre. Cette acquisition marque une entrée directe d'Anthropic dans le secteur pharmaceutique, au-delà du simple rôle de fournisseur de modèles. Pour l'industrie du médicament, l'arrivée d'un laboratoire d'IA frontier avec des capacités de recherche moléculaire intégrées représente un changement de paradigme : les systèmes capables de raisonner sur des structures biologiques complexes pourraient compresser drastiquement les phases de découverte, aujourd'hui comptées en années et en centaines de millions de dollars. Coefficient Bio s'inscrit dans une vague de startups nées à l'intersection du deep learning et de la biologie computationnelle, portée par les succès d'AlphaFold et des modèles de diffusion appliqués aux protéines. Anthropic, qui cherche à diversifier ses applications au-delà des assistants textuels, suit ainsi une trajectoire similaire à celle de Google DeepMind dans les sciences du vivant. L'intégration de cette équipe de chercheurs pointus suggère qu'Anthropic ambitionne de développer des capacités propriétaires en biologie, et pas seulement d'optimiser ses modèles généralistes pour le secteur pharma.

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Eli Lilly a annoncé le 29 mars un accord majeur avec Insilico Medicine, biotech internationale cotée à Hong Kong et spécialisée dans l'IA générative appliquée à la découverte de médicaments. Le géant pharmaceutique américain obtient les droits mondiaux exclusifs sur des candidats médicaments oraux en phase préclinique, entièrement conçus par intelligence artificielle. Insilico Medicine recevra un paiement initial de 115 millions de dollars, auquel s'ajouteront des versements liés aux jalons de développement, aux autorisations réglementaires et à la commercialisation — portant la valeur totale potentielle de l'accord à environ 2,75 milliards de dollars, plus des redevances progressives sur les ventes futures. La plateforme au cœur du partenariat, Pharma.AI, combine biologie, chimie et analyse clinique pour identifier de nouvelles cibles thérapeutiques et concevoir des molécules innovantes destinées à des pathologies encore mal prises en charge. Cet accord illustre une transformation profonde de l'industrie pharmaceutique : l'IA n'est plus un outil expérimental mais un moteur concret de R&D. Selon Alex Zhavoronkov, fondateur et PDG d'Insilico Medicine, son entreprise a déjà conçu au moins 28 médicaments à l'aide de l'IA, dont près de la moitié sont actuellement en phase clinique — un chiffre qui témoigne d'une maturité technologique réelle. Pour Eli Lilly, le gain est double : accélérer l'identification de candidats thérapeutiques prometteurs grâce aux capacités d'analyse d'Insilico, tout en explorant de nouveaux mécanismes d'action que les approches traditionnelles auraient du mal à détecter. Andrew Adams, vice-président chargé de la découverte de molécules chez Lilly, souligne que l'IA d'Insilico vient compléter l'expertise clinique du groupe, sans la remplacer. Ce partenariat s'inscrit dans une dynamique sectorielle plus large où les grands laboratoires pharmaceutiques investissent massivement dans l'IA pour réduire les délais et les coûts de développement, traditionnellement estimés à plus d'un milliard de dollars par médicament approuvé. Eli Lilly accélère précisément dans cette direction : le groupe a également conclu un accord avec Nvidia prévoyant un investissement d'un milliard de dollars sur cinq ans pour renforcer infrastructures, talents et puissance de calcul. D'autres acteurs comme Roche déploient des milliers de GPU Nvidia Blackwell — sur le cloud et sur site — pour accélérer recherche, diagnostics et production. À l'horizon se profile une industrie pharmaceutique où la conception de molécules assistée par IA deviendra la norme, avec des implications considérables sur les délais de mise sur le marché et, à terme, sur l'accès à des traitements pour des maladies aujourd'hui sans solution thérapeutique satisfaisante.

UECette tendance à l'adoption massive de l'IA dans la R&D pharmaceutique pourrait influencer les stratégies des laboratoires européens, mais cet accord spécifique n'implique pas directement d'acteurs français ou européens.

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La startup Hark a annoncé le 21 mai 2026 une levée de fonds de 700 millions de dollars, portant sa valorisation à 6 milliards de dollars à peine quelques mois après sa fondation fin 2025. Fondée par Brett Adcock, déjà connu pour avoir lancé le fabricant de robots humanoïdes Figure AI et la compagnie d'aviation électrique Archer Aviation, Hark développe un assistant IA universel destiné au grand public. Le tour de table a été mené par Parkway Venture Capital avec la participation de Nvidia, AMD Ventures, Intel Capital, Qualcomm Ventures, Salesforce Ventures et ARK Invest. L'entreprise prévoit de lancer ses premiers modèles multimodaux dès l'été 2026, avant de déployer sa propre gamme de matériel dédié. Malgré cette levée exceptionnelle, Hark reste très discrète sur les détails techniques de son produit. La vision portée par Hark tranche avec la majorité des acteurs actuels de l'IA générative, concentrés sur les copilotes professionnels, les outils de développement ou l'automatisation d'entreprise. La startup vise l'expérience quotidienne de l'utilisateur ordinaire : un assistant capable d'écouter et de parler naturellement, de comprendre des images, de conserver une mémoire persistante et de s'adapter profondément au contexte personnel de chaque utilisateur. Selon Abidur Chowdhury, ancien designer chez Apple et désormais directeur du design chez Hark, les outils IA actuels restent encore trop orientés développeurs ou usages professionnels avancés, laissant un vide béant pour le grand public. L'ambition déclarée est de créer une interface centrale entre l'utilisateur, ses services numériques et ses appareils connectés, combinant logiciel, matériel et IA agentive dans une expérience unifiée. Cette levée de fonds massive reflète une conviction qui s'impose de plus en plus dans la Silicon Valley : la prochaine grande plateforme technologique ne sera pas un simple logiciel, mais une interface IA native capable de remplacer progressivement les couches applicatives existantes. Le fait que des fabricants de semi-conducteurs concurrents comme Nvidia, AMD et Intel Capital investissent simultanément dans le même projet illustre l'enjeu stratégique que représente le contrôle de la couche applicative IA de nouvelle génération. Brett Adcock lui-même a publiquement critiqué les modèles IA actuels qu'il juge trop basiques, insuffisamment personnalisés et incapables d'interagir naturellement. Hark entre ainsi en compétition indirecte avec des projets similaires portés par des acteurs établis comme Apple Intelligence, Google Gemini ou OpenAI, mais parie sur une approche matériel-logiciel intégrée, comparable à ce qu'Apple a réalisé avec l'iPhone, pour s'imposer comme la prochaine interface dominante de l'ère IA.

💬 Adcock lève 700 millions sur une conviction simple : les assistants IA actuels sont encore des outils pour geeks, et le grand public n'a rien de vraiment utilisable. C'est pas faux, et ça explique pourquoi Nvidia, AMD et Intel ont tous mis au même pot malgré leur rivalité, chacun veut être dans la prochaine plateforme dominante. Reste à voir ce que ça vaut cet été quand les premiers modèles sortent.

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Comment Lovable a généré 500 millions de dollars de revenus avec l’IA ?
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Comment Lovable a généré 500 millions de dollars de revenus avec l’IA ?

La startup européenne Lovable a franchi le cap des 500 millions de dollars de revenus annualisés (ARR) en juin 2026, quelques mois seulement après avoir dépassé les 400 millions. Fondée fin 2023, l'entreprise emploie 146 personnes et affiche une croissance qui force l'admiration : en mars dernier, elle avait ajouté 100 millions de dollars de revenus en un seul mois. Plus de 50 millions de projets ont déjà été créés sur sa plateforme, à un rythme qui atteint désormais un million de nouveaux projets par semaine. Les applications développées via Lovable cumulent 720 millions de visites mensuelles, signe que ces créations sont bien utilisées, pas seulement testées. Ce chiffre d'affaires extraordinaire repose sur un changement de paradigme dans la création logicielle. Lovable permet à des utilisateurs sans compétences techniques avancées de développer des applications complètes à partir de simples instructions en langage naturel, une approche connue sous le nom de vibe-coding. Selon les données publiées par l'entreprise, 80 % de ses utilisateurs ne sont pas des développeurs professionnels : on y trouve surtout des fondateurs de startups, des designers, des responsables commerciaux et des entrepreneurs qui cherchent à produire rapidement des outils adaptés à leurs besoins. Ce qui prenait auparavant des mois de travail, des équipes techniques et des budgets conséquents se résume aujourd'hui à quelques heures de prompting. Cette démocratisation de la création logicielle est le principal moteur de la croissance fulgurante de Lovable. Les usages observés sur la plateforme dessinent une menace directe pour l'industrie du SaaS traditionnel. Les projets les plus fréquents sont des CRM, des systèmes de gestion des stocks, des plateformes RH et des outils opérationnels sur mesure, des catégories historiquement dominées par des éditeurs comme Salesforce, SAP ou ServiceNow. Si une entreprise peut désormais construire elle-même son propre logiciel métier en quelques heures pour un coût marginal, la pertinence des abonnements SaaS standardisés devient discutable. Lovable n'est pas seul dans cette course : Bolt, Replit et Cursor occupent un terrain similaire, mais la startup nordique se distingue par sa vitesse de croissance et sa base d'utilisateurs non-techniques. Les investisseurs et les analystes regardent désormais ce secteur avec attention, anticipant un remodelage profond du marché du logiciel d'entreprise dans les prochaines années.

UELovable, startup nordique fondée fin 2023, s'impose comme un champion européen de l'IA générative appliquée au développement logiciel, démontrant la capacité du continent à produire des acteurs de classe mondiale dans ce secteur.

💬 500 millions d'ARR avec 146 personnes, c'est du jamais vu à cette vitesse, je ne vais pas le nier. Ce qui m'intéresse vraiment, c'est pas la croissance en elle-même, c'est le 80% de non-développeurs qui construisent des CRM et des outils RH qui tournent (720 millions de visites mensuelles, c'est pas un gadget). Salesforce et SAP ont un vrai problème sur les bras.

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