La France a lancé hier un appel à candidatures pour désigner ses représentants dans le PIIEC IA, le Projet important d'intérêt européen commun consacré à l'intelligence artificielle. Les entreprises et organismes intéressés ont jusqu'au 9 septembre 2026 pour déposer leur dossier. L'enjeu: décrocher une place dans ce dispositif européen qui doit structurer l'écosystème IA du continent face aux géants américains et chinois.
Chez SpaceX, l'intelligence artificielle est devenue plus rentable que les fusées. Le chiffre d'affaires généré par cette activité a plus que triplé en un an, atteignant 2,6 milliards de dollars selon les résultats trimestriels publiés mardi. La croissance s'explique surtout par des contrats de fourniture de puissance de calcul, signe supplémentaire que le cloud et les data centers pèsent désormais plus lourd que le lancement de satellites dans certains bilans.
Outre-Manche, Facewatch, système de reconnaissance faciale déployé chez plus de 125 enseignes britanniques dont Sainsbury's et Spar, a annoncé une nouvelle fonctionnalité qui alerte la police en temps réel dès qu'un « délinquant dangereux » est repéré par les caméras. Le dispositif équipe déjà plusieurs milliers de magasins et marque un pas de plus vers une police dite « proactive » assistée par IA. Entre Bruxelles qui structure l'écosystème européen, SpaceX qui monétise son cloud plus vite que ses fusées, et Londres qui arme ses caméras, l'IA s'installe partout à la fois, souvent plus vite que les cadres censés l'encadrer.
