L'article 50 de l'AI Act européen est entré en vigueur dimanche, imposant aux fournisseurs d'IA générative d'indiquer clairement quand un contenu est produit ou modifié par une machine. Concrètement, chatbots, deepfakes et textes synthétiques doivent désormais s'annoncer comme tels auprès des utilisateurs européens. La Commission européenne muscle ainsi son arsenal réglementaire, avec de nouvelles obligations de transparence pour tous les fournisseurs et déployeurs de systèmes d'IA actifs dans l'Union.
Alibaba a dévoilé Qwen3.8-Max, un modèle à mélange d'experts de 2 400 milliards de paramètres présenté comme le plus capable jamais produit par le laboratoire chinois. L'entreprise affirme que ce système surpasse GPT-5.6 Sol Max et Fable 5 sur le benchmark OSWorld-Verified, qui évalue l'usage autonome d'un ordinateur par un agent d'IA. Les poids du modèle, ainsi que ceux d'une version allégée à 27 milliards de paramètres, doivent être rendus publics dans les prochains jours.
OpenAI a publié dix résultats mathématiques inédits obtenus par Astra, la version interne de son prochain modèle phare, accompagnés d'un manuscrit de 249 pages et de dix certificats de vérification formelle. Les problèmes couvrent notamment la géométrie en haute dimension et la théorie des groupes, des domaines où aucune IA n'avait jusqu'ici produit de preuve validée par des mathématiciens. Entre les nouvelles règles européennes, l'offensive chinoise et les prouesses mathématiques américaines, la course à l'IA se joue désormais autant sur la régulation que sur la puissance de calcul.
