Tencent a publié hier la version finale de Hy3, son nouveau grand modèle de langage développé par l'équipe Hunyuan, sous licence Apache 2.0 totalement permissive. Deux fois plus léger que GLM-5.2, il le surpasse sur pratiquement tous les benchmarks sauf en code. Fait notable, Tencent a aussi levé les restrictions géographiques de la version préliminaire d'avril, qui excluait l'Union européenne, le Royaume-Uni et la Corée du Sud. La course aux modèles ouverts s'accélère, et la Chine ne compte plus se limiter à son marché domestique.
Anthropic a de son côté publié dimanche une étude signée par seize chercheurs, intitulée "Verbalizable Representations Form a Global Workspace in Language Models". Grâce à une nouvelle technique d'introspection baptisée "J-lens", l'équipe a mis au jour un espace de travail interne silencieux dans Claude, surnommé "J-space", dont la structure évoque les théories cognitives de la conscience. Sans trancher le débat philosophique, la découverte relance la question de ce qui se joue réellement à l'intérieur de ces modèles.
Enfin, une enquête de WIRED révèle qu'entre 2024 et 2025, Meta a fait appel à des centaines de sous-traitants de la société Covalen pour une opération interne baptisée "Cannes". Leur mission: créer de faux comptes se faisant passer pour des adolescents mineurs afin de tester les chatbots IA du groupe. De quoi interroger les limites éthiques que s'autorisent les géants de la tech quand ils expérimentent sur des publics vulnérables, même fictifs. Trois actualités, un même fil rouge: à mesure que les modèles gagnent en puissance et en ouverture, les questions de confiance et de responsabilité deviennent incontournables.
