Lisa Su, PDG d'AMD, a créé la surprise à Computex 2026 en faisant tourner en direct un modèle de 235 milliards de paramètres sur un mini PC de la taille d'un livre épais. Pas de datacenter, pas de cloud, pas de GPU externe, juste une machine compacte qui exécute localement ce que les plus grands serveurs d'entreprise peinaient à gérer il y a deux ans. C'est un signal fort : l'IA de pointe entre dans le bureau, voire dans le salon.
ORBIO, de son côté, vient de boucler une levée de 18 millions d'euros pour déployer des agents IA auprès des travailleurs de terrain, ceux qui ne passent pas leur journée derrière un écran. La startup cible une population active longtemps ignorée par les éditeurs de logiciels d'entreprise : techniciens, agents de maintenance, équipes mobiles. Si l'agent IA devient le prochain manager de première ligne, c'est une bonne partie de l'organisation du travail qui est à réinventer.
Mais l'actualité du jour rappelle aussi que la ruée vers l'IA n'est pas sans risques : KPMG vient d'être épinglé pour avoir publié un rapport truffé d'études de cas entièrement fabriquées, dont une attribuée à UBS sans que la banque n'en soit informée. Pour l'un des quatre grands cabinets d'audit mondiaux, la crédibilité même du conseil est en jeu. Entre l'IA qui s'installe chez soi, qui gère les équipes terrain et qui sert de prétexte à de fausses preuves, la technologie redessine autant les usages que les responsabilités.
