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Dossier AMD — page 2

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Les puces et GPU d'AMD pour l'IA, ses lancements Instinct, ses résultats et sa concurrence avec Nvidia dans le calcul accéléré.

NVIDIA Nemotron atteint des performances record avec l'infrastructure LangChain Deep Agents
51NVIDIA AI Blog OutilsOutil

NVIDIA Nemotron atteint des performances record avec l'infrastructure LangChain Deep Agents

NVIDIA a dévoilé les résultats de son modèle ouvert Nemotron 3 Ultra, optimisé spécifiquement pour l'infrastructure d'agents Deep Agents de LangChain, la plateforme d'orchestration d'agents IA la plus utilisée du marché avec plus de 200 millions de téléchargements mensuels. Selon le benchmark public Deep Agents de LangChain, Nemotron 3 Ultra obtient la meilleure précision parmi les modèles ouverts, traite davantage de tâches, affiche un débit supérieur et coûte environ dix fois moins cher par exécution que les modèles fermés les plus performants du marché. Sur les tâches business évaluées, le modèle atteint même une parité de performance avec les meilleurs modèles propriétaires. Fait notable, ces gains n'ont nécessité aucun réentraînement du modèle : l'équipe de LangChain a analysé les traces d'exécution des agents pour identifier précisément où Nemotron 3 Ultra perdait des points, puis a ajusté l'environnement autour du modèle, à savoir les prompts système, les descriptions d'outils et les middlewares. Ce profil optimisé est disponible dès maintenant pour tous les développeurs utilisant LangChain Deep Agents. Cette approche change la donne pour les entreprises qui déploient des agents IA en production. À un coût dix fois inférieur, les équipes peuvent lancer des évaluations en continu, expérimenter plus rapidement et construire des agents spécialisés à plus grande échelle sans exploser leur budget d'inférence. Harrison Chase, cofondateur et PDG de LangChain, résume la philosophie du projet : améliorer un agent passe autant par la mémoire, l'usage des outils et l'évaluation que par le modèle lui-même, et ces éléments deviennent plus puissants lorsqu'ils sont ajustés ensemble. Des entreprises comme Abridge, Amdocs et Box intègrent déjà des agents spécialisés directement dans leurs plateformes, tandis que le cabinet de conseil EY élargit ses capacités autour des blueprints NVIDIA NemoClaw pour LangChain Deep Agents, afin d'aider ses clients à personnaliser, évaluer et gouverner leurs agents sur des workflows à forte valeur. Ce travail conjoint s'inscrit dans une tendance plus large : le passage d'assistants IA capables de répondre à des questions vers des agents capables d'agir directement dans les systèmes critiques des entreprises, ce qui relève l'enjeu autour du contrôle et de la propriété de la pile technologique. NemoClaw pour LangChain Deep Agents combine le code Deep Agents ajusté pour Nemotron 3 Ultra avec l'environnement d'exécution sécurisé NVIDIA OpenShell, offrant aux entreprises une pile entièrement ouverte qu'elles peuvent personnaliser et héberger où elles le souhaitent. Jensen Huang, PDG de NVIDIA, s'est récemment entretenu avec Harrison Chase sur les progrès réalisés en six mois dans l'IA appliquée à l'entreprise. Le modèle et le harnais optimisé sont accessibles dès aujourd'hui via les plateformes Baseten, Crusoe Cloud, DeepInfra, Fireworks, Nebius et Together AI.

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Le guide de terrain sur Fable
52Latent Space 

Le guide de terrain sur Fable

Thariq, connu pour sa série de blog "Field Guide to Fable", a bouleversé en une seule nuit le contenu de sa conférence prévue pile le jour du relancement de Fable, pour livrer les conseils les plus pertinents possibles avant la fin de la subvention d'abonnement, effective dès le lendemain. Diffusée le 6 juillet 2026, son intervention se décompose en quatre parties: une introduction, un segment sur le "unhobbling" de Claude, un autre sur la recherche des angles morts, puis une réflexion sur le deuil lié à la productivité en programmation et enfin un plaidoyer contre les compromis. Au même moment, Tencent a publié Hunyuan Hy3, un modèle ouvert sous licence Apache 2.0: une architecture MoE de 295 milliards de paramètres dont 21 milliards actifs, 192 experts avec routage top-8, de l'attention GQA, un contexte de 256 000 tokens et une couche MTP de 3,8 milliards de paramètres pour le décodage spéculatif. La newsletter AI News, qui a analysé 12 subreddits et 544 comptes Twitter sur la période du 4 au 6 juillet, a largement couvert ces deux actualités alors que la sortie de GPT-5.6 Sol Ultra reste attendue par l'ensemble du secteur. L'enjeu pour les développeurs est de comprendre que les limites d'un modèle viennent souvent moins de ses capacités réelles que du cadre d'usage qu'on lui impose: prompts et contraintes doivent être révisés à chaque nouvelle génération pour éviter de brider artificiellement le modèle, un phénomène que Thariq illustre par l'efficacité redoutée du HTML brut face à Claude. Pour Hy3, l'impact est immédiat et concret: le support natif dans vLLM était disponible dès le lancement, avec parseurs d'outils et de raisonnement, décodage spéculatif MTP, et compatibilité validée sur GPU Nvidia et AMD. Tencent a même intégré ses noyaux de production dans vLLM, avec des gains allant jusqu'à 2,95 fois en débit sur les séquences de longueur mixte, et des réductions de latence de 24% sur le temps avant premier token et 17% sur le temps par token. Cet engouement a poussé Teknium à rendre Hy3 gratuit pendant deux semaines sur Nous Portal. Ces annonces s'inscrivent dans une compétition de plus en plus vive entre laboratoires open source, Hy3 étant immédiatement comparé à GLM-5.2, certains estimant que Tencent rejoint désormais le tout premier rang des acteurs ouverts si les résultats de benchmarks se confirment, tandis que d'autres continuent de préférer GLM-5.2 en usage réel. Le contexte plus large reste marqué par une accélération générale, entre les nouveaux modèles de General Intuition et de Shunyu Yao, et l'attente de GPT-5.6 Sol Ultra, dans un secteur où AI News, désormais intégrée à Latent Space, continue de documenter ces mouvements semaine après semaine.

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Comment les modèles ouverts stimulent la recherche en IA
53NVIDIA AI Blog 

Comment les modèles ouverts stimulent la recherche en IA

À l'occasion de l'ICML 2026, l'une des plus grandes conférences mondiales sur le machine learning, les statistiques des papiers acceptés révèlent à quel point les modèles et infrastructures ouverts sont devenus centraux dans la recherche en intelligence artificielle. NVIDIA compte à lui seul 74 papiers acceptés cette année. Environ 2 000 articles retenus citent l'utilisation de GPU NVIDIA, et 145 s'appuient spécifiquement sur Nemotron, la famille de modèles et jeux de données ouverts de l'entreprise, comme fondation de leurs travaux. Des centaines d'autres recherches mobilisent Cosmos, Isaac GR00T ou BioNeMo, couvrant l'IA physique, la robotique, les véhicules autonomes et la recherche biomédicale. Parmi les thèmes dominants figurent la génération vidéo, l'apprentissage par renforcement appliqué aux grands modèles de langage, l'entraînement d'agents et l'inférence, mais de nouveaux axes émergent nettement, notamment les modèles de monde pour la robotique. Le projet DreamDojo illustre cette tendance : construit sur Cosmos, il apprend le comportement du monde physique à partir de vidéos humaines afin de prédire comment un robot réagirait dans des environnements jamais rencontrés à l'entraînement, permettant d'évaluer des politiques de décision et de piloter un robot virtuel sans les coûts et risques d'un déploiement réel. Cette montée en puissance des modèles ouverts change concrètement la manière dont la science de l'IA progresse. Plutôt que de partir de zéro, les laboratoires académiques et industriels s'appuient sur des poids ouverts à évaluer, des jeux de données ouverts pour entraîner leurs propres modèles, et des recettes ouvertes couvrant le raisonnement, l'usage d'outils, la sécurité et l'inférence efficace. En sciences de la vie, les modèles ouverts BioNeMo ont permis des avancées comme FLIP2, un nouveau benchmark public pour évaluer la capacité de l'IA à prédire l'effet des mutations sur les protéines, ou KERMT, un modèle dédié aux propriétés moléculaires utiles à la découverte de médicaments. La génération de données synthétiques s'impose également comme un axe majeur, reflétant un besoin croissant d'entraîner des modèles à grande échelle sans dépendre uniquement de données annotées par des humains, un chantier soutenu par les outils NeMo Curator. Cette dynamique dépasse largement les laboratoires de NVIDIA. Basecamp Research a développé EDEN, un modèle de fondation pour l'ADN qui aide à interpréter et concevoir des séquences génétiques. Le groupe pharmaceutique Merck & Co. utilise KERMT pour prédire le comportement de molécules candidates à un traitement, notamment leur efficacité et leur sécurité potentielles. Le laboratoire japonais Sakana AI, présent à la conférence, a bâti ses modèles Fugu et Fugu-Ultra directement sur Nemotron 3 Ultra pour automatiser une partie de la recherche en IA, tandis que la startup KiloCode a intégré Nemotron dans son architecture de routage de code, revendiquant une réduction des coûts en tokens pouvant atteindre 90 %. Ces exemples illustrent comment l'ouverture des modèles et des infrastructures accélère l'innovation bien au-delà du seul écosystème de leur créateur, en abaissant la barrière d'entrée pour des équipes de recherche et des entreprises de toutes tailles.

UELes laboratoires de recherche académiques europeens beneficient indirectement de l'acces a ces modeles et jeux de donnees ouverts pour leurs propres travaux.

💬 Les chiffres parlent tout seuls : 2000 papiers ICML citent du GPU NVIDIA, 145 s'appuient sur Nemotron. On est loin du open source comme argument marketing, c'est devenu l'infrastructure de base de la recherche en IA. Ce qui me frappe, c'est que ça abaisse vraiment la barrière d'entrée : un labo japonais comme Sakana ou une startup comme KiloCode construisent dessus sans les moyens d'un géant. Reste à voir si NVIDIA garde cette ouverture quand la position dominante sera encore plus verrouillée.

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Ahmad Osman explique pourquoi l'IA locale rattrape son retard
54Latent Space 

Ahmad Osman explique pourquoi l'IA locale rattrape son retard

Ahmad Osman, fondateur de la société Osmantic qui développe des logiciels open source pour déployer et faire fonctionner des systèmes d'IA locale, s'est exprimé lors de l'AI Engineer World's Fair, où il a animé un atelier en deux parties consacré aux modèles de langage locaux et aux agents de type « workstation ». La demande a été telle que certains participants n'ont pas pu être accueillis faute de place. Osman avait préparé un site permettant de comparer en direct différentes machines, comme le DGX Spark de Nvidia ou les postes AMD Strix Halo, face à des modèles cloud propriétaires, en observant performance, qualité de sortie, vitesse et latence. Son objectif était de rendre l'IA locale tangible plutôt que théorique, à un moment où l'écart entre modèles open source et modèles propriétaires de pointe continue de se réduire, selon lui à quatre ou huit mois de retard seulement. Le public de ses ateliers allait d'étudiants cherchant leur première machine capable de faire tourner de l'IA jusqu'à des cadres d'entreprise réfléchissant au routage de modèles et au contrôle des données internes. Cette évolution compte parce qu'elle change la perception d'une technologie encore associée, dans l'esprit de beaucoup, aux modèles peu performants de 2022. Osman insiste sur le fait qu'un modèle ne suffit pas à reproduire l'expérience d'outils comme ChatGPT ou Claude Code, qui s'appuient sur une infrastructure complète incluant recherche web, outils et services annexes. Il cite l'exemple d'un ami ayant acheté une carte graphique RTX 5090 pour faire tourner Qwen 3.5 en local et connecté à Claude Code : la tentative de modifier l'éclairage RGB de sa carte a échoué localement, faute d'accès à une recherche internet permettant de contourner la date limite des données d'entraînement, alors que la version hébergée du service a réussi sans problème. Une fois l'accès à un moteur de recherche ajouté au système local, la tâche a pu être menée à bien. Pour Osman, cette distinction est essentielle pour les entreprises qui envisagent l'IA locale comme une infrastructure sérieuse plutôt qu'un simple gadget technique. Sur son site Open Source AI Must Win, Osman défend une position plus large : la capacité à étudier, construire, réparer, déployer, auditer, adapter, enseigner, préserver et faire fonctionner des systèmes d'intelligence artificielle sans demander la permission relèverait d'un enjeu existentiel. Cette conviction s'inscrit dans un mouvement plus vaste observé lors de l'AI Engineer World's Fair, où les modèles ouverts apparaissent de plus en plus comme des alternatives crédibles aux grands modèles fermés. Le matériel disponible pour les particuliers et les entreprises, des téléphones et ordinateurs portables jusqu'aux stations de travail dédiées à base de GPU, progresse rapidement, ce qui alimente l'intérêt croissant des développeurs comme des dirigeants pour une IA maîtrisée localement, indépendante des services cloud des grands fournisseurs.

💬 Ahmad Osman a raison sur un point : le vrai frein de l'IA locale, ce n'est plus le modèle, c'est l'écosystème autour. Son anecdote de la RTX 5090 qui échoue sans accès web puis réussit avec, ça résume tout. On a longtemps confondu "IA locale" avec "petit modèle rikiki", alors que ce qui manque c'est juste la même tuyauterie (recherche, outils, orchestration) que ChatGPT ou Claude ont déjà. Reste que monter cette infra soi-même, ça demande du taf que 90% des boîtes n'ont pas envie de faire.

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NVIDIA déploie des agents IA fiables pour les opérations télécoms en continu
55NVIDIA AI Blog 

NVIDIA déploie des agents IA fiables pour les opérations télécoms en continu

NVIDIA présente cette semaine à Copenhague, lors du TM Forum DTW Ignite 2026, une plateforme d'autonomie pour les opérateurs télécom, réunissant plusieurs partenaires industriels majeurs autour d'agents d'intelligence artificielle capables de gérer des réseaux en continu et sans intervention humaine systématique. Parmi les partenaires impliqués figurent SoftBank Corp., Amdocs, NTT DATA et AdaptKey. Les briques technologiques démontrées incluent NVIDIA NeMo Safe Synthesizer et NeMo Anonymizer pour la génération de données synthétiques, ainsi que NemoClaw et OpenShell pour le déploiement sécurisé d'agents autonomes. SoftBank utilise ces outils pour constituer des jeux de données synthétiques qui reflètent la structure de ses données réseau réelles, sans exposer d'informations sensibles, afin d'entraîner un grand modèle télécom propriétaire. AdaptKey pilote des agents capables de détecter des problèmes de sécurité et de connectivité sur des réseaux 5G, puis de soumettre des demandes de correction auditables couvrant le coeur de réseau, le RAN et les systèmes de facturation. Amdocs, de son côté, déploie des agents proactifs pour la relation client, notamment pour détecter les abonnés dont le forfait itinérance approche de son plafond et leur proposer automatiquement des options validées par l'opérateur. Ce passage vers l'autonomie représente un saut qualitatif par rapport à l'automatisation classique, qui se limitait jusqu'ici à accélérer des étapes prédéfinies tout en laissant aux humains la corrélation des informations et les décisions. Les agents autonomes de nouvelle génération sont conçus pour tenir des tâches complexes de bout en bout, sous contraintes de niveaux de service, de politiques de changement et de réglementations strictes. Pour les opérateurs, cela signifie des réseaux capables de se réparer seuls, une relation client prise en charge en temps réel et des migrations de systèmes de facturation orchestrées intelligemment selon l'éligibilité de chaque compte client, sans mobiliser d'équipes entières pour chaque décision. Le chemin vers ces réseaux autonomes se heurtait jusqu'ici à un obstacle majeur : 54 % des opérateurs identifient les problèmes liés aux données comme leur principal frein, les données réseau et clients les plus précieuses étant trop sensibles pour alimenter directement les modèles d'IA. La génération de données synthétiques permet de contourner cette contrainte en produisant des datasets représentatifs sans exposer les enregistrements bruts. Par ailleurs, la question de la gouvernance reste centrale : les agents NemoClaw et OpenShell opèrent dans des environnements bac à sable, avec des garde-fous basés sur des politiques, pour garantir que leur comportement reste prévisible et auditable. La démonstration de Copenhague intervient dans un contexte où la course aux réseaux autonomes s'accélère, avec des enjeux considérables pour la fiabilité des infrastructures critiques et la capacité des opérateurs à proposer des services à valeur ajoutée pilotés par l'IA.

UELes opérateurs télécom européens, soumis à des réglementations strictes sur la protection des données, pourraient tirer parti de l'approche par données synthétiques de NVIDIA pour déployer des agents IA sur leurs réseaux sans exposer d'informations sensibles.

OutilsActu
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Nvidia AI PC : quand la puissance des supercalculateurs s’invite dans votre ordinateur
56Le Big Data 

Nvidia AI PC : quand la puissance des supercalculateurs s’invite dans votre ordinateur

Nvidia accélère l'intégration de l'intelligence artificielle directement dans les ordinateurs personnels avec sa gamme AI PC, des machines construites autour des puces graphiques GeForce RTX et de leurs Tensor Cores, des circuits spécialisés dans les calculs matriciels qui constituent le socle mathématique de tout réseau de neurones. Là où les PC certifiés "Copilot+" du marché affichent des performances comprises entre 40 et 50 TOPS (trillions d'opérations par seconde), suffisantes pour flouter un fond de visioconférence ou traduire du texte, les machines Nvidia visent des centaines de TOPS, voire plusieurs Petaflops, permettant d'exécuter de grands modèles de langage en local, de manière fluide et sans connexion. Cette architecture déporte l'intégralité des charges d'IA sur le GPU, préservant le processeur central pour le reste des tâches et maintenant la réactivité globale du système. L'enjeu dépasse la simple course aux performances : le traitement local supprime les trois principaux obstacles du cloud. La latence liée au transfert des données disparaît, l'IA reste disponible sans connexion internet, et les fichiers sensibles ne quittent jamais la machine, ce qui répond à une préoccupation critique des entreprises confrontées à l'envoi de documents stratégiques vers des serveurs tiers. Pour les professionnels comme pour les créateurs, cela signifie des outils d'IA réactifs, privés par défaut, et utilisables dans n'importe quel contexte, y compris hors ligne. L'ordinateur cesse d'être un terminal dépendant du cloud pour devenir un système autonome capable de raisonner localement. Ce repositionnement de Nvidia intervient dans un contexte de bataille industrielle intense entre les grands concepteurs de puces, Intel, AMD, Qualcomm et Apple ayant chacun intégré des accélérateurs IA dans leurs architectures récentes. Nvidia, historiquement associé au marché du jeu vidéo, capitalise sur sa domination dans le calcul GPU pour s'imposer comme architecte de la prochaine génération d'ordinateurs personnels, redessinant la hiérarchie des constructeurs de composants. La décennie de supériorité du CPU comme unité centrale de traitement s'efface au profit d'architectures hybrides où le GPU devient le moteur principal de l'IA locale. La prochaine étape sera probablement une standardisation de ces capacités à mesure que les modèles ouverts s'optimisent pour fonctionner sur des puces grand public, rendant le traitement local accessible à une fraction du coût actuel.

UELe traitement local de l'IA répond aux exigences RGPD des entreprises européennes en évitant l'envoi de documents stratégiques vers des serveurs tiers américains.

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L'écosystème cloud IA de NVIDIA s'étend dans le monde entier pour répondre à la demande mondiale en calcul IA
57NVIDIA AI Blog 

L'écosystème cloud IA de NVIDIA s'étend dans le monde entier pour répondre à la demande mondiale en calcul IA

NVIDIA accélère la construction d'une infrastructure mondiale d'« usines à IA », en s'appuyant sur un écosystème croissant de partenaires cloud. Jensen Huang, fondateur et PDG de NVIDIA, a annoncé lors d'une communication officielle que cet écosystème couvre désormais six continents, avec l'arrivée de deux nouveaux partenaires : Cassava en Afrique et Claro en Amérique du Sud. Des acteurs comme CoreWeave, Firmus, IREN et Nscale élargissent leurs capacités pour répondre à la demande des laboratoires d'IA, des entreprises et des gouvernements. En Australie, Firmus Technologies déploie son « Project Southgate », un programme de data centers en Tasmanie, Melbourne, Australie-du-Sud et Nouvelle-Galles du Sud, en privilégiant les énergies renouvelables et les infrastructures modulaires. La société a également ouvert des installations à Singapour en partenariat avec ST Telemedia Global Data Centres. Cet élargissement répond à une explosion de la demande en tokens, l'unité de traitement des modèles de langage, portée par les applications d'IA agentique, les copilotes d'entreprise et les modèles frontières. Pour les nations et industries réglementées, ces clouds régionaux permettent de respecter des exigences de souveraineté numérique et de conformité locale, sans dépendre d'infrastructures centralisées aux États-Unis. Pour les développeurs et startups, ils réduisent la latence et simplifient l'accès aux GPU NVIDIA, combinés aux logiciels d'IA et aux réseaux haute performance de la marque. L'argument économique mis en avant par NVIDIA est le coût par token et le débit par watt, deux métriques déterminantes pour qui exploite des modèles d'IA en production à grande échelle. Cette expansion s'inscrit dans une stratégie plus large de NVIDIA pour s'imposer non plus seulement comme fabricant de puces, mais comme architecte de l'ensemble de la chaîne d'infrastructure IA, du silicium aux logiciels en passant par le cloud. Face à la montée en puissance de concurrents comme AMD et aux investissements massifs des hyperscalers (Google, Microsoft, Amazon) dans leurs propres puces, NVIDIA cherche à verrouiller l'écosystème via des partenariats cloud qui intègrent sa pile technologique complète. Des partenaires comme GMI Cloud, Naver Cloud, Indosat Ooredoo Hutchison ou YTL ancrent cette stratégie dans des marchés à forte croissance : Asie du Sud-Est, Moyen-Orient, Afrique. La prochaine étape sera d'observer si ces capacités régionales parviennent à absorber la demande des grands modèles frontières, dont les coûts d'entraînement continuent de croître exponentiellement.

UELes clouds régionaux NVIDIA permettent aux entreprises et industries réglementées européennes de répondre aux exigences de souveraineté numérique sans dépendre d'infrastructures centralisées aux États-Unis.

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Hark obtient 700 millions de dollars pour son projet d’assistant IA universel
58Le Big Data 

Hark obtient 700 millions de dollars pour son projet d’assistant IA universel

La startup Hark a annoncé le 21 mai 2026 une levée de fonds de 700 millions de dollars, portant sa valorisation à 6 milliards de dollars à peine quelques mois après sa fondation fin 2025. Fondée par Brett Adcock, déjà connu pour avoir lancé le fabricant de robots humanoïdes Figure AI et la compagnie d'aviation électrique Archer Aviation, Hark développe un assistant IA universel destiné au grand public. Le tour de table a été mené par Parkway Venture Capital avec la participation de Nvidia, AMD Ventures, Intel Capital, Qualcomm Ventures, Salesforce Ventures et ARK Invest. L'entreprise prévoit de lancer ses premiers modèles multimodaux dès l'été 2026, avant de déployer sa propre gamme de matériel dédié. Malgré cette levée exceptionnelle, Hark reste très discrète sur les détails techniques de son produit. La vision portée par Hark tranche avec la majorité des acteurs actuels de l'IA générative, concentrés sur les copilotes professionnels, les outils de développement ou l'automatisation d'entreprise. La startup vise l'expérience quotidienne de l'utilisateur ordinaire : un assistant capable d'écouter et de parler naturellement, de comprendre des images, de conserver une mémoire persistante et de s'adapter profondément au contexte personnel de chaque utilisateur. Selon Abidur Chowdhury, ancien designer chez Apple et désormais directeur du design chez Hark, les outils IA actuels restent encore trop orientés développeurs ou usages professionnels avancés, laissant un vide béant pour le grand public. L'ambition déclarée est de créer une interface centrale entre l'utilisateur, ses services numériques et ses appareils connectés, combinant logiciel, matériel et IA agentive dans une expérience unifiée. Cette levée de fonds massive reflète une conviction qui s'impose de plus en plus dans la Silicon Valley : la prochaine grande plateforme technologique ne sera pas un simple logiciel, mais une interface IA native capable de remplacer progressivement les couches applicatives existantes. Le fait que des fabricants de semi-conducteurs concurrents comme Nvidia, AMD et Intel Capital investissent simultanément dans le même projet illustre l'enjeu stratégique que représente le contrôle de la couche applicative IA de nouvelle génération. Brett Adcock lui-même a publiquement critiqué les modèles IA actuels qu'il juge trop basiques, insuffisamment personnalisés et incapables d'interagir naturellement. Hark entre ainsi en compétition indirecte avec des projets similaires portés par des acteurs établis comme Apple Intelligence, Google Gemini ou OpenAI, mais parie sur une approche matériel-logiciel intégrée, comparable à ce qu'Apple a réalisé avec l'iPhone, pour s'imposer comme la prochaine interface dominante de l'ère IA.

💬 Adcock lève 700 millions sur une conviction simple : les assistants IA actuels sont encore des outils pour geeks, et le grand public n'a rien de vraiment utilisable. C'est pas faux, et ça explique pourquoi Nvidia, AMD et Intel ont tous mis au même pot malgré leur rivalité, chacun veut être dans la prochaine plateforme dominante. Reste à voir ce que ça vaut cet été quand les premiers modèles sortent.

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Zyphra publie ZAYA1-8B-Diffusion-Preview : le premier modèle de diffusion MoE converti à partir d'un LLM autorégressif, avec une accélération jusqu'à 7,7x
59MarkTechPost 

Zyphra publie ZAYA1-8B-Diffusion-Preview : le premier modèle de diffusion MoE converti à partir d'un LLM autorégressif, avec une accélération jusqu'à 7,7x

Le laboratoire d'IA californien Zyphra a publié ZAYA1-8B-Diffusion-Preview, un modèle de langage à diffusion issu de la conversion de son modèle autorégressif ZAYA1-8B-base existant. La conversion a nécessité 600 milliards de tokens d'entraînement intermédiaire à une longueur de contexte de 32 000 tokens, suivis de 500 milliards de tokens pour étendre nativement ce contexte à 128 000, puis une phase de fine-tuning supervisé en mode diffusion. Le résultat est le premier modèle à diffusion de type MoE (Mixture of Experts) converti à partir d'un LLM autorégressif, et le premier modèle de ce type entraîné sur des GPU AMD. Les gains de vitesse atteignent jusqu'à 7,7x par rapport au décodage autorégressif classique, sans dégradation notable des performances sur les benchmarks standards, avec même des améliorations sur certains, comme LCB-v6. L'enjeu technique est de taille. Les modèles de langage classiques génèrent les tokens un par un, ce qui oblige le GPU à charger depuis la mémoire le cache KV (les représentations de tous les tokens précédents) à chaque étape. Ce mécanisme rend le système limité par la bande passante mémoire plutôt que par la puissance de calcul, un goulot d'étranglement croissant alors que les GPU modernes voient leur capacité de calcul progresser bien plus vite que leur bande passante mémoire. Le modèle à diffusion contourne ce problème en générant 16 tokens simultanément dans un même bloc, tous partageant le même cache KV. L'opération devient alors dominée par le calcul plutôt que par les transferts mémoire, ce qui permet d'exploiter le matériel beaucoup plus efficacement. Un mécanisme inspiré du décodage spéculatif sélectionne ensuite les tokens acceptés, avec l'avantage que le même modèle joue à la fois le rôle de spéculateur et de vérificateur, éliminant le coût d'exécution de deux modèles distincts comme dans des approches concurrentes telles qu'EAGLE. La stratégie de Zyphra tranche avec les approches habituelles : plutôt que d'entraîner un modèle à diffusion de zéro, l'entreprise a converti un checkpoint existant, une décision motivée par deux raisons pratiques. L'entraînement from scratch en mode diffusion est techniquement difficile, avec peu de recettes établies. Surtout, la diffusion n'apporte aucun avantage à l'entraînement, la contrainte de bande passante mémoire n'existe qu'à l'inférence, ce qui permet de réutiliser entièrement les pipelines de préentraînement existants. Ce modèle s'inscrit dans une compétition plus large autour de l'efficacité à l'inférence, où plusieurs acteurs, dont Inception Labs et Mercury, explorent les modèles à diffusion comme alternative aux architectures autoregressives dominantes. La publication de ZAYA1-8B-Diffusion-Preview en accès ouvert sur Hugging Face, accompagnée d'une documentation technique détaillée, signale que Zyphra mise sur la transparence pour s'imposer dans ce domaine encore émergent.

💬 7,7x plus rapide sans perte sur les benchmarks, c'est le genre de chiffre qu'on a du mal à ignorer. Ce qui est malin ici, c'est pas d'avoir choisi la diffusion, c'est d'avoir converti un checkpoint existant plutôt que de repartir à zéro, parce que le gain n'existe qu'à l'inférence, pas à l'entraînement. Reste à voir si ça tient en prod.

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NVIDIA Spectrum-X, le réseau Ethernet ouvert conçu pour l'IA, s'impose comme référence à grande échelle, avec MRC
60NVIDIA AI Blog 

NVIDIA Spectrum-X, le réseau Ethernet ouvert conçu pour l'IA, s'impose comme référence à grande échelle, avec MRC

NVIDIA a annoncé que son infrastructure réseau Spectrum-X Ethernet intègre désormais le protocole MRC (Multipath Reliable Connection), une innovation développée conjointement avec OpenAI et Microsoft, et désormais publiée en spécification ouverte via l'Open Compute Project. MRC est un protocole de transport RDMA qui permet à une seule connexion réseau de distribuer le trafic sur plusieurs chemins simultanément, améliorant le débit, l'équilibrage de charge et la disponibilité des infrastructures d'entraînement IA à grande échelle. Parmi les premiers déploiements en production figurent le datacenter Fairwater de Microsoft et le datacenter Abilene d'Oracle Cloud Infrastructure, deux des plus grandes usines IA au monde dédiées à l'entraînement de modèles de pointe. OpenAI a notamment intégré MRC dans sa génération Blackwell : Sachin Katti, responsable du calcul industriel chez OpenAI, a confirmé que le protocole a permis d'éviter la majorité des ralentissements réseau habituels lors des runs d'entraînement frontier à grande échelle. L'enjeu est directement économique et computationnel : dans un cluster d'entraînement réunissant des milliers de GPU, la moindre interruption réseau peut bloquer l'intégralité d'un job d'entraînement, laissant des GPU à l'arrêt et brûlant des millions de dollars en temps de calcul inutilisé. MRC répond à ce problème en détectant les pannes réseau en quelques microsecondes et en reroutant automatiquement le trafic dans le matériel lui-même, sans intervention logicielle. Le protocole maintient également une bande passante élevée sous congestion en évitant dynamiquement les chemins surchargés en temps réel, et minimise l'impact des pertes de paquets grâce à une retransmission intelligente et ciblée. Les administrateurs gagnent par ailleurs une visibilité granulaire sur les chemins de trafic, ce qui simplifie considérablement les opérations à très grande échelle. Cette annonce s'inscrit dans une course mondiale à la construction d'infrastructures réseau capables de suivre l'explosion des besoins en calcul IA. Jusqu'ici, InfiniBand de Mellanox, aussi propriété de NVIDIA, dominait les clusters HPC et IA haute performance, tandis qu'Ethernet était perçu comme moins adapté aux charges de travail intensives. Spectrum-X représente la tentative de NVIDIA de rendre Ethernet compétitif sur ce terrain en y ajoutant une couche matérielle et protocolaire dédiée à l'IA. La publication de MRC comme spécification ouverte via l'Open Compute Project est un signal stratégique fort : en permettant à d'autres acteurs d'implémenter le protocole, NVIDIA cherche à imposer Spectrum-X comme standard de facto du réseau Ethernet pour l'IA, face aux alternatives comme Ultra Ethernet Consortium poussé par AMD, Intel et d'autres. La prochaine étape sera de voir si d'autres fournisseurs cloud et constructeurs de clusters adoptent MRC à leur tour.

UELa publication de MRC comme spécification ouverte via l'Open Compute Project pourrait à terme bénéficier aux centres de données européens qui développent des infrastructures d'entraînement IA, mais aucune entreprise ou institution européenne n'est directement impliquée dans cette annonce.

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Zyphra présente TSP : stratégie d'entraînement adaptée au matériel offrant un débit 2,6 fois supérieur au TP+SP
61MarkTechPost 

Zyphra présente TSP : stratégie d'entraînement adaptée au matériel offrant un débit 2,6 fois supérieur au TP+SP

Zyphra a publié une nouvelle technique d'entraînement et d'inférence pour les grands modèles de langage baptisée TSP, pour Tensor and Sequence Parallelism. Testée sur jusqu'à 1 024 GPU AMD MI300X, cette approche affiche un débit 2,6 fois supérieur aux configurations standards combinant parallélisme tensoriel et de séquence, tout en réduisant la mémoire de pointe par GPU sur les deux types de charge de travail, entraînement et inférence. L'idée centrale est ce que Zyphra appelle le "parallelism folding" : plutôt que de répartir les poids du modèle et les tokens de la séquence sur deux axes distincts d'une grille de GPU, TSP combine les deux sur un seul axe de taille D. Résultat : chaque GPU ne détient qu'un D-ième des poids du modèle et qu'un D-ième de la séquence d'entrée, ce qui réduit mécaniquement l'empreinte mémoire par appareil pour les paramètres, les gradients, les états de l'optimiseur et les activations, en un seul mouvement. Cela change concrètement la façon dont les ingénieurs peuvent planifier l'infrastructure pour les très grands modèles. Les deux approches dominantes jusqu'ici avaient chacune un défaut structurel : le parallélisme tensoriel (TP) réduit la mémoire des poids mais génère des communications dont le coût explose avec la longueur des séquences ; le parallélisme de séquence (SP) allège les activations mais laisse les poids entièrement répliqués sur chaque GPU. Combinés sur des axes orthogonaux, ces deux schémas exigent un groupe de T fois Sigma GPU par réplique du modèle, ce qui peut forcer les communications à transiter par des interconnexions inter-nœuds lentes comme InfiniBand, plutôt que par les tissus haute bande passante intra-nœuds comme AMD Infinity Fabric ou NVLink. TSP évite ce surcoût en maintenant tout le groupe sur un axe unique, suffisamment compact pour rester dans les liens rapides. La course aux grands modèles a rendu la gestion de la mémoire GPU aussi critique que les algorithmes eux-mêmes. Les entreprises comme OpenAI, Anthropic, Google ou Meta opèrent des clusters de plusieurs milliers de GPU où chaque point de pourcentage d'efficacité mémoire se traduit directement en coûts d'infrastructure ou en capacité à entraîner des modèles plus grands. Zyphra, startup spécialisée dans l'IA d'entreprise et les architectures hybrides comme Zamba, publie cette technique avec une description technique détaillée, signalant une volonté de peser dans les débats d'infrastructure aux côtés des équipes de recherche système de Google DeepMind, Meta FAIR ou Microsoft. TSP devra maintenant être évalué sur des architectures NVIDIA et des topologies de cluster variées pour confirmer si ses gains se généralisent au-delà des GPU AMD.

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Minisforum : comment l’expert du mini-PC est devenu l’architecte de l’IA locale
62Le Big Data 

Minisforum : comment l’expert du mini-PC est devenu l’architecte de l’IA locale

Fondée en 2012 à Shenzhen sous le nom BESTSTAR TECH, la société qui allait devenir Minisforum a d'abord opéré dans l'ombre comme fabricant OEM, produisant des mini-PC pour des marques tierces comme Kodlix. Son virage grand public intervient en 2019, date à laquelle elle lance sa propre marque et affronte directement la concurrence mondiale. Depuis, l'entreprise a noué des partenariats stratégiques avec Intel et AMD pour accéder aux puces les plus récentes, et elle a progressivement repoussé les limites du format compact. Aujourd'hui, son catalogue s'articule autour de machines capables d'embarquer des processeurs de bureau dans des boîtiers de quelques litres, avec des connectiques haut de gamme comme l'OCuLink et l'USB4 v2. Le modèle phare de cette trajectoire est la MS-02 Ultra, distinguée par une médaille d'or aux CES 2026 Innovation Awards : ce châssis de seulement 4,8 litres accueille un processeur Core Ultra 9 285HX, jusqu'à 256 Go de DDR5 ECC, un port PCIe 5.0 x16 compatible avec des GPU dual-slot comme la RTX 5070, et un système de refroidissement à six caloducs pour absorber un TDP total de 240 W sans aucun bridage thermique. Cette montée en puissance n'est pas anodine. Elle répond à une demande croissante de professionnels et d'indépendants qui souhaitent faire tourner des charges de travail lourdes, virtualisation sous Proxmox, rendu 3D sous Blender, serveurs d'entreprise ou création vidéo en 16K, sans recourir à des tours encombrantes ni à des infrastructures cloud coûteuses. Avec plus de quatre millions d'utilisateurs revendiqués, Minisforum s'est imposé comme une référence dans un segment longtemps perçu comme secondaire. La station MS-02 Ultra casse définitivement le préjugé selon lequel la compacité implique un compromis sur la puissance brute. Le tournant le plus structurant reste cependant l'Edge AI. Jusqu'ici, les applications d'intelligence artificielle dépendaient de serveurs distants, ce qui entraînait des latences élevées et des risques réels pour la confidentialité des données. En 2026, les nouvelles générations de puces embarquent des NPU atteignant 86 TOPS, capables de traiter des modèles complexes en moins de 10 millisecondes directement en local, sans connexion cloud. Minisforum se positionne à l'avant-garde de cette bascule : ses appareils permettent de faire tourner des LLMs ou des pipelines d'inférence sur du matériel personnel, réduisant à la fois la dépendance aux infrastructures tierces et l'exposition des données sensibles. Ce mouvement vers l'IA embarquée redéfinit ce qu'un particulier ou une PME peut accomplir avec une machine tenant sur un bureau.

UEL'essor de l'IA locale embarquée sur mini-PC répond aux exigences de souveraineté des données imposées par le RGPD, permettant aux PME et indépendants européens de traiter des données sensibles sans dépendre du cloud américain.

InfrastructureOpinion
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63MarkTechPost 

Liquid AI lance LFM2.5-VL-450M : un modèle vision-langage de 450M paramètres avec détection d'objets, support multilingue et inférence en moins de 250ms sur appareils embarqués

Liquid AI a publié LFM2.5-VL-450M, une nouvelle version de son modèle de vision-langage conçu pour fonctionner directement sur du matériel embarqué. Ce modèle de 450 millions de paramètres tourne sur des dispositifs comme le NVIDIA Jetson Orin, l'AMD Ryzen AI Max+ 395 ou le Snapdragon 8 Elite du Samsung Galaxy S25 Ultra, avec une latence inférieure à 250 millisecondes. Par rapport à son prédécesseur LFM2-VL-450M, la nouvelle version apporte quatre améliorations majeures : la prédiction de boîtes englobantes (bounding boxes), un meilleur suivi des instructions, un support multilingue étendu couvrant désormais l'arabe, le chinois, le français, l'allemand, le japonais, le coréen, le portugais et l'espagnol, ainsi que la prise en charge des appels de fonctions. Sur le plan technique, le modèle repose sur LFM2.5-350M comme backbone textuel et SigLIP2 NaFlex comme encodeur visuel de 86 millions de paramètres, avec une fenêtre de contexte de 32 768 tokens. Le pré-entraînement a été multiplié par presque trois, passant de 10 000 à 28 000 milliards de tokens, suivi d'un post-entraînement par optimisation des préférences et apprentissage par renforcement. La capacité de localisation spatiale constitue le saut qualitatif le plus significatif de cette version. Le modèle atteint désormais un score de 81,28 sur le benchmark RefCOCO-M, contre zéro pour la version précédente, ce qui signifie qu'il peut identifier précisément où se trouve un objet dans une image à partir d'une description en langage naturel, en retournant des coordonnées JSON normalisées. Cette différence est cruciale : là où un modèle de description d'images dit "il y a une personne dans le coin gauche", un modèle avec bounding boxes fournit les coordonnées exploitables directement dans un pipeline automatisé. Les scores multilingues ont progressé de 54,29 à 68,09 sur le benchmark MMMB, et le suivi d'instructions est passé de 32,93 à 45,00 sur MM-IFEval. Ces améliorations rendent le modèle utilisable dans des déploiements industriels réels sans infrastructure cloud ni pipeline de localisation séparé. Liquid AI s'est constitué depuis 2023 comme une alternative aux architectures Transformer classiques, en développant des modèles basés sur des réseaux neuronaux à temps continu (Liquid Neural Networks). L'entreprise cible explicitement le marché de l'IA embarquée et de la robotique, où les contraintes de latence et de consommation énergétique rendent les grands modèles cloud impraticables. La course aux modèles compacts et performants s'intensifie : Google, Apple, Microsoft et Meta ont tous publié des variantes "edge" de leurs modèles en 2025, mais peu descendent sous le milliard de paramètres tout en conservant des capacités spatiales. Avec ce positionnement, Liquid AI vise directement des applications comme les caméras de rayonnage en grande distribution, les lunettes intelligentes ou les robots d'entrepôt, des secteurs où le traitement local des images sans connexion au cloud représente un avantage compétitif décisif.

UELe support natif du français et le ciblage de secteurs industriels (grande distribution, robotique d'entrepôt) offrent aux entreprises européennes une option d'IA embarquée compétitive sans dépendance à une infrastructure cloud.

💬 Le score bounding boxes qui passe de zéro à 81 sur RefCOCO, ça ressemble à une note de benchmark de plus, mais c'est en fait ce qui rend le modèle utilisable dans un vrai pipeline industriel. Tu poses ça sur un Jetson Orin ou un téléphone Samsung, tu as des coordonnées JSON exploitables en moins de 250ms, sans cloud, sans infrastructure séparée. Pour les caméras de rayon ou la robotique d'entrepôt, ça change vraiment l'équation.

LLMsActu
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Comment Intel compte utiliser l’IA pour diviser le poids de vos jeux PC par 18
64Frandroid 

Comment Intel compte utiliser l’IA pour diviser le poids de vos jeux PC par 18

Intel a dévoilé une nouvelle technologie de compression neuronale baptisée TSNC (Texture Space Neural Compression), capable de réduire la taille des textures de jeux vidéo jusqu'à un facteur 18. Concrètement, un jeu qui occupe aujourd'hui 100 Go sur votre SSD pourrait n'en réclamer que quelques gigaoctets de données textures, tandis que la mémoire vidéo nécessaire au rendu en temps réel serait drastiquement allégée. La technologie repose sur des réseaux de neurones entraînés à compresser puis reconstruire les textures à la volée, à la manière d'un codec vidéo mais appliqué aux surfaces 3D. L'enjeu est considérable pour les joueurs PC, confrontés à une inflation galopante des tailles de jeux : certains titres récents dépassent les 150 à 200 Go, et les cartes graphiques milieu de gamme peinent à suivre avec leurs 8 à 12 Go de VRAM. Une compression neuronale efficace permettrait de démocratiser l'accès aux jeux les plus exigeants sans forcer les utilisateurs à investir dans du matériel haut de gamme, et soulagerait les SSD qui atteignent souvent leurs limites de capacité. Cette annonce s'inscrit dans une course technologique plus large entre les fabricants de GPU : Nvidia propose déjà des solutions similaires avec ses technologies de compression basées sur l'IA, et AMD travaille sur des approches comparables. Intel, dont l'arc GPU cherche encore à s'imposer sur le marché, mise sur le TSNC comme argument différenciant. La prochaine étape sera l'adoption par les studios de développement, qui devront intégrer ces outils dans leurs pipelines de création pour que la technologie tienne réellement ses promesses en conditions réelles.

InfrastructureActu
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Meta lance KernelEvolve, un agent IA pour optimiser les infrastructures d'entraînement
65Meta Engineering ML 

Meta lance KernelEvolve, un agent IA pour optimiser les infrastructures d'entraînement

Meta a présenté KernelEvolve, un système d'optimisation de kernels piloté par intelligence artificielle, développé en interne pour accélérer ses modèles de publicité et d'IA générative. Intégré à l'agent Ranking Engineer Agent, KernelEvolve automatise la création et l'optimisation de kernels — ces programmes bas niveau qui traduisent les opérations de haut niveau d'un modèle en instructions spécifiques à chaque puce. Le système cible une infrastructure hétérogène composée de GPU NVIDIA, de GPU AMD, de CPU classiques et des puces MTIA, les accélérateurs personnalisés de Meta. Les résultats publiés sont substantiels : plus de 60 % d'amélioration du débit d'inférence pour le modèle publicitaire Andromeda sur GPU NVIDIA, et plus de 25 % de gain en débit d'entraînement sur les puces MTIA. Des travaux qui auraient normalement demandé plusieurs semaines à des ingénieurs spécialisés ont été accomplis en quelques heures. L'article associé sera présenté au 53e International Symposium on Computer Architecture (ISCA) 2026. L'enjeu est direct et massif : Meta sert chaque jour des milliards d'expériences alimentées par l'IA, des recommandations personnalisées aux assistants génératifs. Chaque requête d'entraînement ou d'inférence repose sur une couche de kernels hautement optimisés, et à mesure que les modèles gagnent en complexité et que le parc matériel se diversifie, le nombre de configurations possibles explose — atteignant des milliers de combinaisons selon le hardware, l'architecture du modèle et le type d'opérateur. L'optimisation manuelle par des experts ne peut plus suivre ce rythme, créant un goulot d'étranglement critique qui freine l'adoption de nouveaux matériels et ralentit les cycles d'itération des modèles. KernelEvolve résout ce problème en traitant l'optimisation comme une recherche automatisée : un environnement d'évaluation dédié teste chaque kernel candidat, renvoie les diagnostics au LLM, et pilote une exploration continue sur des centaines d'alternatives — dépassant les performances des kernels écrits à la main par des experts humains. Cette initiative s'inscrit dans une tendance de fond chez les grandes plateformes technologiques : déléguer des tâches d'ingénierie de bas niveau à des agents IA pour absorber la complexité croissante des infrastructures de calcul. Meta fait face à la même contrainte que Google, Microsoft ou Amazon — accélérer sans cesse les modèles tout en maîtrisant les coûts de calcul sur un parc matériel qui ne cesse de se diversifier. KernelEvolve génère des kernels dans des langages aussi bien de haut niveau comme Triton ou CuteDSL que de bas niveau comme CUDA, HIP ou MTIA C++, ce qui lui confère une portabilité rare. À terme, ce type d'agent pourrait devenir standard dans l'industrie, réduisant drastiquement le besoin d'ingénieurs spécialisés en optimisation matérielle et accélérant la mise en production de nouvelles architectures de modèles sur des puces encore inconnues.

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Arm entre dans l'arène du silicium : le CPU AGI prêt à propulser l'IA agentique, mais au milieu d'une forte concurrence
66ZDNET FR 

Arm entre dans l'arène du silicium : le CPU AGI prêt à propulser l'IA agentique, mais au milieu d'une forte concurrence

Arm, le concepteur britannique de puces dont l'architecture équipe la quasi-totalité des smartphones mondiaux, a annoncé le lancement de son propre processeur destiné aux data centers : l'Arm AGI CPU. Contrairement à son modèle historique de simple vente de licences d'architecture, Arm entre cette fois directement sur le marché du silicium, ciblant spécifiquement les charges de travail liées à l'IA agentique — ces systèmes autonomes capables d'enchaîner des tâches complexes sans intervention humaine. Cette annonce marque un tournant stratégique majeur pour l'industrie. L'IA agentique exige des processeurs capables de gérer des flux de raisonnement continus et intensifs, un segment jusqu'ici dominé par les GPU de Nvidia et les puces custom de Google (TPU) ou Amazon (Trainium). En proposant un CPU optimisé pour ces usages, Arm s'attaque à un marché en croissance explosive, tout en challengeant ses propres clients comme Qualcomm et Apple qui s'appuient sur ses licences. Le mouvement s'inscrit dans un contexte de consolidation verticale accélérée : Meta, Microsoft et Amazon développent leurs propres puces, tandis que SoftBank — propriétaire d'Arm depuis 2016 et reintroduit en bourse en 2023 — pousse à une montée en valeur ajoutée. La concurrence sera néanmoins rude face à des acteurs comme AMD, Intel et surtout Nvidia, dont l'emprise sur l'infrastructure IA reste considérable. Les prochains mois révéleront si Arm peut transformer son omniprésence architecturale en avantage commercial direct sur ce segment stratégique.

UEArm étant une entreprise britannique stratégique soutenue par SoftBank, son entrée sur le marché des processeurs pour data centers pourrait renforcer l'écosystème européen des semi-conducteurs et influencer les choix d'infrastructure IA des acteurs cloud opérant en Europe.

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67Frandroid 

Nvidia DLSS : avantages, fonctionnement, performances… Quand l’IA vient au secours de vos jeux

Le DLSS (Deep Learning Super Sampling) de Nvidia est une technologie d'upscaling basée sur l'IA qui améliore significativement les performances dans les jeux vidéo. L'article explique son fonctionnement, ses réglages et le compare aux solutions concurrentes d'AMD et d'Intel. Il s'adresse aux joueurs souhaitant optimiser leur expérience graphique grâce à l'intelligence artificielle.

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Meta dévoile quatre générations de puces IA maison pour réduire les coûts d'inférence pour des milliards d'utilisateurs
68The Decoder 

Meta dévoile quatre générations de puces IA maison pour réduire les coûts d'inférence pour des milliards d'utilisateurs

Meta dévoile quatre nouvelles générations de puces IA personnalisées dédiées à l'inférence, visant à réduire sa dépendance envers les fabricants de GPU comme Nvidia et AMD. L'objectif est de diminuer les coûts d'inférence pour ses milliards d'utilisateurs. Cette initiative s'inscrit dans la stratégie de Meta pour maîtriser davantage son infrastructure matérielle d'IA.

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