Un nouveau prix littéraire récompensera une œuvre créée à l’aide de l’intelligence artificielle : « Depuis l’affaire Thélyson Orélien, plus personne ne doute que l’IA est capable d’écrire un bon roman »
Trois entrepreneurs passionnés de technologie ont annoncé à la mi-octobre la création du prix Pascal, une récompense littéraire destinée à une œuvre rédigée à l'aide de l'intelligence artificielle. L'initiative est présentée comme un contre-pied au petit séisme que l'affaire Thélyson Orélien a provoqué dans le monde des lettres. Selon l'un des initiateurs, depuis ce dossier, plus personne ne doute que l'IA soit capable d'écrire un bon roman.
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Cette annonce place ses promoteurs en opposition frontale avec la plupart des éditeurs et des auteurs, qui combattent l'avènement d'une écriture hybridée avec la machine. En instituant une distinction officielle pour ces textes, le prix cherche à les sortir de l'ombre et à ouvrir un débat assumé sur leur légitimité, là où la profession tend plutôt à les rejeter. Il pose aussi une question très concrète, celle de ce que l'on récompense réellement: un auteur, un outil, ou la manière de les associer.
Le prix Pascal naît dans un climat de forte tension entre le secteur du livre et l'IA générative. Les inquiétudes portent sur la rémunération des auteurs, l'usage de leurs textes pour entraîner les modèles et la place de la création humaine. Les modalités du prix, notamment la composition du jury et la dotation, restent à préciser. La réaction des maisons d'édition et des institutions littéraires sera déterminante pour savoir si cette distinction s'impose comme une référence ou reste une provocation marginale.
La création du prix Pascal ouvre en France un débat sur la place de l'IA dans la création littéraire et sur la légitimité des œuvres hybrides face aux éditeurs et aux auteurs.