Fabriquer une serrure cachée avec un imageur magnétique
Un serrurier amateur a conçu une serrure dissimulée qui s'ouvre non pas avec une clé, mais avec un geste secret tracé à la main avec un aimant. L'auteur, James Provost, décrit le projet dans la rubrique Hands On d'IEEE Spectrum. Il s'appuie sur la tuile d'imagerie magnétique de SparkFun, vendue 100 dollars américains et issue des travaux de Peter Jansen. Elle comporte une grille de 8 par 8 capteurs à effet Hall, capables de mesurer l'intensité et la polarité d'un champ magnétique, et communique par interface SPI. Selon la puissance du microcontrôleur, elle peut fournir des centaines, voire des milliers de mesures par seconde. C'est assez rapide pour suivre un aimant déplacé à la main sur la surface. Le cerveau du dispositif est un Teensy 4.1, vendu 32 dollars, qui offre un processeur à 600 mégahertz, un mégaoctet de RAM, un lecteur de carte SD et de nombreuses entrées-sorties. Le câblage a été simple, malgré une erreur de sérigraphie sur une face de la carte qui désigne mal les connexions SPI. SparkFun indique que cela sera corrigé dans les prochaines séries. Quelques composants discrets pilotent le servomoteur du verrou et un bouton permet de passer en mode programmation.
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Résumé et traduction réalisés par Le Fil IA à partir de IEEE Spectrum AI. Lire l'article original →
L'intérêt du montage tient à ce que le mécanisme reste invisible et ne se laisse pas contourner par la force brute. Les serrures magnétiques classiques, où un aimant glissé contre un point précis libère un loquet, ont une faiblesse : une fois l'emplacement deviné, n'importe quel aimant puissant suffit. Ici, il faut reproduire un mouvement, ce qui ajoute un secret mémorisable, sans carte RFID de plus à garder sur soi. Le dispositif offre aussi une discrétion maximale : on peut le blinder derrière une feuille de cuivre formant une cage de Faraday. Un lecteur RFID ne le permettrait pas, puisqu'il doit communiquer à travers la paroi. Cette feuille bloquerait aussi les champs électromagnétiques qu'un attaquant muni d'un détecteur de champs pourrait utiliser pour repérer la serrure.
Le projet s'inscrit dans une longue tradition de serrures qui cachent leur propre existence, et dans la passion de l'auteur pour le crochetage, née à la lecture des mémoires de Richard Feynman, qui forçait des serrures et des combinaisons à Los Alamos pendant le projet Manhattan. Provost possède des kits de crochetage achetés en conférences de hackers et suit les vidéos de LockPickingLawyer. Il aborde aussi une question qu'il avait déjà soulevée dans son article d'avril 2026 sur une suite télétexte pour la radioamateur : la place du « vibe coding » dans les projets de bricolage. Il a limité Claude à l'écriture de deux bibliothèques. L'une enregistre un geste et le sauvegarde dans la mémoire non volatile du Teensy. L'autre surveille la tuile et indique si un nouveau geste dépasse un seuil réglable de ressemblance. L'auteur a codé lui-même le programme principal, qui gère notamment le bouton déclenchant l'enregistrement après un court délai. Le code est publié dans le dépôt GitHub d'IEEE Spectrum Hands On.
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