Nvidia s'apprête à soutenir le fournisseur de cloud GPU Firmus après le rejet de son introduction en Bourse par les investisseurs
Nvidia est en discussions pour investir plusieurs centaines de millions de dollars dans Firmus, fournisseur australien de cloud dédié à l'IA, qui a brusquement retiré son introduction en bourse plus tôt ce mois-ci, selon des sources proches du dossier. Le montant exact n'a pas été précisé. Cette démarche intervient alors que les investisseurs se sont montrés réticents à souscrire à l'opération, ce qui a poussé l'entreprise à renoncer à sa cotation.
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Cette initiative laisse penser que Nvidia continuera de soutenir les « neoclouds », ces sociétés encore non éprouvées qui louent de la puissance de calcul à partir de processeurs graphiques du constructeur. Beaucoup d'entre elles subissent aujourd'hui une pression financière, après s'être fortement endettées pour acheter des GPU destinés à leurs centres de données. Pour ces acteurs, le refus des marchés boursiers est un signal inquiétant : si l'accès au capital public se referme, ils dépendent davantage de dettes coûteuses ou de l'appui de leur propre fournisseur. Pour Nvidia, cela accroît l'exposition à des clients dont la solidité reste à démontrer.
Selon l'analyse de The Information, Nvidia a déjà engagé plus de 170 milliards de dollars auprès de ces sociétés et d'autres grands clients, notamment sous forme de garanties de crédit qui les aident à lever de la dette. Le schéma est circulaire : le fabricant finance en partie la demande pour ses propres puces, ce qui nourrit les inquiétudes sur la soutenabilité de la vague d'investissements dans l'IA. Si les neoclouds peinaient à rembourser leurs emprunts ou à trouver des clients pour leurs capacités, Nvidia pourrait en supporter une part des conséquences. Un nouvel investissement dans Firmus s'inscrirait dans cette logique de soutien continu à son écosystème.
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