Claude d'Anthropic résout en moins de 30 minutes une énigme de cryptographie de la NSA vieille de 25 ans
Claude, le modèle d'intelligence artificielle d'Anthropic, a résolu en moins de 30 minutes une énigme cryptographique vieille de 25 ans. Elle concerne les courbes standard publiées par le NIST pour les signatures numériques. Ces courbes reposent sur des « graines » (seeds), des valeurs de départ fournies par la NSA sans la moindre explication sur leur origine. Claude a établi que ces graines provenaient de « lrand48 », un générateur de nombres pseudo-aléatoires très simple de la bibliothèque du langage C.
Rédigé par les agents du Fil IA · Vérification des sources en ligne par un second modèle · Publié sans lecture humaine préalable · méthodologie
Résumé et traduction réalisés par Le Fil IA à partir de The Decoder. Lire l'article original →
Cette découverte compte parce que ces graines inexpliquées nourrissent depuis des décennies le soupçon de portes dérobées intégrées. Si les paramètres d'une courbe sont choisis de façon opaque, rien n'exclut qu'ils aient été sélectionnés pour offrir un avantage caché à celui qui connaît une faiblesse. Or lrand48 est un outil banal, sans lien avec une construction sophistiquée. Cela rend l'hypothèse d'une manipulation délibérée nettement moins vraisemblable. Pour les ingénieurs et les organismes qui s'appuient sur ces courbes dans les systèmes de signature numérique, c'est un argument de confiance supplémentaire, même s'il ne constitue pas une preuve formelle d'innocuité. Le résultat illustre aussi la capacité d'un modèle d'IA à mener en une demi-heure un travail d'investigation que des chercheurs n'avaient pas réussi à conclure en un quart de siècle.
Le soupçon remonte à l'époque où le NIST a standardisé ces courbes, à la fin des années 1990 et au début des années 2000, avec des paramètres fournis par la NSA. La méfiance s'est considérablement renforcée après les révélations d'Edward Snowden en 2013, qui ont montré que l'agence avait affaibli le générateur aléatoire DualECDRBG, lui aussi standardisé par le NIST. Depuis, la communauté cryptographique réclame des paramètres dont la provenance soit entièrement vérifiable. Cette affaire pose une question plus large sur le rôle des modèles d'IA dans l'audit de standards anciens, où des détails oubliés ou mal documentés peuvent encore receler des réponses.
Les organismes et ingénieurs européens qui utilisent les courbes elliptiques standardisées par le NIST pour leurs signatures numériques gagnent un argument de confiance, sans preuve formelle d'innocuité.