☕️ UE : Google conteste l’ouverture d’Android aux bots IA rivaux
Google a formé un pourvoi auprès de la Cour de justice de l'Union européenne contre deux mesures contraignantes imposées par la Commission européenne le 15 juillet. La première oblige le groupe à ouvrir Android aux assistants d'intelligence artificielle concurrents de Gemini, comme Claude ou ChatGPT. La seconde l'oblige à partager ses données de recherche avec ses rivaux. Seule la première a suscité un commentaire de l'entreprise. Oliver Bethell, qui s'est exprimé auprès de Bloomberg, a estimé que les internautes posent au moteur de recherche leurs questions les plus personnelles, qu'il s'agisse de préoccupations médicales ou de relations intimes. Selon lui, imposer le partage de ces requêtes sans garanties suffisantes causerait un préjudice irréversible à la vie privée des utilisateurs.
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Résumé et traduction réalisés par Le Fil IA à partir de Next INpact. Lire l'article original →
L'enjeu est double. Pour les développeurs d'assistants IA, l'ouverture d'Android permettrait de proposer leurs services sur des millions de smartphones. Ils ne dépendraient plus du seul Gemini, qui bénéficie de la position de Google sur le système d'exploitation mobile. Le partage des données de recherche vise pour sa part à rééquilibrer un marché que Google domine très largement, en donnant aux concurrents une matière première qu'ils ne pourraient pas reconstituer seuls. L'argument de la vie privée place toutefois la Commission face à une difficulté réelle, car l'anonymisation de requêtes aussi sensibles est délicate. Le pourvoi n'est pas suspensif de façon évidente, et les mesures pourraient rester en débat plusieurs mois.
Ce recours s'inscrit dans une série de sanctions européennes contre Google. La semaine dernière, la Commission irlandaise de protection des données lui a infligé une amende de 403 millions d'euros pour infraction au RGPD. En juillet, la Commission européenne avait déjà prononcé deux amendes, pour un total de 890 millions d'euros, en raison de violations du règlement sur les marchés numériques (DMA). La décision de la Cour de justice est attendue dans quelques mois. Si elle donnait tort à Google, un nouvel appel serait très probable, ce qui prolongerait un bras de fer où Bruxelles cherche à faire respecter ses règles de concurrence à l'heure de l'IA générative.
Google conteste devant la Cour de justice de l'UE les mesures de la Commission imposant l'ouverture d'Android aux assistants IA rivaux et le partage des données de recherche, ce qui influencera l'application du DMA en Europe.