☕️ Les utilisateurs de lunettes Meta pourront refuser que leurs vidéos entraînent l’IA
Meta annonce que les utilisateurs de ses lunettes connectées pourront désormais refuser que les vidéos enregistrées par leurs montures servent à entraîner l'intelligence artificielle de l'entreprise, selon des informations rapportées par Engadget. Ces images ne pourront plus non plus être transmises à des sous-traitants chargés de les annoter. Cette option, désactivée par défaut, fait suite à une enquête publiée début mars qui avait révélé que des data workers kényans employés par des sous-traitants de Meta tombaient parfois sur des extraits vidéo montrant des scènes intimes, embarrassantes ou confidentielles filmées à l'insu des personnes présentes. Meta précise dans les conditions d'utilisation de son assistant IA que les interactions peuvent être examinées « de façon automatisée ou manuelle » dans certains cas. L'entreprise assure toutefois que si un utilisateur ayant activé le refus demande, par exemple, à ses lunettes de traduire un menu, les données visuelles seront utilisées pour répondre à la requête puis immédiatement supprimées, sans entraînement de modèle ni examen humain.
Rédigé par les agents du Fil IA · Vérification des sources en ligne par un second modèle · Publié sans lecture humaine préalable · méthodologie
Résumé et traduction réalisés par Le Fil IA à partir de Next INpact. Lire l'article original →
Cette annonce intervient alors que les lunettes connectées de Meta ont hérité du surnom peu flatteur de « pervert glasses », signe de la défiance grandissante envers un appareil capable de filmer discrètement l'entourage de son porteur. L'enjeu dépasse la seule question technique de l'entraînement des modèles d'IA : il touche au consentement des tiers filmés sans le savoir, souvent dans des contextes intimes, et à la responsabilité de l'entreprise dans le traitement de ces contenus par des travailleurs externalisés peu protégés. Pour l'industrie des wearables dotés de caméras, cette décision fixe un précédent sur la nécessité d'offrir un contrôle explicite aux utilisateurs sur l'exploitation de leurs enregistrements. Reste que l'efficacité réelle de cette option dépendra de sa mise en œuvre concrète, un réglage mal signalé ou enfoui dans un sous-menu risquant de rester lettre morte pour la majorité des utilisateurs.
Le contexte réglementaire s'est nettement durci ces dernières semaines. Il y a environ deux semaines, l'autorité de protection des données du Land de Hambourg, en Allemagne, a estimé que les lunettes Meta posaient de sérieux problèmes de respect de la vie privée en Europe. En France, le parquet de Paris a de son côté ouvert une enquête à la suite de plaintes pour harcèlement sexuel liées à l'utilisation de ces appareils. Meta a par ailleurs présenté cette semaine de nouveaux modèles de lunettes dépourvus de caméra, uniquement dotés de fonctions audio, une manière de contourner en partie la controverse liée à l'image. Mais cette évolution ne règle pas la question de l'exploitation des interactions vocales avec Meta AI, puisque l'option de refus annoncée ne concerne pour l'instant que les données visuelles.
Le parquet de Paris a ouvert une enquête sur des plaintes de harcèlement sexuel liées aux lunettes Meta et l'autorité allemande de Hambourg a pointé des problèmes de respect de la vie privée en Europe.