L'IA, l'ONU, Xi et Trump
Cette semaine marque un moment charnière pour la diplomatie de l'intelligence artificielle. New York accueille l'Assemblée générale des Nations unies, où l'afflux de chefs d'État et de gouvernement provoque déjà des embouteillages monstres dans Midtown Manhattan. Parallèlement, le président chinois Xi Jinping doit arriver à Washington ce mercredi 24 septembre. Les dirigeants des plus grandes entreprises technologiques américaines seront présents à un dîner d'État organisé jeudi soir en l'honneur de Xi Jinping, certains d'entre eux participant également aux discussions à l'ONU plus tôt dans la semaine. Mardi matin, le président américain Donald Trump a par ailleurs créé la surprise en annonçant que l'expression "intelligence artificielle" serait désormais remplacée par "super intelligence" dans tous les documents officiels du gouvernement fédéral, justifiant ce changement par le fait que le mot "artificiel" donnerait une image "fausse" ou "factice" de la technologie.
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Si l'IA devrait dominer une grande partie des échanges, tant lors des sessions onusiennes que dans les discussions bilatérales à Washington, peu d'observateurs s'attendent à des annonces substantielles. Ces rencontres serviront surtout de vitrine médiatique et diplomatique, où les symboles comptent souvent autant que les décisions concrètes. La sortie de Donald Trump sur la terminologie officielle illustre cette dynamique : un simple changement de vocabulaire administratif peut capter l'attention et orienter le récit public sur l'IA, sans qu'aucune politique substantielle ne soit modifiée. Pour l'industrie technologique, ces événements sont surtout l'occasion d'observer les rapports de force entre Washington et Pékin sur les technologies critiques.
Cette semaine s'inscrit dans un contexte de rivalité croissante entre les États-Unis et la Chine sur la maîtrise de l'intelligence artificielle, enjeu désormais central des relations bilatérales et des discussions multilatérales à l'ONU. La présence simultanée de dirigeants politiques et de patrons de la tech autour de Xi Jinping traduit l'imbrication étroite entre diplomatie d'État et intérêts industriels dans ce secteur. Reste à voir si ces rencontres déboucheront sur des engagements concrets en matière de régulation, de coopération ou de compétition technologique, ou si elles resteront, comme le suggère le ton de l'article original, essentiellement symboliques.
Pas d'impact direct sur la France/UE