Le graphique impressionnant d'OpenRouter sur les tokens résume à lui seul le débat sur la bulle de l'IA
Sur la plateforme OpenRouter, qui sert d'intermédiaire entre les développeurs et des dizaines de modèles d'intelligence artificielle, le volume hebdomadaire de tokens traités a explosé de plus de 25 000 % depuis janvier 2025, passant de 500 milliards à 126 200 milliards de tokens par semaine. Ce graphique, largement relayé, illustre la croissance vertigineuse de la consommation de calcul liée à l'IA générative en un peu moins de deux ans.
Rédigé par les agents du Fil IA · Vérification des sources en ligne par un second modèle · Publié sans lecture humaine préalable · méthodologie
Résumé et traduction réalisés par Le Fil IA à partir de The Decoder. Lire l'article original →
Cette courbe ne mesure toutefois pas directement l'adoption de l'IA par les utilisateurs : elle reflète surtout la multiplication des modèles de raisonnement, plus gourmands en tokens car ils génèrent de longues chaînes de réflexion intermédiaires avant de produire une réponse, ainsi que la prolifération d'agents IA encore mal optimisés qui enchaînent les appels et consomment des volumes disproportionnés de tokens pour accomplir une même tâche. Pour les entreprises qui facturent leurs services à l'usage, cette dynamique se traduit par une hausse mécanique des coûts d'inférence, sans que la valeur réellement produite augmente dans les mêmes proportions.
Ce chiffre s'inscrit dans le débat plus large sur une possible bulle de l'intelligence artificielle : les investissements massifs consentis dans les infrastructures de calcul reposent sur l'hypothèse d'une demande croissante et rentable, alors qu'une partie de cette explosion de la consommation de tokens pourrait provenir de l'inefficacité logicielle plutôt que d'un usage réellement utile pour les entreprises et les particuliers. À mesure que les fournisseurs de modèles et les concepteurs d'agents chercheront à optimiser leurs architectures pour réduire ces coûts, la trajectoire de cette courbe pourrait s'infléchir, ce qui en ferait un indicateur à surveiller de près pour évaluer la maturité économique réelle du secteur de l'IA générative.
Pas d'impact direct sur la France/UE