ChatGPT : une enquête révèle que des humains peuvent lire certaines de vos conversations
Une enquête publiée le 14 septembre 2026 par le média américain 404 Media, menée par le journaliste Joseph Cox, révèle l'existence d'un programme interne d'OpenAI baptisé « Project Lily ». Selon ces révélations, l'entreprise emploie des centaines de prestataires externes chargés de lire de vrais échanges entre des utilisateurs et ChatGPT, parfois des conversations complètes, afin d'évaluer la qualité des réponses du chatbot. Ces évaluateurs notent les réponses et signalent les défauts, notamment la tendance de l'IA à flatter excessivement ses utilisateurs ou à se comporter comme si elle était une personne. Cox affirme avoir consulté des documents internes, le système de revue utilisé par ces prestataires, ainsi que de véritables prompts d'utilisateurs, certains contenant des informations très personnelles ou sensibles. OpenAI ne masque pas les échanges eux-mêmes, mais les prestataires n'ont pas accès au nom du compte associé à la conversation, et un filtre technique est censé retirer les données personnelles avant la revue humaine.
Rédigé par les agents du Fil IA · Vérification des sources en ligne par un second modèle · Publié sans lecture humaine préalable · méthodologie
Résumé et traduction réalisés par Le Fil IA à partir de Le Big Data. Lire l'article original →
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Cette pratique interroge parce que beaucoup d'utilisateurs traitent ChatGPT comme un espace de confidence, à l'abri du regard d'autrui. Une dispute conjugale, une inquiétude financière, une question médicale ou un problème professionnel se retrouvent régulièrement tapés dans la fenêtre de discussion, souvent sans que l'utilisateur pense qu'un humain pourrait un jour les lire. Or l'enquête montre que le filtre censé anonymiser les échanges n'est pas infaillible : des éléments sensibles peuvent malgré tout passer entre les mailles du filet et atterrir sous les yeux d'un prestataire. Pour l'industrie de l'IA conversationnelle, l'affaire relance le débat sur la confidentialité réelle des chatbots, à un moment où des dizaines de millions de personnes utilisent ces outils pour des usages de plus en plus intimes, bien au-delà de la simple rédaction de textes ou de résumés.
OpenAI ne dément pas l'existence de cet accès humain et l'assume dans sa documentation officielle : du personnel autorisé et des prestataires de confiance peuvent consulter des contenus pour enquêter sur des abus, assurer le support, traiter des questions juridiques ou améliorer les modèles, sauf si l'utilisateur a désactivé cette option dans ses réglages. L'entreprise dit appliquer un principe de besoin de savoir et soumettre ces accès à des contrôles internes, tout en conseillant explicitement de ne jamais saisir d'information qu'on ne voudrait pas voir examinée par un tiers. Reste que cette recommandation, pour un service auquel des millions de personnes racontent des pans entiers de leur vie, illustre l'écart entre la perception d'intimité que procure une conversation avec une IA et la réalité technique et humaine qui se cache derrière.
Les utilisateurs français et européens de ChatGPT sont concernés par cette pratique, ce qui soulève des questions de conformité au RGPD sur le traitement des données personnelles.