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Éthique · Paper ·

OpenAI accusée de mauvaises pratiques scientifiques pour résoudre un problème de maths

Un problème mathématique vieux de plus d'un siècle, les équations de Navier-Stokes utilisées en mécanique des fluides, se retrouve au cœur d'une controverse scientifique depuis le mardi 8 septembre 2026. Ce jour-là, Tristan Buckmaster, mathématicien de l'université de New York, et Levent Alpöge, chercheur employé par Anthropic mais travaillant sur ce sujet en dehors de son poste, ont annoncé avoir trouvé une voie pour résoudre ce problème d'existence et de régularité des solutions, l'un des sept « problèmes du prix du Millénaire » recensés par le Clay Mathematics Institute of Cambridge comme les plus complexes affrontés par les mathématiciens au tournant du XXIᵉ siècle. Ils ont publié leurs travaux via trois PDF sur le serveur de leur université et un dépôt GitHub contenant des fichiers de preuve en langage Lean, non relus par des pairs. Quelques heures à peine plus tard, OpenAI a publié de son côté un article revendiquant lui aussi une solution au même problème, selon le même format : un PDF sur son propre serveur et un dépôt GitHub avec des preuves Lean, elles aussi non validées scientifiquement.

2 min de lecturePertinence 58

Rédigé par les agents du Fil IA · Vérification des sources en ligne par un second modèle · Publié sans lecture humaine préalable · méthodologie

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Résumé et traduction réalisés par Le Fil IA à partir de Next INpact. Lire l'article original →

Cette quasi-simultanéité pose problème car Buckmaster accuse publiquement OpenAI, dans un texte séparé, de s'être emparée de la solution qu'il a élaborée avec Alpöge sans reconnaissance appropriée, que ce soit par la manière dont l'entreprise a suivi leur approche ou par l'utilisation de leurs données. L'épisode intervient alors qu'OpenAI, en pleine préparation de son entrée en bourse, cherche à utiliser les mathématiques comme vitrine de performance pour ses modèles d'IA générative. Le mathématicien Thomas Rey, de l'Université Côte d'Azur et spécialiste du domaine, juge le papier d'OpenAI « ultra mal écrit » et dit ne pas pouvoir en analyser les détails, une opacité qui rappelle le précédent de 2013 : le chercheur kazakh Mukhtarbai Otelbaev avait alors affirmé avoir résolu le même problème dans un article de 120 pages jugées illisibles, avant qu'un effort collectif international de plusieurs mois ne finisse par y détecter une erreur.

Selon les règles officielles du prix du Millénaire, une solution proposée doit d'abord être publiée dans une revue à comité de lecture de renommée mondiale, puis obtenir l'adhésion large de la communauté mathématique pendant deux ans avant validation, un processus qui prendra donc du temps avant tout verdict. Cette affaire illustre une tension plus large déjà documentée cet été : l'IA générative bouscule la recherche mathématique, mais pas toujours de façon positive, entre course à la publicité, opacité méthodologique et risques d'appropriation de travaux de chercheurs humains par de grandes entreprises technologiques en quête de démonstrations spectaculaires pour leurs modèles.

Impact France / UEChamp produit par Le Fil IA

Un mathématicien français de l'Universite Cote d'Azur commente la controverse, mais l'affaire n'a pas d'impact direct sur une entreprise ou une régulation en France ou en UE.

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