Meta teste des robots dans ses datacenters : vers la fin des techniciens humains ?
Meta expérimente des robots dans plusieurs de ses centres de données américains pour effectuer des tâches jusqu'ici réservées aux techniciens humains, comme brancher des câbles, redémarrer des serveurs ou déplacer du matériel. Selon des employés actuels et anciens du groupe, plusieurs fournisseurs sont impliqués dans ces tests, dont Watney Robotics, Kinova et ABB. Le site d'Altoona, dans l'Iowa, plus grand centre de données de Meta, joue un rôle pilote dans cette stratégie : le maire Dean O'Connor y voit un site pilote systématiquement, ce qui a validé y est ensuite déployé ailleurs. Depuis juin, deux robots Watney à double bras y testent des opérations de câblage sous supervision humaine, plus lents que les techniciens mais jugés prometteurs. D'autres machines sont déjà en service en Iowa et en Virginie, notamment un modèle à roues équipé d'un lecteur de codes-barres pour la gestion des stocks et le diagnostic de pannes. À New Albany, dans l'Ohio, le nouveau campus Prometheus accueille aussi des robots ABB à quatre roues, dotés d'une plateforme élévatrice et d'un bras à six axes, pour déplacer des pièces.
Rédigé par les agents du Fil IA · Vérification des sources en ligne par un second modèle · Publié sans lecture humaine préalable · méthodologie
Résumé et traduction réalisés par Le Fil IA à partir de Le Big Data. Lire l'article original →
Cette automatisation inquiète une partie du personnel : un technicien estime qu'une automatisation réussie pourrait, à terme, absorber jusqu'à 80 % du travail actuellement réalisé par certains postes, et les discussions en interne à Altoona seraient devenues particulièrement pessimistes. L'enjeu dépasse Meta puisqu'il touche à l'avenir des emplois de maintenance technique dans un secteur, celui des infrastructures cloud et IA, en pleine expansion aux États-Unis. Meta refuse de commenter précisément ses expérimentations, mais son porte-parole Francis Brennan assure que l'entreprise investit massivement dans la formation et le recrutement, évoquant un manque de main-d'œuvre qualifiée face au boom des infrastructures. Le groupe a lancé un programme de formation gratuite, destiné à des milliers de personnes chaque année, aux métiers de l'électricité, de la mécanique et de la plomberie, avec des perspectives d'embauche dans plusieurs États.
Cette robotisation s'inscrit dans une vision affichée depuis un an par Eric Xu, responsable de la robotique chez Meta, qui présente l'objectif non comme un remplacement des humains mais comme un moyen d'accélérer les interventions, de surveiller les installations et de réaliser de la maintenance préventive. La technologie reste toutefois loin d'être mature à grande échelle : Helen Oleynikova, PDG d'Exclaim Robotics, souligne que le secteur multiplie les prototypes et démonstrations sans solution réellement éprouvée. Les limites techniques sont nombreuses, à l'image des caméras fonctionnant en niveaux de gris, incapables de distinguer un voyant vert d'un voyant rouge, ce qui oblige encore à envoyer un humain vérifier certaines pannes. Les robots peinent aussi à négocier des virages ou à franchir les câbles au sol, restent lents selon deux sources internes, et nécessitent des arrêts pour recharger leur batterie. Meta avait même envisagé d'utiliser des drones avant d'abandonner cette piste, signe que la voie vers des centres de données largement automatisés reste encore semée d'obstacles.
Pas d'impact direct sur la France/UE