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Meta veut devenir l’Android des robots humanoïdes
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Meta veut devenir l’Android des robots humanoïdes

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Meta veut devenir l’Android des robots humanoïdes
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Meta a confirmé auprès de Bloomberg l'acquisition d'Assured Robot Intelligence (ARI), une startup spécialisée dans le développement de modèles d'intelligence artificielle pour la robotique. L'équipe d'ARI, présentée par Meta comme se situant « à la pointe de l'intelligence robotique, conçue pour permettre aux robots de comprendre, prévoir et s'adapter aux comportements humains dans des environnements complexes et dynamiques », rejoint le Meta Superintelligence Labs. Elle travaillera étroitement avec le Meta Robotics Studio, une division créée en février 2025 pour développer les technologies de base des robots humanoïdes. Ce rachat s'inscrit dans une stratégie plus large : Meta a déjà présenté en octobre 2025 des prototypes de capteurs tactiles avancés, le Digit Plexus, une solution matérielle pour intégrer des capteurs dans une main robotique, et le Digit 360, un capteur en forme de doigt fournissant des données haptiques très précises. Le géant des réseaux sociaux aurait par ailleurs déjà engagé des discussions avec Unitree Robotics, fabricant chinois connu pour ses robots acrobatiques, ainsi qu'avec Figure AI.

L'ambition de Meta ne se limite pas à fabriquer ses propres robots : l'entreprise veut jouer un rôle de plateforme transversale pour toute l'industrie, sur le modèle d'Android et des puces Qualcomm dans l'écosystème des smartphones. Si ce positionnement réussit, Meta se retrouverait en position centrale dans un marché potentiellement colossal, en fournissant les briques logicielles et matérielles sur lesquelles d'autres constructeurs bâtiront leurs produits. L'enjeu industriel est réel : Amazon estime que les robots humanoïdes lui permettront d'éviter 600 000 embauches d'ici 2033, signal fort que la demande en environnements professionnels précède largement celle du grand public.

Ce mouvement s'inscrit dans une dynamique de fond déclenchée par l'essor de l'IA générative, qui a fourni aux robots la capacité de comprendre des consignes en langage naturel, de décomposer des tâches complexes et de s'adapter à des situations imprévues, ce que les systèmes robotiques classiques ne pouvaient pas faire seuls. De nombreuses entreprises ont flairé l'opportunité d'un nouveau marché lucratif, et la compétition se structure rapidement. Tesla mise sur une approche intégrée verticalement avec Optimus, Elon Musk ayant promis lors du Forum de Davos une commercialisation possible dès fin 2026. Meta, dont le laboratoire de recherche fondamentale FAIR a vu son influence diminuer depuis le départ de Yann LeCun, réoriente clairement ses ressources vers ce chantier via le Superintelligence Labs. La question est désormais de savoir si le modèle « couche d'infrastructure ouverte » peut s'imposer face aux acteurs qui cherchent à tout contrôler, de la puce au châssis.

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Amazon a finalisé l'acquisition de Fauna Robotics, une jeune entreprise américaine spécialisée dans les robots humanoïdes, selon des informations révélées par Bloomberg. Le montant de la transaction n'a pas été divulgué. Cette opération s'inscrit dans une stratégie d'expansion robotique accélérée du géant de Seattle, qui avait déjà alimenté les rumeurs en juin dernier autour de robots livreurs autonomes. L'annonce intervient quelques jours seulement après une autre initiative dans ce secteur, confirmant un rythme d'investissement soutenu. Pour Amazon, l'enjeu est considérable : ses entrepôts emploient plus d'un million de personnes dans le monde, et l'automatisation des tâches manuelles complexes — picking, tri, manutention — représente un levier de productivité et de réduction des coûts massif. Les robots humanoïdes, capables de manipuler des objets dans des environnements conçus pour les humains, ouvrent des possibilités que les bras robotisés traditionnels ne permettent pas. Pour les travailleurs de la logistique, cette trajectoire soulève des questions directes sur l'évolution de leurs métiers. La course aux robots humanoïdes s'est considérablement intensifiée ces deux dernières années. Figure 02 de Figure AI, Optimus de Tesla, Atlas de Boston Dynamics ou encore les robots de 1X Technologies attirent des milliards de dollars d'investissement. Amazon, qui possède déjà Boston Dynamics via Hyundai et opère des dizaines de milliers de robots dans ses entrepôts, se positionne pour ne pas laisser à des tiers le contrôle de cette technologie stratégique. L'intégration de Fauna Robotics devrait accélérer ses capacités de développement en interne.

UELes entrepôts Amazon en France et en Europe, qui emploient des centaines de milliers de salariés de la logistique, sont directement concernés par cette accélération vers l'automatisation humanoïde.

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Le 19 avril 2026, Pékin accueillera la deuxième édition du semi-marathon humanoïde, une compétition inédite où des robots bipèdes doivent parcourir 21 kilomètres sur un tracé identique à celui des coureurs humains. Cette année, plus de 70 équipes se sont inscrites pour engager leurs machines dans l'épreuve, contre une vingtaine seulement lors de la première édition en 2025, soit une participation qui a presque quintuplé en un an. Les robots doivent avancer sans assistance humaine permanente, gérer leur équilibre sur la durée, éviter les chutes et coordonner leurs systèmes dans des situations imprévues. Environ 40 % des équipes misent désormais sur une navigation entièrement autonome. Les meilleurs robots approchent les 10 secondes au 100 mètres, et les organisateurs ont ajouté de nouveaux prix récompensant non seulement la vitesse, mais aussi l'endurance et la simple capacité à franchir la ligne d'arrivée. L'enjeu dépasse largement la performance sportive : chaque kilomètre couru constitue un test grandeur nature pour les ingénieurs, qui récupèrent en temps réel des données mécaniques et algorithmiques impossibles à obtenir en laboratoire. La distance d'un semi-marathon impose aux systèmes une charge thermique, une usure des articulations et une gestion de l'énergie sur la durée que peu de prototypes ont jusqu'ici dû affronter. Pour l'industrie robotique, ces courses accélèrent directement le cycle de développement : les chutes sur le bitume, les défaillances de coordination, les problèmes d'autonomie observés en course seront intégrés dans les prochaines versions des modèles. Une équipe universitaire a même assemblé son robot le jour de la course avant de l'engager directement sur le tracé, illustrant à quel point l'épreuve est aussi un banc d'essai assumé. La première édition, organisée également à Pékin en 2025, avait posé les bases d'un format qui prenait alors des allures d'expérience de niche. L'explosion du nombre de participants en 2026 reflète l'accélération généralisée du secteur de la robotique humanoïde en Chine, où plusieurs entreprises et laboratoires universitaires investissent massivement dans des bipèdes capables d'opérer dans des environnements conçus pour l'homme. Pékin s'est positionnée comme capitale de facto de cette compétition, dans un contexte où la robotique de service et industrielle est devenue un axe stratégique national. La navigation autonome, encore instable à 40 % des équipes, représente la prochaine frontière technique à franchir : si les robots peuvent un jour courir 21 kilomètres sans intervention extérieure, ils pourront théoriquement opérer dans n'importe quel environnement humain sans supervision constante.

UEL'accélération de la robotique humanoïde en Chine représente une pression concurrentielle croissante sur les industriels et laboratoires de recherche européens du secteur.

RobotiqueActu
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Tesla pris de vitesse ? Chery vend déjà son robot humanoïde en ligne
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Le constructeur automobile chinois Chery, jusqu'ici principalement connu pour ses véhicules électriques, vient de franchir un cap inattendu en mettant en vente son premier robot humanoïde, le Mornine M1, directement en ligne. Affiché à environ 39 000 euros, l'engin embarque une batterie de capteurs directement issus des systèmes de conduite autonome développés par Chery pour ses voitures. Le robot est commercialisé sans passer par des canaux de distribution traditionnels, une stratégie de vente directe qui rappelle celle adoptée par Tesla pour ses véhicules. Cette mise sur le marché place Chery dans une course technologique qui dépasse largement le secteur automobile. À ce prix, le Mornine M1 s'adresse potentiellement aux industriels, entrepôts logistiques et laboratoires souhaitant automatiser des tâches physiques complexes. La réutilisation de composants issus de la conduite autonome représente un avantage compétitif réel : Chery amortit ses investissements en R&D sur deux marchés simultanément, réduisant ainsi les coûts de développement. Cependant, l'article signale un point faible significatif qui n'est pas détaillé dans l'extrait disponible, ce qui laisse planer un doute sur la maturité réelle du produit. Le lancement du Mornine M1 s'inscrit dans une dynamique chinoise plus large visant à dominer le marché mondial de la robotique humanoïde, un secteur où Tesla avec Optimus, Figure AI et Boston Dynamics se livrent une concurrence féroce. La Chine a fait de la robotique humanoïde une priorité industrielle nationale, et voir un constructeur automobile s'y engouffrer illustre la convergence accélérée entre mobilité autonome et robotique. Chery rejoint ainsi BYD et d'autres géants industriels chinois qui diversifient leurs activités bien au-delà de l'électromobilité.

UELes industriels et entrepôts logistiques européens pourraient accéder à un robot humanoïde à 39 000€, accentuant la pression concurrentielle sur le marché de l'automatisation physique en Europe.

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L'étude des attitudes humaines envers les robots par l'expérience
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Au cours de l'été 2025, le RAI Institute a installé une expérience robotique gratuite et éphémère au centre commercial CambridgeSide de Cambridge, Massachusetts. Sur environ 10 000 visiteurs accueillis, une partie a pu prendre en main les commandes d'un robot quadrupède Spot, fabriqué par Boston Dynamics et considéré comme l'un des robots commerciaux les plus reconnaissables du marché. L'espace se divisait en deux zones : un musée présentant des robots historiques et contemporains, dont des prototypes du RAI Institute comme l'UMV, et une arène de conduite appelée "Drive-a-Spot". Les participants utilisaient un contrôleur adaptatif inspiré des manettes de jeu vidéo, avec des boutons larges utilisables par des enfants dès deux ans comme par des personnes de plus de 90 ans. L'arène changeait de décor toutes les quelques semaines, alternant entre un environnement d'usine, un domicile, un hôpital et un scénario de catastrophe extérieure. L'objectif principal de cette initiative était double : offrir au grand public une rencontre directe avec des robots de pointe, et mesurer scientifiquement l'évolution des perceptions après une interaction réelle. Les visiteurs volontaires remplissaient un questionnaire avant et après avoir conduit le Spot, évaluant leur niveau de confort et la pertinence du robot dans différents contextes professionnels et domestiques. Cette méthodologie est précieuse car la majorité des opinions sur la robotique se forment à partir de la culture populaire et des réseaux sociaux, deux vecteurs qui privilégient les récits sensationnels au détriment d'une représentation fidèle des capacités réelles des machines. Ce que beaucoup de visiteurs ont découvert avec surprise, c'est que Spot est capable d'ajuster ses déplacements de manière autonome pour franchir des obstacles, même lorsqu'il est simplement supervisé par une manette. Cette étude s'inscrit dans un moment charnière pour l'industrie robotique, où les questions d'acceptabilité sociale deviennent aussi stratégiques que les défis techniques. Le RAI Institute, dirigé par Marc Raibert, l'un des fondateurs historiques de la robotique à pattes, cherche à combler le fossé entre les avancées en laboratoire et la perception publique. Le choix des quatre scénarios de l'arène n'est pas anodin : il oppose des environnements où les robots sont déjà largement acceptés, comme l'industrie et les situations d'urgence, à des cadres où l'ambivalence est documentée, notamment le domicile et les établissements de santé. Les résultats de l'enquête, portant sur un échantillon représentatif de la population générale, devraient alimenter la réflexion des concepteurs de robots sur la manière d'intégrer ces machines dans des espaces partagés avec les humains.

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