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Tesla pris de vitesse ? Chery vend déjà son robot humanoïde en ligne
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Tesla pris de vitesse ? Chery vend déjà son robot humanoïde en ligne

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Le constructeur automobile chinois Chery, jusqu'ici principalement connu pour ses véhicules électriques, vient de franchir un cap inattendu en mettant en vente son premier robot humanoïde, le Mornine M1, directement en ligne. Affiché à environ 39 000 euros, l'engin embarque une batterie de capteurs directement issus des systèmes de conduite autonome développés par Chery pour ses voitures. Le robot est commercialisé sans passer par des canaux de distribution traditionnels, une stratégie de vente directe qui rappelle celle adoptée par Tesla pour ses véhicules.

Cette mise sur le marché place Chery dans une course technologique qui dépasse largement le secteur automobile. À ce prix, le Mornine M1 s'adresse potentiellement aux industriels, entrepôts logistiques et laboratoires souhaitant automatiser des tâches physiques complexes. La réutilisation de composants issus de la conduite autonome représente un avantage compétitif réel : Chery amortit ses investissements en R&D sur deux marchés simultanément, réduisant ainsi les coûts de développement. Cependant, l'article signale un point faible significatif qui n'est pas détaillé dans l'extrait disponible, ce qui laisse planer un doute sur la maturité réelle du produit.

Le lancement du Mornine M1 s'inscrit dans une dynamique chinoise plus large visant à dominer le marché mondial de la robotique humanoïde, un secteur où Tesla avec Optimus, Figure AI et Boston Dynamics se livrent une concurrence féroce. La Chine a fait de la robotique humanoïde une priorité industrielle nationale, et voir un constructeur automobile s'y engouffrer illustre la convergence accélérée entre mobilité autonome et robotique. Chery rejoint ainsi BYD et d'autres géants industriels chinois qui diversifient leurs activités bien au-delà de l'électromobilité.

Impact France/UE

Les industriels et entrepôts logistiques européens pourraient accéder à un robot humanoïde à 39 000€, accentuant la pression concurrentielle sur le marché de l'automatisation physique en Europe.

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Le nouveau modèle de Google rend les cerveaux robotiques un peu plus intelligents
1The Information AI 

Le nouveau modèle de Google rend les cerveaux robotiques un peu plus intelligents

Google DeepMind a publié cette semaine Gemini Robotics-ER-1.6, un nouveau modèle de vision et de langage conçu pour aider les robots à interpréter leur environnement. Pour illustrer ses capacités, Boston Dynamics, qui dispose d'un accord pour intégrer Gemini dans ses robots humanoïdes, a publié une vidéo de ses robots quadrupèdes utilisant le modèle pour lire un thermomètre lors d'une inspection dans une installation industrielle. Selon les benchmarks internes de Google, les gains restent modestes sur un seul flux caméra : le modèle n'améliore que marginalement la capacité du robot à détecter la fin d'une tâche par rapport aux versions précédentes. En revanche, les performances progressent nettement lorsque le robot exploite plusieurs flux caméra simultanément. C'est précisément là que réside l'enjeu pratique : la majorité des environnements robotiques industriels, qu'il s'agisse d'usines ou d'entrepôts, s'appuient sur plusieurs points de vue combinés, comme une caméra en hauteur et une caméra fixée sur le bras du robot. Le système doit être capable de fusionner ces perspectives pour construire une compréhension cohérente de ce qu'il accomplit et savoir quand la tâche est terminée. Ce lancement s'inscrit dans une course intense entre les grands laboratoires d'IA pour doter les robots d'une intelligence de perception plus robuste. Google DeepMind et Boston Dynamics ont formalisé leur partenariat autour de Gemini pour les robots humanoïdes, signalant une convergence entre les modèles de fondation et la robotique physique. Si les progrès annoncés restent incrémentaux, l'amélioration sur les configurations multi-caméras est directement applicable aux déploiements industriels existants, ce qui pourrait accélérer l'adoption de robots autonomes dans des environnements de travail réels. Les prochaines versions du modèle seront à surveiller pour évaluer si ces gains se traduisent en performances significatives sur des tâches complexes en conditions réelles.

RobotiqueActu
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Des robots quadrupèdes lisent des jauges et thermomètres grâce à Google Gemini
2Ars Technica AI 

Des robots quadrupèdes lisent des jauges et thermomètres grâce à Google Gemini

Les chiens robots de Boston Dynamics, comme le quadrupède Spot, sont désormais capables de lire avec précision des thermomètres analogiques et des manomètres lors de leurs rondes dans les usines et entrepôts. Cette avancée repose sur le nouveau modèle d'IA robotique de Google DeepMind, baptisé Gemini Robotics-ER 1.6, annoncé le 14 avril 2026. Ce modèle agit comme un "moteur de raisonnement de haut niveau pour robot", capable de planifier et d'exécuter des tâches complexes impliquant une compréhension fine de l'environnement physique. Il permet notamment de déchiffrer des instruments de mesure comprenant plusieurs aiguilles, des niveaux de liquide, des graduations et du texte, ainsi que d'effectuer des inspections visuelles via des hublots transparents donnant accès à l'intérieur de cuves et de tuyauteries. Cette capacité de "raisonnement incarné" représente un saut qualitatif important pour l'automatisation industrielle. Jusqu'ici, lire un manomètre analogique ou interpréter un niveau dans un réservoir exigeait une intervention humaine ou des capteurs dédiés. Avec Gemini Robotics-ER 1.6, un robot comme Spot peut désormais effectuer des rondes d'inspection autonomes dans des environnements industriels complexes sans infrastructure supplémentaire, réduisant potentiellement les coûts de maintenance et les risques pour les opérateurs humains dans des zones dangereuses. Ce développement s'inscrit dans la collaboration continue entre Google DeepMind et Boston Dynamics, entreprise détenue par le constructeur automobile coréen Hyundai Motor Group. Hyundai teste activement des robots bipèdes et quadrupèdes dans ses usines d'assemblage automobile, faisant de ces environnements un terrain d'expérimentation privilégié. La course à l'IA robotique s'intensifie entre les grands acteurs technologiques, et l'intégration de modèles de vision multimodaux puissants comme Gemini dans des robots physiques ouvre la voie à des inspecteurs autonomes capables d'opérer dans n'importe quelle installation industrielle existante, sans modification matérielle.

UELes industriels européens pourraient adopter cette technologie pour automatiser les rondes d'inspection sans modifier leur infrastructure existante, mais aucune entreprise ou institution française/européenne n'est directement impliquée.

RobotiqueActu
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Vidéo : Edward le robot prend en chasse une meute de sangliers dans Varsovie !
3Le Big Data 

Vidéo : Edward le robot prend en chasse une meute de sangliers dans Varsovie !

Le 12 avril 2026, les habitants d'un parking de Varsovie ont assisté à une scène inattendue : un robot humanoïde poursuivant un groupe de sangliers pour les repousser vers la forêt. Le robot en question s'appelle Edward, et il s'agit d'un Unitree G1, modèle conçu pour évoluer dans des environnements urbains complexes. Mesurant 1,32 mètre, équipé d'un sac à dos et capable de se déplacer sur différents types de terrains, Edward a avancé calmement vers les animaux, les suivant sur plusieurs mètres sans geste brusque ni contact direct, jusqu'à ce qu'ils quittent la zone. La vidéo de l'intervention a rapidement circulé sur les réseaux sociaux, cumulant des millions de vues en quelques heures sur TikTok, Instagram et X, où Edward dépasse déjà les 500 millions de vues au total. Cette opération illustre une approche radicalement différente de la gestion de la faune urbaine. Les sangliers représentent un problème récurrent dans plusieurs quartiers de Varsovie : ils fouillent les poubelles, effraient les passants et créent des nuisances durables. Les méthodes traditionnelles, fondées sur la chasse ou les pièges, divisent régulièrement l'opinion publique et engendrent des tensions. Le robot propose une troisième voie : éloigner les animaux sans violence, sans risque pour les agents municipaux, et sans confrontation directe. L'approche séduit car elle combine efficacité opérationnelle et acceptabilité sociale, deux critères que les villes cherchent de plus en plus à concilier dans la gestion de leurs espaces publics. Edward n'est pas un prototype improvisé. Le robot a suivi un entraînement spécifique en Chine fin 2025, et son logiciel pilote ses déplacements en temps réel selon les contraintes du terrain. À Varsovie, il est devenu une figure publique à part entière : il discute avec des passants, est apparu à la télévision et s'est rendu au Parlement polonais, incarnant une forme nouvelle de robot à la fois fonctionnel et influenceur. La Pologne s'impose ainsi comme un terrain d'expérimentation sérieux pour l'usage civil de la robotique humanoïde en milieu urbain. Reste une question ouverte que cette séquence virale pose avec acuité : à mesure que ces robots gagnent en autonomie et en visibilité, comment les sociétés vont-elles définir leur rôle légitime dans l'espace public, et jusqu'où peut aller leur déploiement sans encadrement réglementaire clair ?

UELa Pologne expérimente le déploiement civil de robots humanoïdes en milieu urbain, soulevant des questions concrètes sur l'encadrement réglementaire européen de la robotique autonome dans l'espace public, un enjeu directement couvert par l'AI Act.

RobotiqueOpinion
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Les drones deviennent plus intelligents pour les grandes exploitations agricoles
4AI News 

Les drones deviennent plus intelligents pour les grandes exploitations agricoles

DroneDash Technologies, basée à Singapour, et GEODNET ont annoncé la création d'une coentreprise baptisée GEODASH Aerosystems, dédiée au développement de drones de pulvérisation agricole destinés aux grandes exploitations industrielles. La technologie, proche du stade de production, vise à supprimer deux contraintes majeures des systèmes actuels : la nécessité de cartographier chaque champ avant chaque vol, et la reconstruction systématique des plans de vol lorsque les conditions au sol changent. Le drone combinera le système de vision par IA de DroneDash avec la technologie de correction de positionnement de GEODNET, pour atteindre une précision au centimètre. En vol, l'appareil est capable d'identifier les rangées de cultures, les arbres, le relief et les zones à traiter, d'ajuster son altitude et ses débits de pulvérisation en temps réel. Des déploiements pilotes ont été conduits tout au long de 2025 et début 2026 ; la commercialisation est prévue pour le troisième trimestre 2026. L'enjeu est considérable pour les grandes exploitations, notamment les plantations de palmiers à huile où les opérations de cartographie préalable mobilisent du temps et des équipes, limitant la surface couvrable par jour. Avec GEODASH Aerosystems, le drone n'a plus besoin de carte existante : il opère à l'intérieur de zones géo-délimitées en prenant ses propres décisions de trajectoire selon l'environnement perçu. Chaque vol alimente en outre le backend d'intelligence artificielle Smart Farming de DroneDash, générant des métriques sur la densité du couvert végétal, la santé des plantes, l'efficacité de la pulvérisation et les profils de terrain. Le drone devient ainsi une double plateforme : applicateur de traitement et capteur aérien permanent, capable d'informer les exploitants sur les besoins en fertilisation, en contrôle phytosanitaire ou en replantation. Les drones agricoles actuels sont pour la plupart des adaptations de modèles grand public, pensés pour des environnements structurés et prévisibles. Or, les plantations tropicales avec des cultures d'âges mixtes, l'érosion des sols ou la croissance végétale rendent les cartes statiques rapidement obsolètes. La frontière décisive en robotique intelligente est précisément là : la capacité à agir dans des environnements changeants, sans tout hard-coder. GEODASH Aerosystems cible en priorité les plantations de palmiers à huile en Asie du Sud-Est, les grandes cultures en rangs aux États-Unis et les vastes domaines en Amérique du Sud, trois marchés où la taille des exploitations rend prohibitif le temps de préparation des opérations traditionnelles. Le positionnement assumé de la société résume l'ambition : "L'agriculture n'a pas besoin de drones plus grands, elle a besoin de drones plus intelligents", selon Paul Yam, PDG de DroneDash.

RobotiqueActu
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