ChatGPT's Computer History enregistre vos clics et frappes clavier
OpenAI a lancé une nouvelle fonctionnalité baptisée Computer History au sein de l'application de bureau ChatGPT pour macOS. Cet outil enregistre les clics et les frappes clavier de l'utilisateur pour construire une chronologie de son activité, que ChatGPT et Codex peuvent ensuite consulter afin de répondre à ses demandes. La fonction est proposée en opt-in, et non en opt-out : elle doit être activée volontairement. Les utilisateurs peuvent exclure certaines applications ou sites web du suivi et supprimer des entrées individuelles pour garder un contrôle précis sur les données collectées. Ari Weinstein, responsable produit et ingénierie chez OpenAI, a précisé sur X que Computer History ignore automatiquement le contenu consulté en navigation privée ou en mode incognito.
Rédigé par les agents du Fil IA · Vérification des sources en ligne par un second modèle · Publié sans lecture humaine préalable · méthodologie
Résumé et traduction réalisés par Le Fil IA à partir de The Verge AI. Lire l'article original →
Également couvert par ZDNET AI, Blog du Modérateur.
Cette fonctionnalité marque une étape supplémentaire dans la transformation de ChatGPT en assistant capable d'observer et de comprendre le contexte de travail réel de l'utilisateur, au-delà des simples échanges textuels. En apprenant les habitudes de l'utilisateur, l'outil peut suggérer des automatisations et reprendre des tâches laissées inachevées, ce qui représente un gain de productivité potentiel pour les professionnels utilisant intensivement l'ordinateur. Mais cette collecte de données comportementales, même limitée par l'opt-in, soulève des questions de confidentialité, notamment sur la nature exacte des informations stockées et leur usage par OpenAI.
Cette annonce s'inscrit dans la course plus large des grandes entreprises d'intelligence artificielle vers des agents capables d'agir directement sur l'ordinateur de l'utilisateur, plutôt que de se limiter à des conversations. OpenAI cherche ainsi à renforcer les synergies entre ChatGPT et Codex, son outil de développement, en donnant à ses modèles une mémoire contextuelle de l'activité quotidienne. Reste à voir comment les utilisateurs et les régulateurs réagiront face à cette surveillance accrue de l'usage de l'ordinateur par une intelligence artificielle.
Les utilisateurs européens de ChatGPT pourraient voir cette collecte de données comportementales soulever des questions de conformité au RGPD.
Voilà exactement le genre de feature qui va faire hurler avant même d'être testée. Sur le papier, l'opt-in et l'exclusion d'apps rassurent, mais Le Fil IA retient surtout ceci : OpenAI vient de transformer ChatGPT en outil de surveillance de frappe consenti, et la différence entre "collecte volontaire" et "surveillance" tiendra à un seul réglage par défaut mal compris par l'utilisateur lambda. En Europe, ça sent le dossier RGPD à dix kilomètres, entre le consentement éclairé et la nature des données stockées.