D'Addario reconnaît avoir utilisé de la musique générée par IA dans une vidéo promotionnelle
D'Addario, le fabricant américain de cordes et d'accessoires pour instruments de musique, a admis avoir utilisé l'intelligence artificielle Suno dans une vidéo promotionnelle publiée fin juillet. Pendant près de deux semaines, l'entreprise avait nié ces accusations malgré l'accumulation de preuves, invoquant tour à tour des exports vidéo de mauvaise qualité, du bruit numérique lié à des plugins comme Autotune, ou encore l'usage d'outils de mastering assistés par IA tels que LANDR et Logic. Elle a finalement modifié son message Instagram du 29 juillet, un démenti initial, pour y ajouter une longue mise à jour reconnaissant son erreur.
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Résumé et traduction réalisés par Le Fil IA à partir de The Verge AI. Lire l'article original →
Cet épisode illustre la difficulté croissante des marques à dissimuler l'usage de contenus générés par IA face à un public de plus en plus capable de les détecter, en particulier dans le milieu musical où guitaristes et ingénieurs du son repèrent facilement un son artificiel. Pour D'Addario, entreprise reconnue pour son savoir-faire artisanal, l'affaire écorne la confiance de ses clients. Elle rappelle aussi qu'un déni prolongé face à des faits vérifiables aggrave généralement une crise de réputation plutôt que de l'apaiser.
Cette controverse s'inscrit dans une vague de scandales liés à l'usage caché de l'IA générative dans la musique et la publicité, des outils comme Suno permettant de produire en quelques secondes des morceaux presque indiscernables d'enregistrements réels. D'autres marques ont récemment été accusées de pratiques similaires sans les divulguer, nourrissant la méfiance d'une partie du public envers le contenu musical publié en ligne. L'affaire D'Addario pourrait inciter les entreprises du secteur à plus de transparence sur leur usage de l'IA à l'avenir.
Pas d'impact direct sur la France/UE
Bon, sur le papier c'est juste une vidéo promo avec un fond sonore généré par Suno, mais c'est le mensonge de deux semaines qui plombe D'Addario, pas l'IA elle-même. C'est ça la vraie leçon : un déni qui s'accroche face à des preuves techniques (et des guitaristes qui repèrent le faux à l'oreille) transforme un non-événement en crise de confiance. Pour une boîte qui vend du savoir-faire artisanal comme argument, se faire choper en train de nier l'évidence, c'est plus grave que d'avoir utilisé l'outil.