Liquid AI lance LFM2.5-2.6B, un modèle embarqué à base d'agents avec contexte 128K, appels d'outils et poids ouverts
Liquid AI a dévoilé LFM2.5-2.6B, un modèle agentique conçu pour fonctionner entièrement en local, sur téléphones, ordinateurs portables, PC et robots. Le modèle compte 2,69 milliards de paramètres, une fenêtre de contexte de 131 072 tokens et un vocabulaire de 128 000 tokens, pour un pré-entraînement portant sur environ 34 000 milliards de tokens. Deux versions sont publiées sur Hugging Face sous licence lfm1.0 : LFM2.5-2.6B-Base, destinée au fine-tuning, et LFM2.5-2.6B, déjà post-entraînée pour les tâches agentiques. Les poids sont disponibles aux formats natif, GGUF, MLX et ONNX, avec un support dès le premier jour dans llama.cpp, vLLM, SGLang et LM Studio. Côté performances, le modèle atteint 220 tokens par seconde sur une puce M5 Max en utilisant moins de 2,5 Go de mémoire, et environ 30 tokens par seconde sur smartphone. Son architecture repose sur 30 couches combinant 22 blocs de convolution courte à double portail et 8 blocs d'attention par groupes de requêtes. Il couvre 16 langues, en format texte uniquement.
L'intérêt principal tient à l'exécution locale : aucune donnée ne quitte l'appareil, et le coût marginal de chaque requête devient quasi nul. Liquid AI affirme que son modèle rivalise, sur l'usage d'outils et le suivi d'instructions, avec des modèles jusqu'à quatre fois plus volumineux. L'entreprise vise en priorité l'automobile, l'électronique grand public, la robotique industrielle, la santé, la finance, le e-commerce et la défense, des secteurs souvent soumis à des contraintes réglementaires ou à des environnements isolés du réseau, où l'absence totale d'appel à une API tierce constitue un avantage décisif. Pour l'auto-hébergement, un seul GPU Nvidia H100 SXM5 peut traiter environ 1,3 milliard de tokens par jour, un fine-tuning via LoRA étant possible avec TRL ou Unsloth. Liquid AI déconseille en revanche ce modèle pour le développement de code agentique ou les tâches à forte densité de connaissances : sur LiveCodeBench, il obtient 59,41 contre 69,86 pour Qwen3.5-9B.
Le modèle est né d'un post-entraînement en quatre étapes : deux cycles successifs de fine-tuning supervisé, une spécialisation par domaine via apprentissage par renforcement à récompenses vérifiables, une distillation multi-domaines où le modèle apprend directement sous sa propre politique, puis un apprentissage par renforcement agentique via GRPO au sein d'environnements réels comme Hermes Agent et OpenClaw. Sur les benchmarks, LFM2.5-2.6B devance gemma-4-E4B-it et Qwen3.5-9B sur ToolSandbox (77,83), Multi-IF (80,07), IFStruct (85,49) et IFBench (59,17), ne cédant du terrain que sur BFCLv4 face à Qwen3.5-9B (56,88 contre 60,13). Cette sortie illustre la course engagée par les acteurs de l'IA pour proposer des modèles compacts capables de tourner en continu sur des appareils, sans dépendre des API cloud ni de leurs coûts récurrents par token.
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