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OutilsAWS ML Blog · 3 min de lecture

Le Fil IA : créer un déployeur d'applications à base d'agents avec Amazon Bedrock et AWS Lambda

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PDI Technologies, qui fournit des solutions logicielles au secteur du commerce de proximité et de la distribution pétrolière, a développé un outil baptisé PDI Brew permettant à des employés non techniques de créer eux-mêmes de petites applications internes. L'entreprise, forte de 40 ans d'expérience, emploie environ 4 000 personnes et sert plus de 200 000 sites clients dans plus de 200 pays et territoires. Le principe : un salarié décrit en langage naturel l'outil dont il a besoin (calculateur de coûts, formulaire de saisie, tableau de bord simple) et reçoit en quelques secondes une application web entièrement provisionnée, protégée par authentification unique (SSO) et hébergée sur AWS, sans avoir à toucher à Git, à un terminal ou à des compétences DevOps. Le système repose sur un schéma dit agentique : un agent de planification capture l'intention de l'utilisateur sous forme de manifeste structuré, via un assistant IA comme Claude, ChatGPT ou Claude Code, ou directement par un appel à un modèle Amazon Bedrock. Un second agent, de provisionnement, tourne sur AWS Lambda et décompose ce manifeste pour classer le type de projet, choisir les bons outils et orchestrer en une seule requête la création de toutes les ressources AWS nécessaires, notamment API Gateway, DynamoDB, S3 et CloudFront. Chaque application peut aussi activer, si besoin, une fonction d'IA générative (discussion, résumé, classification) adossée à Amazon Bedrock, sans que son créateur ait jamais à gérer une clé d'API ou un point de terminaison de modèle.

Cette approche s'attaque à un problème classique des grandes entreprises : la multitude de petits outils internes jamais développés faute de ressources. Un tableau de bord ou un formulaire trop mineur pour justifier un ticket dans le backlog d'une équipe d'ingénierie finit par ne jamais voir le jour, alors même que son coût de développement traditionnel, dépôt de code, pipeline de build, intégration d'authentification, hébergement, certificat TLS, DNS, journalisation, maintenance, est sans commune mesure avec sa simplicité d'usage. En permettant à la personne qui a besoin de l'outil de le livrer elle-même, sans passer par une équipe technique, PDI Brew supprime cette file d'attente permanente. Le fait que chaque application hérite automatiquement des mêmes garanties de sécurité, SSO d'entreprise, permissions IAM strictement délimitées, chiffrement HTTPS, observabilité centralisée, évite aussi l'écueil du shadow IT, ces outils bricolés en dehors de tout cadre gouverné. L'architecture entièrement serverless, à mise à l'échelle nulle quand elle n'est pas utilisée, permet de faire tourner des centaines de petites applications à un coût quasi nul, sans serveur partagé à corriger ni capacité à planifier.

Le projet illustre une tendance plus large dans l'usage de l'intelligence artificielle en entreprise : ne pas se contenter d'ajouter un chatbot à des processus existants, mais utiliser des agents pour automatiser l'ensemble d'un cycle de décision, ici la transformation d'une intention exprimée en langage naturel en infrastructure cloud fonctionnelle. PDI Technologies insiste sur le fait que l'accès à l'IA générative reste strictement encadré : les applications ne peuvent l'utiliser qu'au travers d'une passerelle gouvernée vers Amazon Bedrock, avec garde-fous, quotas et traçabilité complète, jamais en intégrant leurs propres clés de modèle. L'entreprise s'appuie par ailleurs sur Microsoft Entra ID, l'ancien Azure AD, et la bibliothèque MSAL.js pour l'authentification. Ce type d'architecture pourrait inspirer d'autres organisations confrontées au même dilemme entre besoins métiers nombreux et capacité d'ingénierie limitée, à mesure que les outils d'IA agentique se généralisent pour automatiser non plus seulement des tâches ponctuelles, mais des pans entiers du cycle de développement logiciel.

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Le Fil IA développe une couche sémantique pour l'IA à base d'agents sur AWS avec Stardog et Amazon Bedrock AgentCore
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Le Fil IA développe une couche sémantique pour l'IA à base d'agents sur AWS avec Stardog et Amazon Bedrock AgentCore

AWS et Stardog ont présenté une architecture technique permettant de déployer une couche sémantique pour des agents d'intelligence artificielle directement sur les infrastructures cloud d'Amazon, sans extraction, transformation ni chargement de données (ETL). Le dispositif repose sur l'application Semantic AI de Stardog, connectée simultanément à Amazon Aurora et Amazon Redshift, et pilotée par un agent Strands Agents hébergé sur Amazon Bedrock AgentCore. Concrètement, cet agent peut répondre à des questions dites de « vision client à 360 degrés » en interrogeant les deux bases de données en même temps, sans qu'un ingénieur ait besoin de dupliquer ou de fusionner préalablement les données. Le même déploiement Stardog fonctionne aussi derrière d'autres services de calcul AWS, comme Amazon EKS, Amazon ECS ou AWS Lambda. Le choix d'AgentCore s'explique par le fait que ce service regroupe en une seule solution gérée l'authentification des accès entrants, l'hébergement de l'agent et la gestion des identifiants pour les outils tiers. Cette annonce s'inscrit dans un mouvement plus large que les auteurs appellent « l'analytique agentique », prolongement logique de vingt ans d'évolution des outils décisionnels, des rapports programmés aux tableaux de bord, puis au libre-service analytique. Jusqu'ici, même les outils en libre-service dépendaient d'un modèle de données déjà construit par un ingénieur, l'analyste humain restant le point de passage obligé pour toute question sortant du cadre prévu. Les agents génératifs promettent de lever ce goulot d'étranglement en raisonnant directement sur les données en temps réel, en écrivant leurs propres requêtes et en les affinant de manière autonome. Pour les entreprises, l'enjeu est direct : accélérer l'accès à une réponse fiable sans multiplier les développements sur mesure, tout en évitant le piège des réponses incohérentes lorsque deux agents interrogent des sources différentes pour la même question métier. Le véritable obstacle, selon AWS, n'est plus la capacité des modèles de fondation disponibles sur Bedrock à planifier des tâches complexes ou à générer du SQL, mais la fragmentation des données d'entreprise elles-mêmes. Un « client » n'a souvent pas la même définition dans un système de gestion de la relation client (CRM) que dans un système de facturation, tout comme le « chiffre d'affaires » peut varier selon l'équipe qui le calcule. Sur AWS, ces données sont réparties entre Aurora et les bases RDS pour les données opérationnelles, Redshift pour l'historique analytique, et S3 combiné à Athena pour les données non structurées, notamment via des formats ouverts comme Apache Iceberg. La génération augmentée par récupération (RAG), utilisée via Amazon Bedrock Knowledge Bases, fonctionne bien pour retrouver des passages de texte, mais s'avère insuffisante dès qu'une question exige de croiser des enregistrements entre systèmes tout en respectant des règles métier et des politiques d'accès aux données, d'où l'intérêt d'une couche sémantique dédiée.

💬 Le vrai sujet, c'est pas AWS ni Stardog, c'est la fragmentation des données d'entreprise. Un agent qui écrit du SQL tout seul, on sait déjà faire. Un agent qui sait que "client" veut pas dire la même chose dans le CRM et dans la facturation, c'est ça le boulot, et c'est là que ça coince depuis toujours. Bon, sur le papier c'est élégant : zéro ETL, une couche sémantique qui interroge Aurora et Redshift en même temps. Reste à voir si ça tient quand deux agents posent la même question métier et sortent deux réponses différentes, parce que c'est exactement le piège que ce genre d'archi est censé éviter.

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Créer un agent d'édition d'images sans serveur avec le harnais Amazon Bedrock AgentCore
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Créer un agent d'édition d'images sans serveur avec le harnais Amazon Bedrock AgentCore

Amazon a publié un article technique détaillant la construction d'un agent d'édition d'images serverless grâce à Amazon Bedrock AgentCore harness, un environnement d'orchestration qui exécute des agents IA dans des microVM isolées et à état persistant. La démonstration présente une application où l'utilisateur télécharge une photo, décrit une modification en langage naturel comme "changer la couleur de la voiture en bleu" ou "étendre l'image de 200 pixels vers la droite", et reçoit le résultat en quelques secondes. L'agent, propulsé par Claude Sonnet 4.6, découpe la demande en plusieurs étapes et orchestre l'appel de trois outils, chacun associé à un modèle Stability AI différent pour l'édition d'image proprement dite. Une fois la modification appliquée, un script s'exécute directement sur la microVM pour ajouter un filigrane, sans consommer de tokens supplémentaires. L'architecture complète, déployée en une seule commande via AWS CDK, comprend un frontend React hébergé sur AWS Amplify, une fonction Lambda faisant office de proxy de sécurité, l'agent AgentCore avec sa mémoire conversationnelle, et trois fonctions Lambda exposées via le protocole Model Context Protocol (MCP). Cette démonstration illustre un changement de philosophie important dans la construction d'agents IA en production. Là où les développeurs devaient jusqu'ici écrire du code d'orchestration personnalisé, gérer eux-mêmes le routage des outils et la mémoire, AgentCore harness permet de définir un agent entièrement par configuration, via des paramètres passés à une API, sans framework ni conteneur à maintenir. L'application bascule aussi dynamiquement entre modèles selon le type de requête, Claude Haiku 4.5 pour les échanges simples et Claude Sonnet 4.6 pour les modifications d'image, tout en conservant le contexte de la conversation d'un modèle à l'autre. Elle permet également d'injecter des personas métier, immobilier, retail, automobile, sans redéploiement. Pour les équipes qui construisent des produits IA orientés client, cela réduit significativement la charge d'ingénierie nécessaire pour faire tourner un agent fiable en production. Ce lancement s'inscrit dans la course entre fournisseurs cloud pour simplifier le déploiement d'agents IA, un domaine où AWS, Google et Microsoft rivalisent d'outils d'orchestration managés. La mémoire conversationnelle d'AgentCore conserve l'historique des échanges pendant 30 jours via son service dédié, accessible par une API ListEvents même après un rafraîchissement du navigateur ou l'effacement des données locales. Les trois outils d'édition d'image sont exposés via une passerelle utilisant le protocole MCP, un standard émergent pour connecter des agents à des outils externes, avec un routage sémantique qui laisse le modèle choisir lui-même l'outil pertinent selon la formulation de la demande. Cette approche configuration-first pourrait devenir un modèle de référence pour les prochaines générations d'applications d'agents IA grand public.

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Gérer les applications d'IA sur Mac avec Jamf AI Governance et Amazon Bedrock
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Gérer les applications d'IA sur Mac avec Jamf AI Governance et Amazon Bedrock

Jamf, dont la plateforme de gestion d'appareils Apple est utilisée par plus de 78 000 organisations dans le monde, a annoncé une extension de sa fonctionnalité AI Governance permettant de gérer les applications d'intelligence artificielle sur les Mac professionnels via Amazon Bedrock. Concrètement, cette intégration permet aux administrateurs informatiques de configurer et déployer de manière centralisée des applications comme Claude Code, Claude Desktop et OpenAI Codex sur l'ensemble d'un parc de Mac, en s'appuyant sur la Declarative Device Management (DDM) d'Apple. Les équipes IT peuvent ainsi définir dans Jamf des politiques précisant l'authentification, la région AWS utilisée pour l'inférence, l'accès aux modèles, ainsi que des paramètres plus fins comme les niveaux d'effort, les connexions aux serveurs MCP (Model Context Protocol), les permissions d'accès aux dossiers locaux, le sandboxing ou encore la télémétrie. Ces politiques sont ensuite déployées via les Jamf Blueprints vers des groupes de Mac ciblés, et les utilisateurs peuvent ouvrir directement les applications sans configuration manuelle, l'ensemble des réglages étant poussé automatiquement avant leur premier lancement. Cette annonce répond à un problème concret pour les entreprises qui déploient l'IA générative à grande échelle : jusqu'ici, chaque application tournant en local sur les postes des employés nécessitait une configuration manuelle de fichiers, rendant difficile tout contrôle centralisé sur l'endroit où s'exécute l'inférence et sur la manière dont les données transitent. En connectant ces applications à Amazon Bedrock plutôt qu'à des API tierces non maîtrisées, les organisations gardent l'inférence dans leur propre périmètre de sécurité AWS, un point clé pour les secteurs régulés ou les grandes entreprises soucieuses de la confidentialité de leurs données. Jamf met aussi en avant un bénéfice économique concret : l'activation du cache de prompts (prompt caching) sur Bedrock via cette intégration peut réduire les coûts d'utilisation de Claude Code jusqu'à 90 % et la latence jusqu'à 85 % sur les modèles compatibles, un argument important pour les équipes de développement qui utilisent ces outils de façon intensive et répétitive. Cette évolution s'inscrit dans une tendance plus large où les éditeurs de solutions de gestion de flotte, historiquement concentrés sur la sécurité des terminaux et les mises à jour logicielles, étendent leur périmètre à la gouvernance de l'IA générative en entreprise. À mesure que des outils comme Claude Code ou Codex s'intègrent aux flux de travail quotidiens des développeurs, les directions informatiques cherchent des garde-fous équivalents à ceux déjà appliqués aux applications classiques : traçabilité, conformité, et résistance aux modifications locales non autorisées. Le partenariat entre Jamf et AWS pourrait ainsi préfigurer d'autres intégrations similaires avec des fournisseurs de gestion d'appareils, à mesure que la pression réglementaire et les besoins d'audit autour de l'IA en entreprise continuent de croître.

💬 Selon Le Fil IA, quand la gestion de flotte s'attaque à la gouvernance IA, c'est le signal que Claude Code et Codex sont passés d'outils de dev à applis d'entreprise à part entière, avec tout ce que ça implique en audit et conformité. Le détail qui compte vraiment c'est le prompt caching sur Bedrock, moins 90% de coûts, ça c'est du concret pour les équipes qui tournent ces outils en boucle toute la journée. Reste que c'est un partenariat AWS-Jamf, donc si ton infra est ailleurs (Azure, GCP), t'attends encore ton tour.

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Bluesight construit une solution IA à base d'agents avec Amazon Bedrock
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Bluesight construit une solution IA à base d'agents avec Amazon Bedrock

Bluesight, éditeur logiciel spécialisé dans la gestion des pharmacies hospitalières et filiale du fonds Thoma Bravo, a développé avec Amazon Web Services une solution d'intelligence artificielle agentique baptisée Prism, construite sur Amazon Bedrock AgentCore. Le projet, co-écrit avec Vijay Venkatesh, directeur technique de Bluesight, répond à un problème concret : les hôpitaux américains doivent prouver que leurs achats de médicaments via un groupement d'achat (GPO) respectent les règles du programme fédéral 340B, ce qui suppose de croiser en permanence les listes de pénuries de la FDA, les données de l'ASHP, les niveaux de stock, des prédictions de rupture basées sur le machine learning et les signaux de plusieurs centaines d'autres établissements. Pour un seul établissement couvert par le programme, cet audit manuel représente plus de 4 000 heures de travail par an, un chiffre qui explose à l'échelle du réseau de plus de 620 hôpitaux clients de Bluesight. L'entreprise propose déjà six produits complémentaires, KitCheck, ControlCheck, CostCheck, 340BCheck, ShortageCheck et PrivacyPro, mais aucun ne permettait à lui seul de croiser ces données dispersées. Prism Assistant, la première brique dédiée à ControlCheck, a été lancée en mai 2026 et est utilisée par 20 établissements de santé ; une version multiproduit plus ambitieuse est prévue pour la fin de l'année 2026. Cette évolution change concrètement le travail des équipes de conformité hospitalière. ControlCheck surveille les transactions de substances contrôlées dans les pharmacies pour détecter des schémas de détournement, une tâche qui exigeait jusqu'ici des heures de compilation de rapports et de corrélation manuelle entre tableaux de bord avant de pouvoir produire des comptes-rendus pour les directions. Avec une interface conversationnelle capable de mener cette analyse en quelques secondes, les équipes gagnent un temps considérable. L'enjeu est encore plus net pour les hôpitaux classés DSH (part disproportionnée de patients défavorisés), PED (pédiatriques) ou CAN (centres de cancérologie autonomes), qui n'ont le droit d'acheter des médicaments ambulatoires via un GPO que s'ils prouvent l'indisponibilité réelle du produit ailleurs. Cette preuve nécessite de combiner des données issues de CostCheck, ShortageCheck et 340BCheck simultanément, alors qu'aucun produit ne disposait auparavant d'une vue d'ensemble. Le choix d'Amazon Bedrock AgentCore s'explique par trois critères jugés déterminants par Bluesight. D'abord, Amazon Bedrock est éligible HIPAA, condition non négociable pour une entreprise qui manipule des informations médicales protégées. Ensuite, la plateforme fournit une infrastructure agentique de niveau production sans que l'équipe ait à la construire de zéro, avec la traçabilité et le caractère déterministe qu'exigent les programmes de conformité hospitalière. Bluesight cherchait ainsi une architecture réutilisable plutôt que des solutions ponctuelles à reconstruire pour chaque nouveau cas d'usage, une approche qui doit désormais s'étendre progressivement à l'ensemble de sa suite de produits.

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