
Thinking Machines Lab Inkling : le modèle ouvert pour rebattre les cartes de l’IA ?
Thinking Machines Lab, la société fondée par Mira Murati, a publié le 15 juillet 2026 son premier modèle d'intelligence artificielle, baptisé Inkling. Ce grand modèle de langage repose sur une architecture Mixture-of-Experts totalisant 975 milliards de paramètres, dont seulement 41 milliards sont activés pour chaque token traité, un choix qui optimise les ressources de calcul sans sacrifier les performances. Les poids du modèle sont distribués sous licence Apache 2.0 et disponibles sur Hugging Face. Inkling se distingue par une fenêtre de contexte d'un million de tokens, capable d'absorber des bases documentaires volumineuses ou des projets de développement complexes. Son architecture d'attention combine des couches locales et globales selon un ratio de cinq pour un, et utilise un codage de position relatif plutôt que la méthode RoPE employée par la plupart des concurrents. Le modèle est également multimodal : il traite des images d'une résolution allant de 40 à 4096 pixels ainsi que des fichiers audio au format WAV.
Contrairement aux chatbots grand public, Inkling vise avant tout les entreprises, les laboratoires de recherche et les équipes d'ingénierie. En ouvrant les poids du modèle, Thinking Machines Lab permet à ses clients de le déployer, de l'adapter à leurs propres données et de construire des applications ou des assistants métiers sur mesure, sans dépendre d'une API externe ni être enfermés dans un écosystème propriétaire. Cette approche permet aussi aux organisations de mieux maîtriser leurs coûts d'exploitation et leur infrastructure. Le modèle n'est toutefois pas open source au sens strict : les données d'entraînement utilisées pour le construire ne sont pas publiées, seule l'architecture et les poids le sont. Cette nuance illustre une tendance plus large du secteur, où des entreprises revendiquent une ouverture partielle tout en gardant la main sur les éléments les plus sensibles de leurs modèles.
L'arrivée d'Inkling s'inscrit dans un marché de l'intelligence artificielle de plus en plus disputé entre modèles propriétaires, comme ceux d'OpenAI, Google ou Anthropic, et modèles à poids ouverts. Thinking Machines Lab, fondée par une ancienne dirigeante d'OpenAI, cherche ainsi à se positionner comme une alternative crédible face aux acteurs dominants, en misant sur la flexibilité et le contrôle offerts aux entreprises plutôt que sur une interface grand public. La taille du modèle, avec près de mille milliards de paramètres, et sa fenêtre de contexte étendue, le rapprochent des standards les plus avancés du secteur. Reste à savoir comment la communauté des développeurs va s'emparer de cet outil, et si Thinking Machines Lab publiera d'autres modèles ou services pour construire un écosystème autour d'Inkling.
Les entreprises et developpeurs europeens peuvent telecharger et deployer librement les poids d'Inkling sous licence Apache 2.0, une option pour la souverainete des donnees face aux API proprietaires americaines.
Inkling coche les cases qui comptent pour une boîte : poids ouverts sous Apache 2.0, un million de tokens de contexte, et seulement 41 milliards de paramètres actifs sur 975 milliards pour ne pas cramer le budget GPU. Bon, appeler ça open source, c'est un peu du flan, les données d'entraînement restent planquées, donc tu hérites de l'architecture, pas de la recette. Le vrai coup de Thinking Machines Lab, c'est de vendre aux entreprises le contrôle de leur infra plutôt qu'un chatbot de plus, et face à des géants qui verrouillent tout dans leur API, ce pari-là peut vraiment rebattre les cartes.
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