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SécuritéThe Verge AI · 2 min de lecture

Google Earth : l'outil de deepfakes par IA n'a duré qu'un jour

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Pompeii réimaginée grâce à Nano Banana 2 dans Google Earth: Google a lancé jeudi un outil permettant aux utilisateurs de modifier les images satellite de Google Earth via des prompts textuels, avant de le retirer dès le lendemain, vendredi. La fonctionnalité s'appuyait sur le modèle de génération d'images Nano Banana 2 et permettait de transformer des lieux réels par simple description écrite. Le journaliste Henk van Ess, du site Digital Digging, a testé l'outil en générant délibérément des images trompeuses, notamment des réfugiés près de la frontière mexicaine et un cratère de bombe à proximité d'un hôpital à Gaza. Interrogé jeudi, Google avait d'abord répondu que les images créées via Nano Banana 2 comportaient un filigrane numérique et que l'entreprise empêchait la "création d'images sur des sujets sensibles". Vingt-quatre heures plus tard, la position de Google avait changé et l'outil était suspendu.

Cet épisode illustre la difficulté des grandes entreprises technologiques à anticiper les usages détournés de leurs outils d'IA générative, même lorsque des garde-fous sont annoncés en amont. En permettant de créer de faux contenus visuels superposés à des images satellite réelles et reconnaissables, Google Earth offrait un vecteur de désinformation particulièrement crédible: des lieux authentiques, modifiés pour montrer des événements qui ne s'y sont jamais produits. Le filigrane numérique, présenté comme une garantie de transparence, n'empêchait ni la création ni la diffusion de ces images trompeuses, notamment sur des sujets géopolitiquement sensibles comme l'immigration ou les conflits armés.

Cette affaire s'inscrit dans un débat plus large sur la responsabilité des entreprises d'IA face aux deepfakes, alors que des outils de génération d'images de plus en plus réalistes se multiplient chez Google, OpenAI ou Meta. Le retrait rapide de la fonctionnalité, moins de 24 heures après son lancement, suggère que Google a sous-estimé les risques de désinformation avant la mise en ligne, malgré ses propres garde-fous annoncés. Reste à savoir si l'entreprise réintroduira l'outil avec des restrictions renforcées ou l'abandonnera définitivement, dans un contexte où la pression réglementaire sur l'IA générative continue de s'intensifier en Europe comme aux États-Unis.

Impact France/UE

Aucun impact direct sur une entreprise ou loi française, mais l'épisode alimente le débat réglementaire européen sur les deepfakes et l'encadrement de l'IA générative dans le cadre de l'AI Act.

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☕️ Google Earth permet maintenant d’ajouter ce qui n’existe pas
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Google a discrètement ajouté Nano Banana 2, son modèle de génération d'images par intelligence artificielle, à Google Earth, permettant aux utilisateurs d'insérer dans les vues satellites des éléments qui n'existent pas dans la réalité. Concrètement, il suffit de saisir une requête textuelle pour faire apparaître de nouveaux bâtiments, « améliorer » des infrastructures existantes ou intégrer des objets totalement fictifs sur une image satellite, avec un rendu photoréaliste. Le journaliste Henk van Ess a testé les limites de l'outil en générant plusieurs scénarios sensibles : une centrale nucléaire en Iran, des réfugiés à la frontière entre le Mexique et les États-Unis, un hôpital placé à côté d'un cratère de bombe dans la bande de Gaza, ainsi qu'un accident de voiture dans une rue d'Amsterdam. Ces générations ont abouti malgré les garde-fous que Google affirme avoir mis en place pour bloquer les requêtes jugées dangereuses. Face aux questions de van Ess, Google a répondu prendre la désinformation « très au sérieux », en rappelant que chaque image générée par Nano Banana intègre un filigrane numérique SynthID, et qu'il est possible de vérifier l'origine d'une image via Gemini ou Google Lens. L'enjeu dépasse largement la simple plaisanterie visuelle, du type Godzilla posé à côté de la Tour Eiffel. En rendant crédibles des scènes géopolitiquement sensibles à l'échelle d'une carte du monde utilisée par des centaines de millions de personnes, Google Earth ouvre une porte à la désinformation : de fausses « preuves » d'infrastructures militaires, de mouvements de population ou de destructions pourraient circuler et alimenter des rumeurs ou des campagnes de manipulation, avec d'autant plus de poids qu'elles s'appuient sur un service perçu comme une source factuelle et cartographique. L'ANSSI, l'agence française de cybersécurité, a déjà qualifié la détection des deepfakes d'« enfer » tant les outils de vérification peinent à suivre le rythme de la génération. Le filigrane SynthID et les vérifications via Gemini ou Lens existent, mais restent des procédures peu connues du grand public, ce qui limite leur efficacité réelle face à la diffusion virale d'images trafiquées. Cette annonce intervient alors que Google célèbre les 20 ans de Google Earth, dont une autre nouveauté permet de se promener dans des captures historiques du globe, soulignant le contraste entre la vocation originelle du service, documenter fidèlement la planète, et cette nouvelle capacité à la réinventer à volonté. Elle s'inscrit aussi dans une tendance plus large de l'industrie de l'IA générative, où des entreprises comme Google, OpenAI ou Midjourney améliorent sans cesse le photoréalisme de leurs modèles tout en peinant à contenir les usages détournés, malgré des mécanismes de filigrane et de blocage de requêtes. La réaction de Google, qui se veut rassurante sans pour autant empêcher la reproduction des prompts problématiques signalés par van Ess, laisse présager un débat croissant sur la responsabilité des plateformes cartographiques et sur la nécessité de rendre les outils de détection d'images générées par IA aussi accessibles et connus que les outils de création eux-mêmes.

UEL'ANSSI, l'agence française de cybersécurité, est directement citée sur la difficulté à détecter les deepfakes, un risque accru par la diffusion massive via Google Earth en Europe.

💬 Bon, ils rassurent avec le filigrane SynthID, mais autant dire que ça arrête personne : quasi aucun utilisateur ne va vérifier une image sur Gemini avant de la partager. Là on parle de générer une centrale nucléaire iranienne ou un hôpital détruit à Gaza sur l'outil cartographique le plus utilisé au monde, et les garde-fous censés bloquer ça n'ont pas tenu deux minutes face à un journaliste un peu curieux. Selon Le Fil IA, Google Earth vient de transformer l'outil de référence pour vérifier un fait géographique en source potentielle de désinformation géopolitique, et la différence entre les deux tient à un filigrane que personne ne va chercher.

SécuritéActu
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Une IA soutenue par Apple et Google révèle des milliers de failles dans des logiciels très utilisés
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Une IA soutenue par Apple et Google révèle des milliers de failles dans des logiciels très utilisés

Project Glasswing, une initiative de cybersécurité soutenue par douze géants technologiques dont Apple, Google, Microsoft, AWS, Cisco, NVIDIA et JPMorgan Chase, a été lancée pour détecter automatiquement des failles dans les logiciels les plus critiques au monde. Le projet s'appuie sur un système d'intelligence artificielle baptisé Mythos, capable d'analyser en profondeur des bases de code massives pour y repérer des vulnérabilités jusqu'alors inconnues. Plus de quarante organisations gérant des infrastructures logicielles mondiales participent également à l'initiative, coordonnée sous l'égide de la Linux Foundation. Aucun accès public, abonnement commercial ou lancement grand public n'est prévu : le projet fonctionne exclusivement en consortium fermé. L'enjeu est considérable. Les logiciels open source constituent la colonne vertébrale de l'infrastructure numérique mondiale, des serveurs bancaires aux systèmes industriels en passant par les plateformes cloud. Des failles non détectées dans ces composants peuvent exposer des millions d'organisations simultanément, comme l'avait illustré la vulnérabilité Log4Shell en 2021. En automatisant la détection à grande échelle, Mythos promet de réduire drastiquement la fenêtre d'exposition entre l'introduction d'une faille et sa correction, un délai qui se compte aujourd'hui souvent en mois, voire en années. Ce projet s'inscrit dans une tendance de fond : après des années à construire des IA génératives grand public, les grandes entreprises technologiques réorientent une partie de leurs investissements vers des usages à fort impact systémique. La sécurité logicielle, longtemps sous-financée malgré sa criticité, attire désormais des coalitions inédites. Project Glasswing illustre aussi une réponse collective aux pressions réglementaires croissantes en Europe et aux États-Unis, qui imposent aux éditeurs une responsabilité accrue sur la sécurité de leurs chaînes d'approvisionnement logicielles.

UELes pressions réglementaires européennes sur la sécurité des chaînes d'approvisionnement logicielles (Cyber Resilience Act) sont citées comme moteur explicite du projet, qui vise à réduire les risques systémiques pesant sur les infrastructures numériques utilisées en Europe.

SécuritéOpinion
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Nexos.ai : on a testé l’outil qui veut convaincre votre DSI que l’IA n’est pas une passoire
3Le Big Data 

Nexos.ai : on a testé l’outil qui veut convaincre votre DSI que l’IA n’est pas une passoire

Nexos.ai, la plateforme développée par Nord Security, l'éditeur à l'origine de NordVPN, propose une solution de gouvernance de l'intelligence artificielle en entreprise. Le principe est simple : plutôt que de créer un nouveau modèle maison, Nexos fait office de hub centralisé permettant aux équipes d'accéder aux grands modèles du marché, OpenAI, Anthropic, Google, Mistral, depuis un environnement contrôlé, avec des journaux d'activité, des règles configurables et un administrateur aux commandes. L'interface, pensée pour être accessible sans formation, permet de choisir son modèle via un menu déroulant, de définir un profil global avec des instructions permanentes, et de désactiver la mémorisation d'un simple interrupteur. Un détail attire l'attention : un drapeau européen signale les modèles traités sur des serveurs en Europe, garantie concrète pour les entreprises soumises au RGPD. Côté routing, la plateforme dirige intelligemment les tâches vers le modèle le plus adapté, un modèle d'embedding Mistral pour indexer un PDF, sans mobiliser un modèle coûteux, sans que l'utilisateur n'ait à intervenir. L'enjeu adressé est loin d'être anecdotique. Le phénomène dit du "Shadow AI", ces salariés qui utilisent leur compte personnel ChatGPT ou Claude pour coller des contrats, des roadmaps ou des bilans RH, représente en 2026 l'un des principaux vecteurs de fuite de données sensibles en entreprise, non par malveillance, mais faute d'alternative sérieuse mise à disposition. Nexos tente de combler ce vide en offrant aux DSI une visibilité réelle sur les usages, et aux employés un outil suffisamment fluide pour ne pas générer de contournements. Pour un DAF surveillant sa facture cloud, l'optimisation automatique du routing entre modèles représente aussi un argument économique tangible, invisible pour l'utilisateur final mais visible dans les coûts d'infrastructure. Nord Security n'est pas un inconnu dans l'espace cybersécurité : l'entreprise a construit sa réputation sur NordVPN, un produit grand public devenu référence dans la protection de la vie privée en ligne. Ce positionnement lui confère une crédibilité initiale sur le marché de la gouvernance IA, un segment en pleine structuration alors que les régulations se durcissent des deux côtés de l'Atlantique, l'AI Act européen en tête. La limite que la revue identifie est structurelle : les promesses de "forteresse numérique" ne peuvent être vérifiées sans audit technique indépendant, et l'utilisateur doit in fine faire confiance à la réputation de l'éditeur. Dans un marché où les offres se multiplient, Microsoft Copilot, Glean, Perplexity Enterprise, Nexos mise sur la simplicité d'adoption et la conformité RGPD comme différenciateurs, deux arguments qui résonnent particulièrement auprès des ETI et grandes entreprises européennes encore hésitantes à franchir le pas.

UELes entreprises françaises et européennes soumises au RGPD et à l'AI Act disposent d'une plateforme de gouvernance IA avec hébergement européen, réduisant le risque juridique lié au Shadow AI.

SécuritéOutil
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Google rend la détection des deepfakes plus accessible au grand public
4The Verge AI 

Google rend la détection des deepfakes plus accessible au grand public

Google a annoncé lors de sa conférence Google I/O le déploiement de nouveaux outils de détection des contenus générés ou manipulés par l'intelligence artificielle, directement intégrés à Chrome et à son moteur de recherche. Dès aujourd'hui, la vérification des marqueurs SynthID, la technologie de tatouage numérique invisible développée par Google DeepMind, est disponible dans plusieurs fonctionnalités de Search, notamment Google Lens et le mode IA. La prise en charge des métadonnées C2PA (Coalition for Content Provenance and Authenticity), un standard ouvert de certification des contenus, sera également intégrée à Chrome pour permettre aux utilisateurs de consulter l'historique de création ou de modification d'une image directement depuis leur navigateur. Ces mises à jour visent à rendre la détection des deepfakes accessible au grand public, sans nécessiter d'outils tiers ni de compétences techniques particulières. Pour les journalistes, fact-checkers, et simples internautes, pouvoir vérifier en quelques clics si une image a été produite par un outil IA de Google ou certifiée par des éditeurs de confiance représente un changement significatif dans la lutte contre la désinformation visuelle. SynthID est développé par Google DeepMind depuis 2023 et intègre un filigrane imperceptible à l'oeil nu dans les images générées par les outils IA de Google. Le standard C2PA, soutenu par Adobe, Microsoft, la BBC et d'autres acteurs majeurs, permet d'attacher une chaîne de provenance vérifiable à tout contenu numérique. L'intégration de ces deux systèmes dans des produits utilisés par des milliards de personnes pourrait pousser le reste de l'industrie à adopter des mécanismes de traçabilité similaires.

UEL'intégration native du standard ouvert C2PA dans Chrome et de SynthID dans Google Search pourrait accélérer l'adoption de mécanismes de traçabilité des contenus en Europe, appuyant directement les obligations de lutte contre la désinformation imposées aux grandes plateformes par le Digital Services Act (DSA).

💬 Pas besoin d'être expert pour vérifier si une image sort d'un outil IA Google, à partir de maintenant. Ce qui change vraiment, c'est que Google joue le jeu du standard ouvert C2PA en plus de son SynthID maison : si ça prend, les autres plateformes vont devoir s'aligner, sans que personne n'ait à leur forcer la main officiellement. Pour l'instant ça ne couvre que l'écosystème Google, mais à cette échelle, c'est déjà un sacré levier.

SécuritéActu
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