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BusinessLe Big Data · 2 min de lecture

Anthropic vs OpenAI en entreprise : voici ce que révèle le dernier bilan de Microsoft aux DSI

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Anthropic a affiché au quatrième trimestre de l'exercice fiscal 2026 de Microsoft une plus-value comptable de 3,2 milliards de dollars sur la participation que l'éditeur détient dans la société, selon le rapport financier officiel déposé auprès de la SEC. Dans le même temps, Microsoft a acté une dépréciation de 600 millions de dollars sur son investissement dans OpenAI. Cet écart comptable reflète une divergence de trajectoire économique entre les deux laboratoires. D'après l'étude AI Company Comms Study 2026 du cabinet 5WPR, Anthropic a atteint un chiffre d'affaires annualisé de 30 milliards de dollars, dépassant les 25 milliards annoncés par OpenAI. La famille de modèles Claude est aujourd'hui utilisée par 8 des 10 plus grandes entreprises du classement Fortune 10, contre une présence d'OpenAI dans 92 % du Fortune 500, principalement portée par ChatGPT auprès du grand public.

Ce basculement comptable traduit un rééquilibrage plus large du marché de l'intelligence artificielle en entreprise. Longtemps portée par la notoriété de ChatGPT, l'adoption des grands modèles de langage par les organisations glisse désormais vers des critères de rentabilité, de sécurité des données et de prévisibilité budgétaire, des domaines où Claude s'est imposé grâce à des fenêtres de contexte étendues et une approche jugée plus rigoureuse par les directions informatiques. OpenAI, de son côté, continue de dominer les usages grand public et les cas d'usage créatifs, mais doit absorber des coûts d'infrastructure de calcul et de recherche et développement considérables pour maintenir son avance, ce qui pèse sur la rentabilité de ses déploiements à grande échelle et explique en partie la dépréciation constatée par Microsoft.

Ce constat pousse les directeurs des systèmes d'information à revoir leur stratégie d'intégration de l'IA générative. Lors d'une analyse relayée par TechCrunch, Satya Nadella a insisté sur la nécessité de dissocier les systèmes d'agents du modèle sous-jacent qu'ils utilisent, afin d'éviter toute dépendance excessive à un seul fournisseur. Cette logique pousse les entreprises à construire des couches d'orchestration capables de basculer d'un modèle à un autre selon le coût, la latence ou le cas d'usage : OpenAI reste privilégié pour le prototypage rapide et la génération de contenu créatif, tandis qu'Anthropic devient une référence pour le traitement de gros volumes documentaires, le développement logiciel sécurisé et l'analyse réglementaire. Cette approche multi-modèles s'appuie de plus en plus sur des catalogues agnostiques intégrés aux plateformes cloud, comme Azure AI Studio ou AWS Bedrock, qui permettent aux entreprises de profiter de la baisse des prix des API tout en maîtrisant leur coût total de possession et leur gouvernance de l'IA.

Impact France/UE

Les DSI europeens sont concernes de maniere indirecte par cette recomposition du marche, dans la mesure ou elle influence les strategies multi-modeles et les arbitrages de cout et de gouvernance IA au sein des organisations en Europe.

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Microsoft vend les modèles OpenAI en Chine, OpenAI et Anthropic refusent
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Microsoft vend les modèles OpenAI en Chine, OpenAI et Anthropic refusent

Microsoft est devenu, discrètement mais significativement, le principal fournisseur de modèles OpenAI en Chine. Selon une enquête de Bloomberg publiée cette semaine, les plus grandes entreprises internet chinoises achètent les modèles GPT via Azure, la plateforme cloud de Microsoft, alors qu'OpenAI et Anthropic refusent de commercialiser leurs technologies directement dans le pays, invoquant des risques de détournement de propriété intellectuelle. ByteDance, la maison mère de TikTok, est le plus grand client IA de Microsoft dans le monde, et devrait dépenser plus d'un milliard de dollars par an en services cloud et IA Microsoft. Ant Group, Meituan et Tencent font également partie des acheteurs. En interne, la croissance est célébrée : les revenus IA d'Azure en Chine ont environ triplé sur l'exercice fiscal clos en juin 2025, après une hausse de 400 % l'année précédente. Judson Althoff, alors directeur commercial, a présenté Microsoft comme la seule entreprise capable de "relier les deux pôles" de l'IA mondiale, soit la côte ouest américaine et la Chine. Cette situation place Microsoft dans une position géopolitique et commerciale inédite : l'entreprise encaisse la marge des deux côtés d'une frontière technologique que ses propres partenaires refusent de franchir. Le contrat singulier liant Microsoft à OpenAI lui permet de fixer ses propres conditions pour revendre les modèles GPT à l'étranger, ce qu'OpenAI ne fait pas lui-même. Mais cette position soulève des questions concrètes sur le contrôle des usages : OpenAI a en privé demandé à Microsoft de mieux surveiller la pratique de "distillation", technique consistant à utiliser les sorties d'un modèle pour en entraîner un autre. Microsoft affirme se limiter aux entreprises établies et s'appuyer sur une surveillance automatisée, mais des sources proches du dossier indiquent qu'aucune vigilance particulière n'est exercée sur les clients chinois, et que les données synthétiques générées restent difficiles à tracer. Le paradoxe s'approfondit lorsqu'on examine la stratégie globale de Microsoft. D'un côté, la société vend des modèles américains en Chine. De l'autre, elle a ajouté DeepSeek R1 à Azure AI Foundry en janvier 2025 et teste actuellement une version affinée de DeepSeek-V4 pour alimenter son agent d'entreprise Copilot Cowork, aujourd'hui propulsé par OpenAI et Anthropic. Microsoft vend donc aussi un modèle chinois à ses clients occidentaux, captant la marge sur les deux jambes du commerce. Cette acrobatie s'inscrit dans un contexte politique tendu : à Washington, des élus considèrent la poussée IA chinoise comme une menace directe pour l'industrie américaine, et la part du marché chinois représentait environ 1,5 % du chiffre d'affaires de Microsoft en 2024 selon Brad Smith, son président. La pression pourrait s'intensifier si OpenAI décide de rendre publiques ses objections, jusqu'ici discrètes.

UELa révélation de ce commerce triangulaire entre modèles IA américains et clients chinois via le cloud pourrait alimenter les débats européens sur la souveraineté numérique et renforcer les appels à encadrer les conditions d'accès aux grands modèles dans le cadre de l'AI Act.

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Google et Microsoft s'allient pour contrer Anthropic et OpenAI
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Google, Microsoft, Salesforce, Snowflake et ServiceNow ont annoncé mercredi un accord commun pour soutenir un protocole logiciel destiné aux systèmes d'IA en entreprise. L'initiative réunit certains des plus grands acteurs du logiciel d'entreprise mondial autour d'un standard technique partagé, dans le but d'unifier la façon dont les outils d'IA s'intègrent aux infrastructures existantes de leurs clients. L'enjeu est considérable pour les directions informatiques des grandes entreprises : en adoptant un protocole commun, ces éditeurs leur offrent une voie d'accès à l'IA qui s'appuie sur des systèmes déjà en place, sans dépendre exclusivement d'Anthropic ou d'OpenAI. Pour des sociétés comme Salesforce ou ServiceNow, dont les logiciels équipent des centaines de milliers d'organisations, c'est une façon de transformer leur base installée en levier stratégique face aux pure players de l'IA générative. Ce mouvement s'inscrit dans une compétition ouverte entre deux camps : d'un côté, les startups d'IA comme Anthropic et OpenAI qui cherchent à s'imposer directement comme couche d'intelligence dans les entreprises ; de l'autre, les éditeurs traditionnels qui misent sur leur profondeur d'intégration et leurs relations client de longue date pour ne pas être marginalisés. En créant un standard commun, Google, Microsoft et leurs partenaires cherchent à structurer le marché autour de règles du jeu qui valorisent l'écosystème existant plutôt que les modèles de fondation seuls.

UELes entreprises européennes clientes de Salesforce, ServiceNow, Microsoft ou Google Cloud pourraient adopter ce protocole commun pour intégrer l'IA sans dépendre exclusivement d'Anthropic ou OpenAI.

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Microsoft réduit les coûts de Copilot en abandonnant progressivement les modèles OpenAI et Anthropic
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Microsoft réduit les coûts de Copilot en abandonnant progressivement les modèles OpenAI et Anthropic

Microsoft remplace progressivement les modèles d'OpenAI et d'Anthropic par ses propres modèles MAI (Microsoft AI) dans des produits comme Excel et Outlook, dans le cadre de Copilot. Selon les informations rapportées, des dizaines de milliers de requêtes par semaine transitent déjà par ces modèles maison plutôt que par GPT ou Claude. Mustafa Suleyman, responsable de l'intelligence artificielle chez Microsoft, a affirmé vouloir à terme "éliminer" le coût lié à l'utilisation de modèles externes fournis par des partenaires comme OpenAI et Anthropic. Cette bascule a des conséquences directes pour les utilisateurs de Copilot, qui pourraient constater une baisse de performance sans changement de prix. En misant sur ses propres modèles plutôt que sur des technologies tierces réputées plus performantes, Microsoft cherche avant tout à réduire ses coûts d'infrastructure, quitte à sacrifier une partie de la qualité des réponses fournies aux entreprises et particuliers abonnés à ses outils de productivité. Cette stratégie s'inscrit dans une tendance plus large des géants technologiques cherchant à réduire leur dépendance financière vis-à-vis des fournisseurs de modèles de fondation, dont les coûts d'inférence pèsent lourdement sur leurs marges. Microsoft, qui a pourtant investi des milliards de dollars dans OpenAI, développe en parallèle ses propres capacités via son équipe MAI pour reprendre la main sur la chaîne de valeur de l'IA. Reste à voir si les clients de Copilot accepteront cet arbitrage entre coûts maîtrisés pour Microsoft et qualité potentiellement dégradée pour eux, dans un marché où la concurrence sur les assistants IA professionnels s'intensifie.

UELes entreprises européennes utilisant Copilot pourraient constater une baisse de qualité des réponses sans baisse de prix, sans impact réglementaire direct.

💬 Microsoft fait payer sa marge à ses clients sans le dire : même prix, modèles moins bons, et Copilot devient le premier cobaye grandeur nature du dilemme coût contre qualité qui attend toute boîte qui a bâti son produit sur l'IA des autres. Sur le papier MAI doit "éliminer" le coût des partenaires, en vrai ça veut dire des dizaines de milliers de requêtes qui basculent sur des modèles maison moins performants, sans que la facture bouge d'un centime. Les boîtes abonnées vont s'en rendre compte à l'usage, pas sur la fiche produit.

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OpenAI et Microsoft présentent de nouvelles offres IA aux entreprises
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OpenAI et Microsoft présentent de nouvelles offres IA aux entreprises

Le même mardi, OpenAI et Microsoft ont chacun organisé un événement dédié aux entreprises, dans deux villes différentes. OpenAI a tenu une présentation à New York pour promouvoir de nouveaux outils d'intelligence artificielle à destination des professionnels, dont plusieurs conçus pour des secteurs précis comme le trading d'actions et la banque d'investissement. En parallèle, Microsoft tenait son propre événement à San Francisco, où l'entreprise a dévoilé du nouveau matériel informatique spécifiquement pensé pour l'IA, notamment un ordinateur de bureau et des modèles d'IA destinés aux entreprises clientes. Ces annonces simultanées illustrent la pression croissante que subissent les responsables des achats technologiques dans les grandes entreprises. La multiplication des offres d'IA entreprise rend les décisions d'achat de plus en plus complexes : chaque acteur majeur du secteur déploie désormais des équipes de consultants, souvent rebaptisés "forward-deployed engineers", pour convaincre les directions informatiques d'adopter leurs solutions. Pour OpenAI, dont le modèle économique repose largement sur les contrats d'entreprise, s'imposer sur ce segment est devenu une priorité stratégique et financière majeure. Le marché de l'IA en entreprise est aujourd'hui perçu comme un terrain sur lequel Anthropic, concurrent direct d'OpenAI, jouit d'une longueur d'avance et d'une image particulièrement solide auprès des directions techniques et des grands comptes. Microsoft, actionnaire historique d'OpenAI et partenaire de longue date des entreprises via Azure et la suite Office, occupe quant à lui une position établie dans cet écosystème. L'offensive conjointe des deux alliés témoigne néanmoins de l'intensification de la bataille pour capter les budgets informatiques des grandes organisations, à mesure que l'IA générative passe du stade expérimental à celui de l'outil opérationnel intégré dans les processus métier.

UELes entreprises européennes devront arbitrer entre les offres concurrentes d'OpenAI et Microsoft pour leurs budgets IA, avec une complexité croissante des décisions d'achat technologique à mesure que l'IA générative s'intègre dans les processus métier.

💬 Deux événements le même jour, deux villes différentes : OpenAI et Microsoft ne laissent plus rien au hasard sur le segment entreprise. Le signal, c'est qu'ils sentent tous les deux la pression d'Anthropic, qui s'est imposé chez les équipes techniques sans avoir eu besoin de tout ce cirque commercial. Reste à voir si les "forward-deployed engineers" suffisent à renverser ça.

BusinessOpinion
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