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RobotiqueLe Big Data · 2 min de lecture

Il dénonce les problèmes de sécurité des robotaxis… Tesla le vire

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Javier Medrano, ancien chef des opérations de tests de véhicules autonomes chez Tesla, poursuit aujourd'hui l'entreprise en justice après avoir été licencié pour avoir dénoncé de graves failles de sécurité dans le programme de robotaxis. Entre octobre 2024 et mai 2025, il supervisait une équipe d'opérateurs de sécurité chargés d'accompagner les véhicules testant le logiciel Full Self-Driving, en analysant les trajets, en surveillant les incidents et en restant disponibles en cas de problème. Selon la plainte repérée par The Independent, son équipe a fini par compter 38 opérateurs, un chiffre largement supérieur au ratio recommandé d'un responsable pour quinze opérateurs. Medrano affirme avoir alerté sa hiérarchie sur cette surcharge, au point de craindre de ne plus pouvoir dormir ou manger normalement, mais son supérieur lui aurait répondu qu'il n'avait pas l'impression qu'il était en train de se noyer. La plainte évoque aussi un accident survenu pendant une période de repos de Medrano, durant lequel une opératrice sous ses instructions serait restée sur place environ une heure, approchée entretemps par une personne semblant sous l'influence de l'alcool ou de substances.

Cette affaire met en lumière un risque central pour toute l'industrie des véhicules autonomes : la sécurité des essais sur route repose largement sur des opérateurs humains chargés de surveiller les trajets, et un encadrement insuffisant de ces équipes peut transformer un test en véritable danger public, aussi bien pour les passagers que pour les autres usagers de la route. Pour les utilisateurs et les autorités, l'affaire illustre la tension entre la pression commerciale à accélérer le déploiement des robotaxis et les moyens réellement alloués à la supervision humaine censée compenser les limites du logiciel. Si les faits sont confirmés, ils pourraient renforcer la méfiance envers les programmes de conduite autonome de Tesla, déjà scrutés de près par les régulateurs américains, et alimenter le débat sur le rythme de déploiement du FSD.

Cette plainte s'inscrit dans un contexte plus large où Tesla cherche à accélérer le développement de son réseau de robotaxis, mis en avant par Elon Musk comme un axe stratégique majeur de l'entreprise, tout en réduisant potentiellement les ressources humaines dédiées à la sécurité des essais. Medrano, qui affirme avoir tenté de faire remonter officiellement ces problèmes avant d'être licencié, réclame sa réintégration, des dommages et intérêts pour le préjudice moral et financier subi, ainsi que le remboursement d'actions Tesla qu'il n'a pas pu obtenir. L'issue judiciaire de cette affaire, ainsi que la réaction éventuelle des régulateurs américains chargés de la sécurité routière, seront à suivre de près alors que Tesla poursuit l'expansion de ses tests de conduite autonome sur les routes américaines.

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