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OpenAI relie les agents de codage à des logiciels scientifiques développés plus rapidement

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OpenAI a publié un rapport de terrain documentant huit projets de calcul scientifique où des agents de codage ont permis de réduire significativement les temps d'exécution. Cinq projets ont utilisé Codex seul, trois autres une combinaison de Codex et de Claude Code, l'agent d'Anthropic. Les résultats chiffrés sont notables : sur HI.SIM, un simulateur de séquençage ADN, deux passes d'optimisation quasi autonomes menées par GPT-5.2 puis GPT-5.6 ont réduit le temps de calcul de 31 % sans altérer les résultats, selon le contributeur Andrew Ho. Sur Hifiasm, outil d'assemblage de génomes à partir de lectures PacBio HiFi, le gain atteint 25 % sur la cible d'optimisation principale et environ 15 % sur des données de séquençage humain distinctes, d'après Suyash Shringarpure. Pour bayesm-rs, un portage en Rust de modèles statistiques issus du package R bayesm, les performances ont été multipliées par 2,3 à 2,7 sur un seul cœur de processeur, et jusqu'à 4,4 à 9,5 fois sur huit cœurs, tout en respectant les tolérances d'estimation fixées au départ. D'autres projets, comme cyvcf2, MHCflurry ou le portage complet en Rust de l'aligneur ARN STAR, ont porté sur la modernisation de systèmes de build, la migration de frameworks ou la réécriture de code non maintenu.

Ce rapport met en lumière un problème bien documenté : les logiciels développés pour accompagner une seule publication scientifique, souvent codés par de petites équipes académiques sans soutien technique dédié, accumulent une dette technique que personne n'a le temps ni le budget de résorber. En automatisant les tâches de packaging, d'optimisation de performance et de portage de langage, les agents de codage rendent soudain envisageables des chantiers auparavant jugés trop coûteux en temps, comme la réécriture à la main d'un aligneur de 20 000 lignes de code. Pour la recherche scientifique, cela pourrait signifier des outils plus rapides, mieux maintenus et donc plus fiables pour des communautés entières de chercheurs qui dépendent de ces logiciels sans pouvoir les faire évoluer elles-mêmes.

Il faut toutefois noter qu'il s'agit d'un rapport publié par OpenAI sur l'usage de son propre produit, construit à partir de témoignages des contributeurs impliqués, ce qui n'enlève rien à l'intérêt du phénomène observé. Plusieurs contributeurs insistent sur les limites persistantes du procédé : la supervision humaine reste indispensable pour orienter les modèles, interpréter les résultats de profilage et vérifier les sorties, comme le rappelle James Ferguson à propos du contrôle visuel de plus de 900 graphiques avant publication. Les agents accélèrent l'exécution, mais le jugement scientifique, lui, demeure une tâche humaine.

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UELa France et l'Allemagne sont identifiées comme les marchés les plus sceptiques en matière d'IA agentique, signalant un retard européen que les DSI français devraient prendre en compte dans leur feuille de route d'adoption.

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IBM a lancé Bob, une plateforme d'intelligence artificielle conçue pour encadrer et rationaliser l'ensemble du cycle de développement logiciel en entreprise. L'annonce a été portée par Dinesh Nirmal, vice-président senior d'IBM Software, qui a résumé l'enjeu : « Chaque entreprise cherche à se moderniser, mais la vitesse sans contrôle est un risque. IBM Bob permet aux entreprises d'avancer à la vitesse de l'IA sans sacrifier la gouvernance et la sécurité. » La plateforme s'intègre directement dans le cycle de vie logiciel complet, avec des modes basés sur des profils utilisateurs, des appels d'outils automatisés et des contrôles humains à chaque étape critique. L'un de ses premiers cas d'usage concrets est APIS IT, une entreprise qui a déployé Bob pour moderniser des systèmes gouvernementaux chargés de décennies de dette technique sur des environnements mainframe et .NET. Résultat : une analyse d'architecture et une documentation produites dix fois plus vite, avec une précision de 100 % sur des systèmes JCL/PL1 vieillissants, et des migrations de services .NET réalisées en quelques heures au lieu de plusieurs semaines. L'enjeu est massif : entre 60 et 80 % du budget d'ingénierie des grandes organisations est absorbé par la maintenance et la mise à niveau de systèmes existants, des projets qui s'étirent souvent sur des mois. Les assistants de code classiques aggravent le problème lorsqu'ils sont utilisés sans garde-fous, car ils génèrent du code syntaxiquement correct mais fonctionnellement inutile, incapable de comprendre les bibliothèques internes ou la logique propriétaire d'une entreprise. Bob répond à ce problème en cartographiant d'abord les dépendances avant toute refactorisation, puis en coordonnant des agents spécialisés pour les tests, la documentation et l'intégration continue. Le système utilise une orchestration multi-modèles dynamique : les tâches simples sont routées vers des modèles légers et économiques, tandis que les raisonnements architecturaux complexes mobilisent des modèles de pointe comme Claude d'Anthropic, Mistral ou IBM Granite. Ce lancement s'inscrit dans une course plus large à l'automatisation du développement logiciel en entreprise, un marché où GitHub Copilot, Google Gemini Code Assist et des dizaines de startups se disputent déjà les contrats. IBM mise sur une différenciation claire : là où ses concurrents proposent des assistants de productivité individuelle, Bob cible la gouvernance à l'échelle de l'organisation, avec une traçabilité des coûts et une transparence sur les dépenses IA directement liées aux résultats en production. La capacité à gérer des environnements mainframe, souvent ignorés par les nouveaux entrants du marché, constitue un avantage stratégique pour IBM auprès de ses clients traditionnels dans la finance, les assurances et le secteur public, des industries où la dette technique se chiffre en milliards et où la compliance réglementaire n'est pas négociable.

UEIBM Bob cible explicitement les secteurs finance, assurance et secteur public, où les DSI françaises et européennes gèrent d'importantes dettes techniques sous contraintes réglementaires strictes.

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