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RégulationThe Decoder · 1 min de lecture

La Haute Cour de Delhi rejette la demande d'injonction pour droits d'auteur d'une grande agence de presse indienne contre OpenAI

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Delhi High Court accorde une victoire majeure à OpenAI dans son différend juridique avec l'agence de presse indienne ANI. La juridiction a rejeté la demande d'injonction déposée par l'agence, qui accusait l'entreprise américaine d'avoir utilisé ses articles sans autorisation pour entraîner ses modèles d'intelligence artificielle. Fait marquant, le tribunal a établi pour la première fois une classification juridique inédite en Inde : l'entraînement de systèmes d'IA sur des contenus protégés relève de l'usage privé, et non d'une exploitation commerciale nécessitant une licence. La décision s'appuie en partie sur une faille dans l'argumentation d'ANI elle-même, l'agence ayant cité des articles publiés après la période d'entraînement des modèles concernés, ce qui a affaibli la crédibilité de sa plainte. Le procès sur le fond reste toutefois en cours.

Cette décision constitue un signal important pour l'industrie de l'IA générative, confrontée dans le monde entier à une vague de poursuites d'éditeurs et d'agences de presse concernant l'usage de contenus protégés par le droit d'auteur. En qualifiant l'entraînement de modèles d'usage privé, la justice indienne ouvre une brèche juridique que d'autres entreprises technologiques pourraient invoquer dans des affaires similaires, en Inde comme ailleurs. Pour les éditeurs de presse, ce jugement complique la défense de leurs droits face aux géants de l'IA, qui continuent d'aspirer massivement du contenu journalistique pour alimenter leurs systèmes.

Cette affaire s'inscrit dans une bataille juridique mondiale opposant médias et entreprises d'IA, du New York Times contre OpenAI aux poursuites similaires en Europe. L'Inde, marché stratégique pour OpenAI et ses concurrents, devient ainsi un terrain d'observation clé pour la régulation naissante de l'IA générative. L'issue du procès principal, toujours pendant, déterminera si cette première interprétation favorable à OpenAI fait jurisprudence durable ou reste une victoire provisoire dans un dossier plus vaste.

Impact France/UE

Ce jugement indien pourrait servir de precedent invoque par les entreprises d'IA dans les litiges europeens sur le droit d'auteur, sans avoir d'effet juridique direct en France ou dans l'UE.

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