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LLMsLatent Space · 2 min de lecture

Le Fil Factory dans les coulisses : Eiso Kant, Poolside AI

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Poolside AI, la start-up cofondée par Eiso Kant, vient de dévoiler son nouveau modèle Laguna S 2.1, qui surpasse le récent modèle de Thinking Machines alors qu'il est près de dix fois plus petit. Laguna S compte 118 milliards de paramètres au total, dont 8 milliards actifs, et a été développé grâce au Model Factory de Poolside, un système capable de faire passer un modèle du pré-entraînement au lancement en seulement huit semaines. Moins de 70 chercheurs y font tourner entre 10 000 et 20 000 expériences par mois. Eiso Kant a démarré cette aventure en 2015, inspiré par les travaux d'Andrej Karpathy sur les réseaux de neurones récurrents, en misant sur l'idée que le code est la voie vers l'AGI. Il a dépensé 12 millions de dollars sur quatre ans avant que le marché ne s'intéresse au sujet, et la sortie de ChatGPT a représenté pour lui une véritable vindication, poussant Poolside à revenir vers les poids ouverts et la recherche ouverte. L'entreprise a depuis levé 500 millions de dollars.

Cette annonce intervient alors que le débat entre IA ouverte et fermée, et entre souveraineté américaine et chinoise sur les modèles, atteint un point critique. Eiso Kant défend une position singulière: il préférerait un marché avec 100 entreprises de modèles fondamentaux plutôt qu'un oligopole de cinq acteurs, même si Poolside comptait parmi ces cinq. Il distingue aussi clairement le fait de publier des poids ouverts de celui de publier une recherche réellement ouverte, une nuance qui compte pour l'industrie et les développeurs cherchant à comprendre comment ces modèles sont réellement construits, et pas seulement à les utiliser.

Le Model Factory repose sur des données diffusées en flux continu directement dans l'entraînement, des expériences reproductibles grâce à des données immuables et du code versionné, ainsi qu'un calcul en basse précision. Des agents interviennent de plus en plus pour écrire du code, lancer des tâches, évaluer les résultats et modifier les pipelines d'entraînement des futurs modèles. Eiso Kant estime que la persistance, la vérification et le retour en arrière comptent parfois plus que l'intelligence brute, que l'apprentissage par renforcement va migrer plus tôt dans le pré-entraînement, et que le prédiction du prochain mot exploite encore trop peu les connaissances du web. Il critique par ailleurs certains protocoles d'agents comme MCP, qu'il juge mal conçus, et évoque l'influence de NVIDIA et TSMC sur l'économie réelle de l'entraînement des modèles frontières.

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Contrôler l'effort de raisonnement dans les LLM
1Ahead of AI 

Contrôler l'effort de raisonnement dans les LLM

Voici l'article traduit et résumé : Le 26 juin dernier, OpenAI a lancé la famille de modèles GPT-5.6, disponible en trois tailles, chacune proposant entre cinq et six niveaux d'effort de raisonnement configurables. Cette annonce intervient près de deux ans après le lancement d'o1 par OpenAI, qui avait popularisé les modèles de raisonnement basés sur les LLM, et environ quatre mois après DeepSeek-R1, qui avait détaillé une méthode d'apprentissage par renforcement à récompenses vérifiables (RLVR) pour entraîner ce type de modèles. Sebastian Raschka, chercheur reconnu dans le domaine, souligne dans son analyse que les modèles de raisonnement sont désormais devenus un standard incontournable de toute nouvelle génération de modèles. Il rappelle le principe central du RLVR popularisé par DeepSeek-R1 : fournir un signal de récompense binaire, zéro pour une réponse incorrecte, un pour une réponse correcte, uniquement sur des domaines vérifiables comme les mathématiques, via des outils comme SymPy ou WolframAlpha, ou le code, via des compilateurs et des tests unitaires. Fait notable, la trace de raisonnement intermédiaire elle-même n'est pas utilisée pour l'entraînement du modèle : seule la réponse finale et le respect du format comptent pour le calcul de la récompense. Cette généralisation des modes d'effort configurables change concrètement la manière dont les entreprises et les développeurs peuvent exploiter ces modèles. Plutôt que de choisir entre un modèle rapide et peu coûteux ou un modèle lent et performant, les utilisateurs peuvent désormais ajuster finement le curseur entre vitesse d'exécution et qualité de raisonnement selon la tâche à accomplir, un simple résumé de texte ne nécessitant pas le même effort qu'un problème mathématique complexe. Pour l'industrie, cela signifie une meilleure maîtrise des coûts de calcul et une adaptation plus fine des modèles aux usages professionnels réels, où toutes les requêtes n'exigent pas le même niveau de sophistication. C'est aussi le signe que la recherche sur le raisonnement des LLM a atteint une maturité suffisante pour passer d'une simple option binaire, raisonnement activé ou non, à un curseur continu de performance. Cette évolution s'inscrit dans un contexte de recherche particulièrement actif depuis la publication de DeepSeek-R1. Deux grandes approches permettent aujourd'hui d'améliorer les capacités de résolution de problèmes des modèles de raisonnement : l'optimisation à l'entraînement et l'optimisation à l'inférence, c'est-à-dire au moment de l'exécution. La question de savoir comment exploiter la trace de raisonnement intermédiaire pour améliorer l'entraînement, notamment via des modèles de récompense de processus, reste un sujet de recherche actif et non résolu. Raschka, auteur d'un livre de 440 pages intitulé Build A Reasoning Model (From Scratch), consacré à la construction de modèles de raisonnement à partir de zéro, prévoit que la prochaine étape naturelle de cette recherche portera sur le développement de modèles capables de moduler nativement leur propre effort de raisonnement selon la complexité de la tâche, plutôt que de dépendre uniquement de réglages externes fixés par l'utilisateur.

💬 Ce qui compte dans GPT-5.6, c'est pas le modèle, c'est le curseur : cinq ou six crans d'effort, ça veut dire qu'OpenAI admet enfin que le raisonnement a un prix et qu'il faut le doser comme du café. Bon, sur le papier ça sonne comme du réglage fin pour les entreprises qui veulent économiser du calcul, mais en vrai ça acte surtout que le mode "réfléchir" à deux vitesses d'il y a deux ans était un hack grossier. Reste à voir si les modèles apprendront un jour à choisir eux-mêmes leur effort, parce que pour l'instant c'est encore à l'utilisateur de deviner combien de réflexion vaut sa question.

LLMsOpinion
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Poolside AI présente Laguna XS.2 et M.1, des modèles de codage à base d'agents atteignant 68,2 % et 72,5 % sur SWE-bench Verified
2MarkTechPost 

Poolside AI présente Laguna XS.2 et M.1, des modèles de codage à base d'agents atteignant 68,2 % et 72,5 % sur SWE-bench Verified

Poolside AI a dévoilé mardi les deux premiers modèles de sa famille Laguna : Laguna M.1 et Laguna XS.2, accompagnés d'un agent de codage en ligne de commande baptisé "pool". Laguna M.1 est un modèle de type Mixture-of-Experts (MoE) totalisant 225 milliards de paramètres, dont seulement 23 milliards activés à chaque inférence, entraîné sur 30 000 milliards de tokens à l'aide de 6 144 GPU NVIDIA Hopper interconnectés. Il atteint 72,5 % sur le benchmark SWE-bench Verified, référence du secteur pour évaluer la résolution autonome de bugs réels. Laguna XS.2, le premier modèle en accès ouvert de Poolside, est beaucoup plus compact : 33 milliards de paramètres au total, seulement 3 milliards activés par token. Il score 68,2 % sur SWE-bench Verified et peut tourner en local sur un Mac équipé de 36 Go de RAM via Ollama, ce qui est rare pour ce niveau de performance. Une version de base pour le fine-tuning, XS.2-base, sera publiée prochainement. Ces résultats positionnent Poolside parmi les acteurs sérieux du codage agentique, un segment en pleine effervescence où l'objectif est de faire résoudre des tâches de développement complexes et longues par des modèles de manière autonome. La capacité de XS.2 à fonctionner en local change la donne pour les développeurs soucieux de confidentialité ou travaillant sans accès cloud stable : avec une fenêtre de contexte de 131 072 tokens et un support natif du raisonnement intercalé entre les appels d'outils, le modèle est conçu pour des workflows réels de programmation sur plusieurs heures. Le fait que Laguna XS.2 soit open-weight le rend aussi accessible aux équipes qui souhaitent l'adapter à leurs propres bases de code, sans dépendre d'une API propriétaire. Poolside AI, fondée en 2023 par des vétérans de DeepMind et du monde de la recherche, a levé plus de 500 millions de dollars avec la conviction que l'IA spécialisée dans le code nécessite une infrastructure d'entraînement entièrement repensée. Pour Laguna, l'entreprise a développé en interne son pipeline de données, son framework d'entraînement (Titan) et une infrastructure de reinforcement learning agentique. L'une des innovations les plus notables est "AutoMixer", un système qui entraîne simultanément environ 60 modèles-proxy sur des mélanges de données différents pour optimiser automatiquement la composition du jeu d'entraînement, plutôt que de s'appuyer sur des heuristiques manuelles. Cette approche, inspirée de travaux comme RegMix ou OLMix, aurait permis de doubler la diversité effective des données tout en préservant l'équilibre entre code, mathématiques et raisonnement général. La prochaine étape pour Poolside sera probablement d'élargir la famille Laguna et d'affiner son agent "pool" pour concurrencer directement des outils comme Claude Code ou Cursor sur le marché des assistants de développement autonomes.

UELaguna XS.2 étant open-weight et exécutable en local via Ollama, les équipes européennes soucieuses de souveraineté des données peuvent l'adopter sans dépendre d'une API cloud américaine.

💬 68,2 % sur SWE-bench avec un modèle qui tourne sur Mac, c'est pas rien. Ce qui change vraiment la donne, c'est le côté open-weight : on peut l'adapter à sa propre base de code, sans dépendre d'une API tierce, et ça c'est rare pour ce niveau de performance. Reste à voir si l'agent "pool" suit.

LLMsActu
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Les 7 benchmarks qui comptent vraiment pour le raisonnement des agents autonomes dans les LLM
3MarkTechPost 

Les 7 benchmarks qui comptent vraiment pour le raisonnement des agents autonomes dans les LLM

Alors que les agents d'intelligence artificielle quittent les laboratoires pour entrer dans les environnements de production, une question s'impose : comment évaluer concrètement leurs capacités ? Les métriques classiques comme les scores MMLU ou la perplexité ne disent rien sur la capacité d'un modèle à naviguer sur un site web, à résoudre un ticket GitHub ou à gérer un flux de service client sur des centaines d'interactions. Face à ce vide, la communauté a développé une nouvelle génération de benchmarks agentiques, dont sept ont émergé comme de véritables signaux de capacité. Premier avertissement fondamental : ces scores dépendent fortement du scaffolding utilisé. Le design du prompt, les outils disponibles, le budget de tentatives, l'environnement d'exécution et la version de l'évaluateur peuvent tous modifier significativement les résultats publiés. Un chiffre isolé ne vaut rien sans son contexte de production. Le benchmark SWE-bench, disponible sur swebench.com, est aujourd'hui la référence la plus citée pour l'ingénierie logicielle. Il soumet les agents à 2 294 problèmes réels tirés d'issues GitHub sur 12 dépôts Python populaires : le modèle doit produire un patch fonctionnel qui passe les tests unitaires, pas simplement décrire une solution. Le sous-ensemble Verified, composé de 500 échantillons validés par des ingénieurs professionnels en collaboration avec OpenAI, est la version standard des évaluations actuelles. Sa trajectoire est éloquente : en 2023, Claude 2 ne résolvait que 1,96 % des problèmes ; fin 2025 et début 2026, les modèles frontier les plus avancés franchissent la barre des 80 % sur ce même jeu de données. GAIA, hébergé sur Hugging Face, teste quant à lui des capacités d'assistance généraliste : raisonnement en plusieurs étapes, navigation web, usage d'outils et compréhension multimodale. Ses tâches paraissent simples en surface mais exigent des chaînes d'opérations non triviales, ce qui en fait un détecteur efficace de fragilité dans l'usage des outils. WebArena, sur webarena.dev, évalue la navigation web autonome dans des environnements fonctionnels simulant e-commerce, forums, développement collaboratif et gestion de contenus. Ces benchmarks reflètent une transformation profonde de ce que l'on attend des LLMs. L'ère des modèles évalués sur des QCM académiques est révolue : l'enjeu est désormais de mesurer leur capacité à agir de façon autonome dans des environnements complexes et bruités. Un score élevé sur SWE-bench indique une force spécifique en réparation de code, pas une autonomie universelle, ce qui explique pourquoi les équipes sérieuses croisent plusieurs benchmarks. Les modèles propriétaires tendent à surpasser les modèles open source, mais la performance dépend autant du harness d'exécution que du modèle sous-jacent. À mesure que les déploiements agentiques se généralisent en entreprise, ces outils d'évaluation deviennent des instruments de pilotage essentiels, non plus de simples curiosités académiques.

💬 SWE-bench à 80%, c'est le chiffre qui claque, mais le vrai message est ailleurs : un score sans son contexte de scaffolding ne vaut rien, et les équipes qui déploient des agents en prod commencent à l'intégrer. Passer de 2% à 80% sur ce benchmark en deux ans, ça donne le vertige, mais ça mesure la réparation de code Python sur GitHub, pas l'autonomie universelle. Reste à voir si les prochains modèles seront entraînés dessus et rendront ces évaluations caduques avant même qu'elles soient adoptées en entreprise.

LLMsPaper
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Poolside lance Laguna XS.2, un modèle ouvert gratuit et performant pour le codage local à base d'agents
4VentureBeat AI 

Poolside lance Laguna XS.2, un modèle ouvert gratuit et performant pour le codage local à base d'agents

La startup américaine Poolside, fondée à San Francisco en 2023, a lancé ce 28 avril 2026 deux nouveaux modèles de langage sous la marque Laguna, conçus spécifiquement pour les tâches de codage agentique. Le premier, Laguna M.1, est un modèle propriétaire de 225 milliards de paramètres au format Mixture of Experts (MoE), avec 23 milliards de paramètres actifs, destiné aux environnements d'entreprise et gouvernementaux à hautes exigences de sécurité. Le second, Laguna XS.2, est un modèle open source sous licence Apache 2.0 de 33 milliards de paramètres (3 milliards actifs), téléchargeable et exécutable localement sur un simple GPU de bureau ou d'ordinateur portable, sans connexion internet. Poolside accompagne ces deux modèles d'un agent de codage en ligne de commande baptisé "pool" et d'un environnement de développement web mobile appelé "shimmer". Temporairement, même le plus grand modèle M.1 est accessible gratuitement via l'API Poolside et des partenaires comme OpenRouter, Ollama et Baseten. L'arrivée de Laguna XS.2 en open source représente un signal fort dans un secteur dominé soit par des modèles propriétaires coûteux comme Claude d'Anthropic ou GPT-5.5 d'OpenAI, soit par des modèles chinois à licence ouverte comme ceux de DeepSeek. Poolside offre ici une alternative américaine, exécutable entièrement hors ligne, ce qui répond à un besoin critique pour les agences gouvernementales et les entreprises opérant dans des environnements ultra-sécurisés. L'ingénieur post-entraînement George Grigorev a précisé que Poolside peut "livrer des poids dans des environnements totalement isolés on-premises, sans connexion réseau", un avantage décisif face aux solutions cloud d'Anthropic ou Google. Par ailleurs, les deux modèles Laguna ont été entraînés intégralement from scratch, contrairement à plusieurs laboratoires américains qui s'appuient sur les modèles de base Qwen d'Alibaba, ce qui leur confère une indépendance technique notable. Poolside s'est jusqu'ici concentrée sur des contrats gouvernementaux et de défense, construisant ses modèles dans un environnement interne appelé "Model Factory", dont le moteur central est un logiciel maison nommé Titan. L'entreprise utilise également un optimiseur d'entraînement appelé Muon, qui accélère l'apprentissage d'environ 15% par rapport aux méthodes standards, un avantage compétitif non négligeable en termes de coûts et de délais. En s'ouvrant maintenant à la communauté des développeurs et à la recherche publique, Poolside change de stratégie et entre de plein pied dans la bataille de l'open source agentique, à un moment où les entreprises tech cherchent à réduire leur dépendance aux API propriétaires pour des raisons de coût, de confidentialité et de souveraineté technologique.

UELes organisations européennes en environnement isolé (défense, administration) peuvent déployer localement un modèle de codage agentique open source américain sans dépendance cloud, renforçant leur autonomie technologique.

LLMsActu
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