Anthropic va déployer 2 gigawatts de GPU AMD pour Claude, dans un accord pouvant atteindre 5 milliards de dollars
Le géant américain des semi-conducteurs AMD investit jusqu'à 5 milliards de dollars dans Anthropic, dans le cadre d'un accord qui prévoit le déploiement par la start-up de jusqu'à 2 gigawatts de GPU MI450 pour entraîner et faire fonctionner ses modèles Claude. Cette annonce fait suite à une série d'accords similaires signés par AMD ces derniers mois, notamment avec Meta et OpenAI, dans sa tentative de se positionner comme fournisseur alternatif de puces d'intelligence artificielle. Le montant de l'investissement et l'ampleur de la capacité de calcul réservée à Anthropic placent ce partenariat parmi les plus importants du secteur en 2026.
Cet accord illustre l'intensification de la course aux infrastructures de calcul entre les grands laboratoires d'IA et les fabricants de puces, chacun cherchant à sécuriser des capacités massives pour entraîner des modèles toujours plus puissants. Pour AMD, il s'agit d'une occasion de démontrer que ses processeurs graphiques peuvent constituer une alternative crédible à ceux de Nvidia, qui domine largement ce marché. Pour Anthropic, cet investissement renforce sa capacité à rivaliser avec OpenAI et Google dans le développement de Claude, tout en diversifiant ses fournisseurs de matériel au-delà de Nvidia.
Ce type de montage financier, où un fabricant de puces investit directement dans une entreprise d'IA qui s'engage en retour à acheter son matériel, suscite toutefois des critiques croissantes. Plusieurs observateurs qualifient ces arrangements de flux de trésorerie circulaires, dénonçant un système où l'argent investi finance in fine l'achat des propres produits de l'investisseur, ce qui peut gonfler artificiellement la valorisation des deux parties sans refléter une demande organique. Cette dynamique s'inscrit dans un contexte plus large où les investissements massifs dans les infrastructures d'IA font débat quant à leur soutenabilité à long terme.
Renforce indirectement la dépendance des acteurs européens du cloud et de l'IA aux infrastructures de calcul américaines, sans impact réglementaire ou économique direct sur la France ou l'UE.
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