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Anthropic signe un accord de 3,5 gigawatts avec Broadcom et Google pour des TPU
InfrastructureThe Information AI13sem· 1 min de lecture

Anthropic signe un accord de 3,5 gigawatts avec Broadcom et Google pour des TPU

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Broadcom a annoncé lundi, dans un dépôt réglementaire auprès de la SEC, qu'il fournirait à Anthropic l'accès à environ 3,5 gigawatts de puissance de calcul via les TPU (Tensor Processing Units) de Google, à partir de 2027. Cet accord étend un partenariat existant qui portait initialement sur environ 1 gigawatt de capacité.

Ce contrat représente une infrastructure de calcul colossale pour Anthropic, qui développe les modèles Claude. L'accès à une telle puissance de traitement conditionne directement la capacité d'une entreprise d'IA à entraîner des modèles toujours plus grands et à servir des millions d'utilisateurs simultanément. Pour Broadcom, ce partenariat consolide son rôle de fournisseur stratégique dans la chaîne d'approvisionnement des géants de l'IA.

Cet accord s'inscrit dans une course effrénée aux ressources de calcul qui oppose les grands laboratoires d'IA. Anthropic, soutenu financièrement par Google et Amazon, cherche à sécuriser des capacités suffisantes pour rivaliser avec OpenAI et les modèles de Google DeepMind. Le recours aux TPU de Google plutôt qu'aux GPU Nvidia illustre la diversification croissante des stratégies d'approvisionnement en silicium dans le secteur.

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SpaceX et Google ont conclu un accord de location de capacité de calcul IA d'une valeur de 920 millions de dollars par mois, selon un document déposé auprès de la SEC américaine. Cette révélation intervient dans le cadre des préparatifs d'introduction en bourse de SpaceX. Concrètement, l'accord donne à Google accès à environ 110 000 puces Nvidia, que SpaceX exploite pour louer de la puissance de calcul à des tiers. Ces ressources sont destinées à répondre à la demande croissante pour Gemini Enterprise, la plateforme IA professionnelle de Google. Que l'un des plus grands fournisseurs de services cloud au monde soit contraint de louer de la capacité à l'extérieur témoigne de la profonde pénurie d'infrastructure IA qui s'est installée dans le secteur. Google, pourtant propriétaire de ses propres centres de données et de ses puces TPU maison, ne parvient pas à absorber seul la demande explosive pour ses services d'intelligence artificielle. Cette situation illustre aussi combien les grandes entreprises technologiques sont désormais interdépendantes, leurs chaînes d'approvisionnement et leurs activités s'imbriquant de façon inédite. SpaceX, connu pour ses fusées et son réseau satellitaire Starlink, s'impose ainsi comme un acteur inattendu de l'infrastructure numérique. La divulgation de cet accord via un document SEC confirme que la société d'Elon Musk avance vers une entrée en bourse, un événement très attendu dans la Silicon Valley. Dans un marché où les puces Nvidia H100 et H200 restent rarissimes, posséder un parc de 110 000 unités constitue un avantage stratégique considérable que SpaceX monétise directement auprès des géants du cloud.

UELa pénurie mondiale d'infrastructure de calcul IA illustrée par cet accord accentue les difficultés d'accès aux ressources GPU pour les entreprises et startups européennes.

💬 920 millions par mois, c'est le genre de chiffre qui remet les pendules à l'heure. Google a ses propres data centers, ses puces TPU maison, et ça suffit quand même pas pour absorber la demande Gemini. Que SpaceX bouche le trou, soit, mais le vrai signal c'est que même les mieux équipés du cloud sont structurellement à court.

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Lors de sa conférence développeurs "Code with Claude" organisée mercredi à San Francisco, Anthropic a annoncé un accord avec SpaceX portant sur l'utilisation de la totalité de la capacité de calcul du centre de données de l'entreprise aérospatiale à Memphis, dans le Tennessee. Le PDG Dario Amodei a présenté cet accord sur scène, précisant qu'il visait directement à augmenter les limites d'utilisation pour les abonnés aux plans Pro et Max. Dans la foulée de l'annonce, Anthropic a doublé les fenêtres de cinq heures de Claude Code pour ces abonnés, supprimé la réduction des limites en heures de pointe sur Claude Code, et relevé les quotas d'API pour son modèle Opus. Ces changements représentent une réponse directe aux frustrations des développeurs qui se heurtaient régulièrement aux plafonds d'utilisation lors de sessions de travail intensives. En supprimant la pénalité des heures de pointe et en doublant les fenêtres actives, Anthropic rend Claude Code nettement plus utilisable pour les professionnels qui en font un outil central de leur flux de travail quotidien. Cet accord avec SpaceX illustre la course effrénée aux infrastructures qui structure aujourd'hui la compétition entre les grands laboratoires d'IA. Alors qu'OpenAI, Google et Anthropic se disputent parts de marché chez les développeurs, l'accès garanti à de la puissance de calcul massive devient un avantage concurrentiel aussi important que les capacités des modèles eux-mêmes. La décision d'Anthropic de s'appuyer sur les centres de données de SpaceX, plutôt que d'investir uniquement dans les cloud hyperscalers traditionnels, signal une diversification stratégique de ses dépendances en infrastructure.

UELes développeurs européens abonnés aux plans Pro et Max de Claude Code bénéficient directement du doublement des fenêtres d'utilisation et de la suppression des pénalités aux heures de pointe.

💬 Les plafonds de Claude Code m'ont cassé le rythme plus d'une fois, donc oui, doubler les fenêtres et enlever les pénalités en heures de pointe, c'est le genre de truc qu'on attendait depuis longtemps. Ce qui est plus intéressant que ça en a l'air, c'est le deal SpaceX : Anthropic ne se contente plus des hyperscalers classiques, elle rachète de la capacité là où elle peut. C'est un mouvement malin dans une course où l'infra compte autant que les modèles.

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Blackstone et Google investissent dans un nouveau cloud TPU pour accélérer l’IA
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Blackstone et Google ont annoncé le 19 mai 2026 la création d'une coentreprise américaine dédiée aux services de calcul accéléré basés sur les TPU (Tensor Processing Units) de Google. L'accord prévoit un investissement initial de 5 milliards de dollars apportés par Blackstone en fonds propres, avec pour objectif de déployer une première capacité de 500 mégawatts d'ici 2027. Google fournit ses puces TPU, ses logiciels et ses services, tandis que Blackstone apporte son expertise dans la construction et le financement d'infrastructures à grande échelle, le fonds gère plus de 1 300 milliards de dollars d'actifs et possède une présence majeure dans les centres de données. La nouvelle entité sera dirigée par Benjamin Treynor Sloss, ancien cadre de Google avec plus de vingt ans d'expérience dans la conception d'infrastructures critiques. La capacité prévue pourrait être significativement étendue au-delà de 500 MW pour accompagner la montée en puissance des usages IA. Ce partenariat marque un tournant dans la manière dont Google monétise ses TPU, jusqu'ici cantonnées à un usage interne ou distribuées exclusivement via Google Cloud. En créant une structure commerciale indépendante, Google ouvre un nouveau canal de distribution de sa puissance de calcul, plus flexible et accessible à des entreprises qui ne souhaitent pas s'engager exclusivement avec Google Cloud. Pour les acteurs de l'IA, laboratoires de recherche, institutions financières, grandes entreprises, cela représente une alternative crédible aux GPU Nvidia, qui dominent le marché mais restent confrontés à des problèmes de disponibilité et à des coûts élevés. Cette initiative répond aussi à un besoin structurel : les grandes organisations cherchent à sécuriser des capacités de calcul stables sur le long terme, capables de soutenir des modèles d'IA toujours plus gourmands en ressources. Les TPU de Google sont développées depuis plus d'une décennie et alimentent déjà les infrastructures de Gemini ainsi que celles de nombreux partenaires technologiques. Leur ouverture à un marché plus large s'inscrit dans une logique d'industrialisation rapide de l'infrastructure IA : après la course aux modèles génératifs, la bataille se déplace vers l'accès à la puissance de calcul elle-même. Nvidia règne pour l'instant sans partage sur ce segment, mais la pression concurrentielle s'intensifie, avec des acteurs comme AMD, Intel et désormais Google qui cherchent à capter une part croissante de ce marché estimé à plusieurs centaines de milliards de dollars. L'alliance entre l'un des plus grands gestionnaires d'actifs mondiaux et le détenteur d'une technologie de calcul propriétaire de premier plan illustre comment capital financier et puissance technologique convergent pour structurer l'infrastructure de l'IA de demain.

UELes organisations et laboratoires européens de recherche en IA pourraient à terme accéder à une offre de calcul accéléré supplémentaire, mais la coentreprise est domiciliée aux États-Unis et ne cible pas spécifiquement le marché européen.

💬 5 milliards dans une JV dédiée aux TPU, ça dit clairement que la bataille pour l'infrastructure IA est lancée. Google avait ces puces depuis dix ans, les gardait pour son cloud, et il ouvre maintenant le robinet en partageant le risque avec Blackstone. Reste à voir si les TPU sont vraiment compétitifs en dehors des cas d'usage où Google a tout optimisé pour lui-même.

InfrastructureOpinion
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