Aller au contenu principal
Anthropic relève les plafonds d'utilisation de Claude Code grâce à un accord avec SpaceX
InfrastructureArs Technica AI1sem

Anthropic relève les plafonds d'utilisation de Claude Code grâce à un accord avec SpaceX

Résumé IASources croisées · 4Impact UETake éditorial
Source originale ↗·

Lors de sa conférence développeurs "Code with Claude" organisée mercredi à San Francisco, Anthropic a annoncé un accord avec SpaceX portant sur l'utilisation de la totalité de la capacité de calcul du centre de données de l'entreprise aérospatiale à Memphis, dans le Tennessee. Le PDG Dario Amodei a présenté cet accord sur scène, précisant qu'il visait directement à augmenter les limites d'utilisation pour les abonnés aux plans Pro et Max. Dans la foulée de l'annonce, Anthropic a doublé les fenêtres de cinq heures de Claude Code pour ces abonnés, supprimé la réduction des limites en heures de pointe sur Claude Code, et relevé les quotas d'API pour son modèle Opus.

Ces changements représentent une réponse directe aux frustrations des développeurs qui se heurtaient régulièrement aux plafonds d'utilisation lors de sessions de travail intensives. En supprimant la pénalité des heures de pointe et en doublant les fenêtres actives, Anthropic rend Claude Code nettement plus utilisable pour les professionnels qui en font un outil central de leur flux de travail quotidien.

Cet accord avec SpaceX illustre la course effrénée aux infrastructures qui structure aujourd'hui la compétition entre les grands laboratoires d'IA. Alors qu'OpenAI, Google et Anthropic se disputent parts de marché chez les développeurs, l'accès garanti à de la puissance de calcul massive devient un avantage concurrentiel aussi important que les capacités des modèles eux-mêmes. La décision d'Anthropic de s'appuyer sur les centres de données de SpaceX, plutôt que d'investir uniquement dans les cloud hyperscalers traditionnels, signal une diversification stratégique de ses dépendances en infrastructure.

Impact France/UE

Les développeurs européens abonnés aux plans Pro et Max de Claude Code bénéficient directement du doublement des fenêtres d'utilisation et de la suppression des pénalités aux heures de pointe.

💬 Le point de vue du dev

Les plafonds de Claude Code m'ont cassé le rythme plus d'une fois, donc oui, doubler les fenêtres et enlever les pénalités en heures de pointe, c'est le genre de truc qu'on attendait depuis longtemps. Ce qui est plus intéressant que ça en a l'air, c'est le deal SpaceX : Anthropic ne se contente plus des hyperscalers classiques, elle rachète de la capacité là où elle peut. C'est un mouvement malin dans une course où l'infra compte autant que les modèles.

Vu une erreur factuelle dans cet article ? Signalez-la. Toutes les corrections valides sont publiées sur /corrections.

À lire aussi

Anthropic utilise le datacenter Colossus-1 de SpaceX et ses 220 000 GPU pour alimenter Claude
1The Decoder 

Anthropic utilise le datacenter Colossus-1 de SpaceX et ses 220 000 GPU pour alimenter Claude

Anthropic va s'emparer de la totalité de la capacité de calcul du centre de données Colossus-1 de SpaceX, soit plus de 300 mégawatts d'électricité et plus de 220 000 GPU NVIDIA. Cette infrastructure colossale, attendue en ligne d'ici un mois, sera entièrement dédiée à alimenter les modèles Claude de la startup californienne. En parallèle, Anthropic annonce le doublement des limites de débit pour Claude Code et une augmentation significative des quotas d'API pour ses modèles Opus. Cette prise de contrôle représente un bond considérable en termes de puissance de calcul disponible pour Anthropic, directement répercuté sur les développeurs et entreprises qui utilisent ses API. Doubler les limites de Claude Code signifie concrètement que les équipes de développement pourront automatiser davantage de tâches sans se heurter aux restrictions actuelles, tandis que la hausse des quotas Opus ouvre la voie à des déploiements en production plus intensifs. C'est un signal fort envoyé aux clients enterprise qui hésitaient à migrer vers Claude en raison des contraintes de capacité. Colossus-1 a été initialement construit par xAI, la société d'intelligence artificielle d'Elon Musk, pour entraîner ses propres modèles Grok. Le fait qu'Anthropic en récupère la pleine capacité illustre la guerre d'infrastructure qui se joue en coulisse entre les grands laboratoires d'IA : disposer de suffisamment de GPU est désormais aussi stratégique que la qualité des modèles eux-mêmes. Avec ce partenariat, Anthropic consolide sa position face à OpenAI et Google DeepMind dans la course aux ressources de calcul à grande échelle.

UELes développeurs et entreprises européennes utilisant l'API Claude bénéficieront directement du doublement des quotas Claude Code et de la hausse des limites Opus, facilitant les déploiements en production à grande échelle.

💬 220 000 GPU construits par xAI pour Grok, qui finissent chez Anthropic. C'est un peu la blague de l'année, mais ça dit surtout que l'infrastructure est devenue aussi stratégique que les modèles eux-mêmes. Ce qui m'intéresse directement, c'est le doublement des limites Claude Code: les pipelines qui plafonnaient vont enfin pouvoir tourner sans jongler avec les quotas.

InfrastructureOpinion
1 source
Anthropic signe un accord de 3,5 gigawatts avec Broadcom et Google pour des TPU
2The Information AI 

Anthropic signe un accord de 3,5 gigawatts avec Broadcom et Google pour des TPU

Broadcom a annoncé lundi, dans un dépôt réglementaire auprès de la SEC, qu'il fournirait à Anthropic l'accès à environ 3,5 gigawatts de puissance de calcul via les TPU (Tensor Processing Units) de Google, à partir de 2027. Cet accord étend un partenariat existant qui portait initialement sur environ 1 gigawatt de capacité. Ce contrat représente une infrastructure de calcul colossale pour Anthropic, qui développe les modèles Claude. L'accès à une telle puissance de traitement conditionne directement la capacité d'une entreprise d'IA à entraîner des modèles toujours plus grands et à servir des millions d'utilisateurs simultanément. Pour Broadcom, ce partenariat consolide son rôle de fournisseur stratégique dans la chaîne d'approvisionnement des géants de l'IA. Cet accord s'inscrit dans une course effrénée aux ressources de calcul qui oppose les grands laboratoires d'IA. Anthropic, soutenu financièrement par Google et Amazon, cherche à sécuriser des capacités suffisantes pour rivaliser avec OpenAI et les modèles de Google DeepMind. Le recours aux TPU de Google plutôt qu'aux GPU Nvidia illustre la diversification croissante des stratégies d'approvisionnement en silicium dans le secteur.

InfrastructureActu
1 source
Pourquoi Musk cède les serveurs de xAI à Anthropic ; Reka rachète une startup de génération vidéo
3The Information AI 

Pourquoi Musk cède les serveurs de xAI à Anthropic ; Reka rachète une startup de génération vidéo

xAI, la société d'intelligence artificielle d'Elon Musk, a annoncé mercredi qu'elle cède à Anthropic une part substantielle de son infrastructure de calcul. Selon Anthropic, le transfert porte sur 300 mégawatts de capacité de serveurs, ce qui représente, d'après xAI, plus de 220 000 puces Nvidia. Il s'agit concrètement du complexe Memphis Colossus, la méga-installation que Musk avait inaugurée en grande pompe il y a plus d'un an. Pour donner une échelle, cette capacité équivaut à environ un sixième de l'ensemble des serveurs qu'OpenAI possédait fin 2025 pour ses produits et ses clusters d'entraînement. Ce transfert révèle un déséquilibre frappant au sein du secteur : OpenAI et Anthropic saturent leurs serveurs en permanence, tandis que xAI se retrouve avec une surcapacité coûteuse et sous-exploitée. Pour SpaceX, actionnaire de xAI et candidate à une introduction en bourse imminente, maintenir des serveurs qui tournent à vide représente un gouffre financier de plusieurs milliards de dollars, susceptible d'attirer une attention critique des investisseurs. Céder cette capacité à Anthropic permet à xAI de monétiser des actifs dormants, tout en offrant à Anthropic une marge de calcul supplémentaire pour absorber une demande en constante hausse. Ce n'est pas la première fois que xAI cherche à externaliser ses capacités excédentaires : la société a récemment conclu un accord similaire avec Cursor, l'assistant de codage IA que SpaceX est en cours d'acquisition. Le complexe Memphis Colossus avait suscité une certaine inquiétude chez les concurrents lors de son lancement, Musk se vantant de la vitesse record à laquelle ses équipes avaient monté l'infrastructure. Mais construire massivement sans que la demande suive expose les entreprises à des charges fixes difficiles à absorber. Ce mouvement de consolidation entre acteurs rivaux de l'IA illustre une nouvelle logique de marché, dans laquelle la puissance de calcul se gère comme une ressource à allouer stratégiquement, parfois au-delà des frontières concurrentielles habituelles.

InfrastructureOpinion
1 source
Actualité : Claude est encore en panne, un mois noir pour Anthropic
4Les Numériques IA 

Actualité : Claude est encore en panne, un mois noir pour Anthropic

Le service Claude d'Anthropic traverse une période de turbulences inédite : depuis plusieurs semaines, l'assistant IA enchaîne les pannes à un rythme préoccupant. Le 27 mars 2026, une nouvelle interruption de service touche le modèle Opus 4.6, s'ajoutant à une série d'incidents techniques et d'attaques par déni de service distribué (DDoS) qui ont perturbé l'accès à la plateforme pour des milliers d'utilisateurs et d'entreprises dans le monde. Ces défaillances répétées posent un problème concret pour les équipes et développeurs qui ont intégré Claude dans leurs workflows professionnels. Contrairement à une panne isolée, une succession d'interruptions sur un mois fragilise la confiance des entreprises clientes, notamment celles ayant souscrit à des abonnements API ou à des offres Teams et Enterprise. Pour des usages critiques — rédaction automatisée, support client, analyse de données — chaque indisponibilité se traduit directement en perte de productivité et en remise en question des choix d'infrastructure IA. Anthropic, valorisée à plusieurs dizaines de milliards de dollars après ses dernières levées de fonds, est en pleine montée en charge pour faire face à une demande explosive depuis le lancement de ses modèles Claude 4. Cette croissance rapide met à l'épreuve la robustesse de ses infrastructures, dans un secteur où OpenAI et Google DeepMind investissent massivement dans la résilience de leurs services. La récurrence des incidents soulève des questions sur la capacité d'Anthropic à industrialiser son infrastructure au même rythme que sa croissance commerciale — un défi structurel pour l'ensemble des acteurs de l'IA générative.

UELes entreprises et développeurs européens ayant intégré l'API Claude dans des workflows critiques subissent directement ces interruptions répétées, les poussant à reconsidérer leur dépendance à cette infrastructure.

InfrastructureOpinion
1 source

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour

Une sélection éditoriale quotidienne, sans bruit. Directement dans votre boîte mail.

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour