L’IA de Google se lance à son tour dans la chasse aux failles de sécurité
Google a dévoilé une nouvelle génération de modèles Gemini, dont un modèle spécialisé en cybersécurité baptisé Gemini 3.5 Flash Cyber, conçu pour détecter, vérifier et corriger des failles de sécurité dans le code logiciel. Ce modèle sera intégré à CodeMender, un agent qui fait travailler plusieurs instances du modèle avant de produire un rapport commun. Son accès reste toutefois restreint à des gouvernements et à des partenaires jugés fiables, à l'image de ce que pratiquent déjà Anthropic avec son projet Glasswing (modèle Mythos 5) et OpenAI avec son programme Trusted Access for Cyber (modèle GPT-5.5-Cyber). Sur le benchmark CyberGym, les performances de Gemini 3.5 Flash Cyber seraient proches de ses rivaux, GPT-5.5-Cyber conservant une légère avance. Parallèlement, Google lance deux modèles à destination du grand public et des développeurs : Gemini 3.6 Flash, qui remplace Gemini 3.5 Flash pour les tâches courantes de programmation, d'analyse de documents et de génération de rapports, facturé 1,5 dollar par million de jetons en entrée et 7,5 dollars en sortie ; et Gemini 3.5 Flash Lite, pensé pour des tâches simples exécutées en grand nombre, au tarif de 0,30 dollar en entrée et 2,50 dollars en sortie, avec un débit annoncé de 350 jetons par seconde.
La restriction d'accès imposée à Gemini 3.5 Flash Cyber illustre un dilemme central de l'IA appliquée à la sécurité informatique : un outil capable de repérer et corriger des vulnérabilités peut tout aussi bien servir à les exploiter. En limitant la distribution à des acteurs de confiance, Google cherche à maximiser le bénéfice défensif tout en réduisant le risque qu'un tel modèle tombe entre de mauvaises mains. Pour les entreprises, l'argument mis en avant autour de Gemini 3.6 Flash, une consommation de jetons 17 % inférieure à son prédécesseur selon l'index Artificial Analysis, répond à une préoccupation grandissante : le coût de l'IA agentique, qui dans certains cas dépasse désormais celui de la main-d'œuvre humaine. Un modèle qui accomplit la même tâche en moins d'étapes de raisonnement et avec moins d'appels à des outils externes devient un argument commercial à part entière, autant qu'une prouesse technique.
Cette annonce s'inscrit dans une course effrénée entre laboratoires d'IA, où Google tente de rattraper Anthropic et OpenAI sur le terrain spécifique de la cybersécurité tout en consolidant sa gamme générale face à des concurrents comme Grok 4.5 de SpaceXAI, Muse Spark 1.1 de Meta, GPT-5.6 Sol ou Kimi K3, avec lesquels Gemini 3.6 Flash est directement comparé sur le rapport qualité prix. Google a par ailleurs confirmé que Gemini 3.5 Pro, son futur modèle haut de gamme, est déjà testé par des partenaires sans date de lancement public, tandis que Gemini 4, la prochaine génération majeure, reste toujours en phase d'entraînement.
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