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InfrastructureNVIDIA AI Blog · 2 min de lecture

Wistron ouvre à Fort Worth une usine de fabrication avancée pour produire des systèmes IA NVIDIA

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Wistron a inauguré aujourd'hui à Fort Worth, au Texas, sa première usine de fabrication aux États-Unis, un site neuf de 324 000 pieds carrés dédié à la production de superpuces destinées aux systèmes d'intelligence artificielle les plus avancés. Jensen Huang, fondateur et PDG de NVIDIA, s'est exprimé lors de la cérémonie d'ouverture aux côtés de Simon Lin, président de Wistron, devant des dirigeants de l'entreprise, des responsables du gouvernement taïwanais et des élus locaux de Fort Worth. L'usine, baptisée D1, exploite actuellement deux cellules de fabrication : l'une produit la superpuce NVIDIA GB300 Grace Blackwell Ultra, l'autre est destinée à la future superpuce NVIDIA Vera Rubin. Le site doit monter en cadence cette année pour atteindre plusieurs dizaines de milliers de cartes produites chaque mois. Ce projet représente un investissement de 700 millions de dollars et a déjà créé plus de 500 emplois au Texas, avec un objectif de 1 000 postes d'ici la fin de l'année. La cérémonie a également marqué la présentation de la toute première superpuce GB300 Grace Blackwell Ultra assemblée sur place, que Jensen Huang a signée de sa main.

Cette implantation illustre la volonté de NVIDIA de rapatrier une partie de sa chaîne de production sur le sol américain, l'entreprise s'étant engagée à fabriquer jusqu'à 500 milliards de dollars de plateformes d'IA avancées aux États-Unis. Au-delà des chiffres, Jensen Huang insiste sur la diversité des emplois créés : plomberie, construction, électricité, autant de métiers mobilisés par la construction de ces "usines à IA". Pour NVIDIA, la fabrication devient un pilier stratégique au même titre que la conception des puces elles-mêmes, puisque produire à grande échelle des systèmes aussi complexes, un serveur GB300 comprend environ 1,5 million de pièces, pèse deux tonnes et coûte 4 millions de dollars, exige une base industrielle domestique capable de suivre le rythme d'évolution de la technologie. Simon Lin a de son côté salué une vision qui dépasse le seul secteur industriel pour toucher les communautés locales et le pays dans son ensemble.

Point notable, Wistron a conçu et entièrement simulé l'usine avant même le début de la construction, grâce à un jumeau numérique bâti sur la plateforme ouverte de NVIDIA, intégrant les modèles Nemotron et Cosmos, les bibliothèques Omniverse et Metropolis, ainsi que le framework PhysicsNeMo. Cette approche a permis aux ingénieurs de valider virtuellement l'agencement des lignes d'assemblage, d'optimiser les processus de production et de former les employés aux procédures standard avant la mise en service réelle du site. Pour Jensen Huang, ces usines constituent une infrastructure aussi fondamentale pour l'avenir que le furent les routes, l'électricité ou les chemins de fer, un réseau où l'électricité entre d'un côté et les "tokens" d'intelligence artificielle sortent de l'autre. Le dirigeant a par ailleurs accordé des entretiens à Axios et au Dallas Morning News, ce dernier ayant également couvert l'inauguration d'un site concurrent de Coherent le même jour, signe de l'accélération générale des investissements dans la fabrication de matériel d'IA aux États-Unis.

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NVIDIA et ses partenaires présentent l'avenir de la fabrication pilotée par l'IA à Hannover Messe 2026

NVIDIA et ses partenaires industriels investissent Hannover Messe 2026, le salon phare de l'industrie manufacturière qui se tient du 20 au 24 avril à Hanovre, en Allemagne, pour y présenter ce qu'ils considèrent comme la prochaine révolution de la production : l'usine pilotée par l'intelligence artificielle. Au programme, des démonstrations concrètes couvrant l'informatique accélérée, la simulation physique en temps réel, les agents autonomes et les robots humanoïdes opérant en environnement industriel. Parmi les temps forts, l'annonce de l'Industrial AI Cloud, l'un des plus grands centres d'IA d'Europe, construit en Allemagne par Deutsche Telekom sur infrastructure NVIDIA. Des géants comme SAP, Siemens, ABB, Dassault Systèmes, Cadence ou encore Synopsys y participent, aux côtés d'acteurs spécialisés comme Agile Robots, Wandelbots et PhysicsX. EDAG, prestataire indépendant d'ingénierie, a par ailleurs annoncé le déploiement de sa plateforme de métavers industriel "metys" sur ce cloud souverain, ciblant l'automobile et l'ingénierie lourde. L'enjeu est considérable : l'industrie manufacturière mondiale fait face à une pression simultanée sur les cycles de conception, les coûts opérationnels et la disponibilité de main-d'œuvre qualifiée. L'IA n'est plus une option expérimentale mais un levier de compétitivité immédiat. Les jumeaux numériques à l'échelle d'une usine entière, construits sur les bibliothèques Omniverse de NVIDIA et le standard ouvert OpenUSD, permettent désormais de simuler, tester et optimiser des lignes de production en continu, sans interruption physique. ABB, par exemple, intègre ces outils dans sa suite Genix pour analyser la performance des équipements et accélérer la recherche de causes de pannes via des agents IA. Pour les ingénieurs, la simulation physique en temps réel change radicalement le processus de conception : là où des heures de calcul étaient nécessaires, des résultats apparaissent en secondes. Cette offensive de NVIDIA dans l'industrie s'inscrit dans une stratégie plus large visant à faire de l'informatique accélérée le socle de la transformation industrielle européenne. Le concept de "souveraineté numérique" est central : face aux craintes européennes de dépendance aux clouds américains, l'Industrial AI Cloud positionné en Allemagne répond à une demande politique autant qu'économique. CUDA-X, Omniverse, les modèles ouverts Nemotron et les puces NVIDIA équipent désormais les logiciels des éditeurs les plus influents du secteur, de Siemens à Dassault Systèmes, créant un écosystème interdépendant difficile à contourner. Dell, IBM, Lenovo et PNY complètent l'offre avec des systèmes accélérés déployables de la périphérie jusqu'aux datacenters. La prochaine étape, déjà visible à Hanovre, est l'intégration de robots humanoïdes dans les chaînes de production, un marché où NVIDIA entend jouer un rôle d'infrastructure aussi structurant que dans l'IA générative.

UEL'Industrial AI Cloud inauguré en Allemagne par Deutsche Telekom sur infrastructure NVIDIA, avec la participation de Dassault Systèmes et Siemens, offre aux industriels européens une infrastructure cloud souveraine pour déployer l'IA en production.

InfrastructureActu
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2AI News 

Bristol Myers Squibb achète un système IA Nvidia pour la découverte de médicaments

Bristol Myers Squibb va acquérir un supercalculateur Nvidia DGX SuperPOD reposant sur l'architecture Vera Rubin, tout juste dévoilée cette année par Nvidia comme la relève de sa génération actuelle de systèmes d'intelligence artificielle. Le laboratoire pharmaceutique affirme être la première entreprise du secteur des sciences de la vie à s'équiper d'un DGX SuperPOD basé sur cette architecture. Le nouveau cluster comprendra huit systèmes DGX Vera Rubin NVL72, chacun combinant les processeurs Vera et les puces graphiques Rubin de Nvidia à l'échelle d'un rack complet. Le montant de la transaction n'a pas été communiqué. Cette acquisition vient compléter l'infrastructure Nvidia déjà utilisée par BMS, qui exploite depuis environ trois ans un SuperPOD antérieur, aujourd'hui jugé deux à trois générations en retard par les dirigeants de l'entreprise. Les deux systèmes seront réunis au sein d'un environnement de calcul partagé, accessible depuis l'ensemble des sites de recherche du groupe dans le monde, avec une pile logicielle capable de répartir automatiquement les charges d'entraînement, de prédiction et de développement. Cette montée en puissance répond à une saturation de l'infrastructure actuelle. Erin Davis, vice-présidente en charge des technologies et des données de recherche chez BMS, explique que la demande croissante provient des prédictions à grande échelle sur les grosses molécules ainsi que du développement de modèles de fondation internes. Selon Greg Meyers, directeur digital et technologique de BMS, les besoins en puissance de calcul ont explosé à mesure que l'entreprise déploie des modèles d'IA toujours plus volumineux dans ses équipes de recherche. Concrètement, l'IA intervient désormais dans la conception de tous les programmes portant sur de petites molécules et de la majorité de ceux portant sur de grosses molécules, notamment pour l'identification de cibles thérapeutiques, l'optimisation de candidats médicaments et les prédictions moléculaires. BMS indique que l'identification de cibles assistée par IA a permis de réduire de plusieurs semaines certaines tâches de recherche manuelles. Surtout, l'accès à cette puissance de calcul sera désormais ouvert à l'ensemble de l'organisation de recherche, sans les délais d'attente ni les restrictions d'accès qui limitaient jusqu'ici l'usage aux seuls chercheurs spécialisés en calcul. Robert Plenge, directeur de la recherche chez BMS, illustre l'ampleur du changement attendu : là où l'entreprise pouvait auparavant évaluer une dizaine de candidats médicaments lors des premières étapes de développement, elle pourra désormais en tester des dizaines. Cette capacité s'appuie sur une méthode maison baptisée "Predict First", qui utilise des prédictions générées par des modèles pour écarter en amont les molécules ne répondant pas aux critères requis, avant même leur synthèse en laboratoire. Payal Sheth, vice-présidente senior chargée des sciences de découverte thérapeutique, précise que ces prédictions permettent de prioriser la synthèse des molécules présentant la combinaison de propriétés recherchée, afin de concentrer les expérimentations coûteuses sur les candidats ayant la plus forte probabilité de succès. BMS a également utilisé l'IA pour étoffer sa bibliothèque de composés CELMoD, conçus pour dégrader sélectivement les protéines impliquées dans le développement de cancers.

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NVIDIA lance Ising : sa première famille de modèles d'IA quantique ouverts pour systèmes hybrides quantique-classique
3MarkTechPost 

NVIDIA lance Ising : sa première famille de modèles d'IA quantique ouverts pour systèmes hybrides quantique-classique

NVIDIA a lancé Ising, la première famille de modèles d'IA quantique ouverts au monde, conçue pour aider chercheurs et entreprises à construire des processeurs quantiques capables de faire tourner des applications réelles. La famille comprend deux composants distincts : Ising Calibration, un modèle de langage visuel qui interprète en temps réel les mesures des processeurs quantiques et ajuste automatiquement le système pour le maintenir en fonctionnement optimal, réduisant les temps de calibration de plusieurs jours à quelques heures ; et Ising Decoding, disponible en deux variantes de réseau de neurones convolutif 3D optimisées respectivement pour la vitesse et la précision, qui effectuent le décodage d'erreurs quantiques en temps réel. Ising Decoding se montre jusqu'à 2,5 fois plus rapide et 3 fois plus précis que pyMatching, l'actuel standard open source du secteur. Dès le premier jour, des organisations comme IonQ, IQM Quantum Computers, Infleqtion, le Fermi National Accelerator Laboratory, Harvard, Sandia National Laboratories, l'Université de Chicago et une douzaine d'autres acteurs académiques et commerciaux ont déjà adopté ces outils. L'enjeu est considérable : le principal frein au déploiement concret de l'informatique quantique n'est pas la puissance brute des processeurs, mais leur extrême sensibilité aux perturbations extérieures. Les qubits, unités de calcul fondamentales, accumulent des erreurs à une vitesse qui rend tout calcul utile quasiment impossible sans une calibration rigoureuse et une correction d'erreurs en temps réel. Ces deux opérations étaient jusqu'ici manuelles, lentes et difficiles à mettre à l'échelle. En automatisant ces processus critiques par l'IA, NVIDIA s'attaque directement au goulot d'étranglement qui sépare les démonstrateurs de laboratoire des machines véritablement opérationnelles. Une réduction des temps de calibration de plusieurs jours à quelques heures représente un gain de productivité transformateur pour les équipes de recherche. Ising s'inscrit dans la stratégie plus large de NVIDIA pour positionner ses GPU au coeur de l'informatique hybride quantique-classique. Les modèles Ising complètent CUDA-Q, la plateforme logicielle de NVIDIA pour les workflows hybrides, et s'intègrent avec NVQLink, l'interconnexion matérielle GPU-QPU développée par l'entreprise pour permettre une communication à faible latence entre processeurs graphiques et unités quantiques. Cette approche suit la même philosophie que CUDA pour l'accélération GPU : coupler étroitement calcul classique et calcul accéléré. Alors que des acteurs comme IBM, Google et des startups spécialisées investissent massivement dans la course au quantique, NVIDIA parie sur une stratégie de plateforme transversale, agnostique aux technologies de qubits, qui lui permet de s'imposer comme couche d'infrastructure indispensable quelle que soit la technologie gagnante.

UEIQM Quantum Computers (Finlande, UE) figure parmi les premiers adoptants, ce qui pourrait accélérer le développement de processeurs quantiques en Europe.

💬 La calibration des qubits qui passe de plusieurs jours à quelques heures, c'est le vrai goulot d'étranglement du quantique, et c'est la première fois qu'on voit une solution à la hauteur du problème. NVIDIA fait exactement ce qu'ils ont fait avec CUDA : s'imposer comme couche d'infra incontournable avant même de savoir quelle technologie va gagner. Harvard, Fermi Lab, IQM dès le premier jour, ça ne s'invente pas.

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Bristol Myers Squibb construit l'usine d'IA la plus avancée du secteur des sciences de la vie sur NVIDIA Vera Rubin
4NVIDIA AI Blog 

Bristol Myers Squibb construit l'usine d'IA la plus avancée du secteur des sciences de la vie sur NVIDIA Vera Rubin

Erin Davis appelle ça la "SuperDuperPOD". Bristol Myers Squibb (BMS), qui exploite déjà l'un des plus grands clusters d'IA du secteur pharmaceutique, a annoncé le déploiement de son second NVIDIA DGX SuperPOD, cette fois construit autour de huit systèmes DGX Vera Rubin NVL72. Combinant processeurs NVIDIA Vera et GPU Rubin, cette infrastructure est présentée comme le cluster d'IA le plus puissant et le plus économe en énergie du secteur des sciences de la vie, avec des performances jusqu'à 10 fois supérieures par mégawatt par rapport à l'infrastructure qu'elle remplace. Erin Davis, vice-présidente en charge de la recherche business et de la technologie chez BMS, explique que l'accès ne sera plus réservé à un petit groupe de chercheurs mais ouvert à l'ensemble des scientifiques de l'entreprise. La plateforme unifiée intégrera notamment le NVIDIA BioNeMo Agent Toolkit pour l'IA biologique, permettant prédictions, entraînement de modèles et flux de travail agentiques sur l'ensemble du pipeline de découverte de médicaments. Cette montée en puissance vise à transformer concrètement la recherche pharmaceutique. Selon Payal Sheth, nommée en janvier vice-présidente senior des sciences de découverte thérapeutique chez BMS après une carrière entière en laboratoire, l'objectif est de passer d'un discours abstrait sur les capacités de l'IA à un impact mesurable. BMS exploite déjà un DGX SuperPOD depuis environ trois ans, avec des résultats concrets : l'identification de cibles thérapeutiques assistée par IA fait gagner des semaines de travail manuel aux chercheurs, qui peuvent se concentrer sur les décisions scientifiques à plus forte valeur ajoutée. L'entreprise a notamment utilisé l'IA pour étoffer sa bibliothèque de composés CELMoD, des molécules conçues pour dégrader sélectivement les protéines responsables de cancers, avec des applications contre les cancers du sang et au-delà, ouvrant la voie à de nouvelles cibles thérapeutiques. Sheth évoque aussi une méthodologie baptisée "Predict First", qui utilise des prédictions computationnelles pour prioriser la synthèse des molécules les plus prometteuses et écarter en amont celles qui ne répondraient pas aux critères recherchés, économisant ainsi des expériences de laboratoire coûteuses. Cette dépendance croissante à l'IA a fait exploser les besoins en calcul de l'organisation de recherche. "Nous sommes saturés", résume Davis, évoquant des prédictions à grande échelle sur de grosses molécules et l'entraînement de modèles fondationnels maison, très gourmands en GPU. D'où l'arrivée de ce nouveau système, présenté en interne comme la promesse d'un "calcul sans limites" pour les chercheurs. Davis, chimiste computationnelle de formation, a passé une quinzaine d'années côté éditeurs technologiques, chez ChemAxon, Schrödinger puis X-Chem, avant de rejoindre BMS convaincue que le vrai goulot d'étranglement de l'industrie pharmaceutique n'était pas la technologie elle-même, mais sa mise à disposition effective des scientifiques et la capacité à en tirer des enseignements. Cette conviction, dit-elle, est aussi nourrie par une expérience personnelle : son père est mort il y a cinq ans d'une maladie que la recherche pharmaceutique n'est pas encore parvenue à vaincre.

InfrastructureActu
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