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BusinessThe Information AI · 1 min de lecture

Anthropic mise sur les robots, Nvidia accélère avec Vera Rubin

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Le week-end dernier, le blogueur tech Robert Scoble a affirmé qu'Anthropic était en train de racheter Physical Intelligence, une entreprise spécialisée dans les logiciels de robotique IA qui négociait récemment une levée de fonds valorisant la société à 11 milliards de dollars. Cette annonce a enflammé X, mais elle s'est révélée en partie inexacte. Karol Hausman, PDG de Physical Intelligence, a démenti l'information auprès de ses employés sur Slack, en partageant un gif tiré de la série The Office montrant un personnage secouer la tête en signe de négation, selon une personne ayant vu le message. La rumeur n'était toutefois pas totalement infondée : Anthropic et Physical Intelligence ont bien entamé des discussions préliminaires de rachat au printemps dernier, sans que celles-ci n'aboutissent, d'après une source proche des dirigeants de Physical Intelligence.

Un tel rapprochement pourrait surprendre, Anthropic s'étant jusqu'ici concentrée sur le développement d'IA pour le code et les entreprises plutôt que sur la robotique physique. L'hypothèse n'est pourtant pas absurde : une partie de la communauté des chercheurs en IA estime qu'un système ne peut prétendre à une véritable superintelligence sans comprendre les lois physiques du monde réel. Même après avoir ingéré la quasi-totalité des textes disponibles sur internet, les grands modèles de langage continuent de peiner sur des tâches élémentaires de raisonnement spatial, faute d'expérience concrète du monde physique.

Cet épisode illustre un enjeu plus large pour l'industrie de l'IA : le passage du texte et du code vers l'incarnation physique des modèles, à travers la robotique, apparaît de plus en plus comme la prochaine frontière pour les laboratoires les plus ambitieux. Physical Intelligence, déjà soutenue par des investisseurs de premier plan et valorisée à plusieurs milliards de dollars, reste un acteur clé de ce secteur émergent. Que des discussions aient eu lieu avec Anthropic, même sans suite, suggère que les grands laboratoires d'IA générale surveillent de près les acquisitions dans la robotique, un domaine où la compétition pourrait s'intensifier dans les prochains mois.

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Anthropic a franchi le seuil des 30 milliards de dollars de revenus annualisés en avril 2026, dépassant ainsi OpenAI qui affiche environ 24 à 25 milliards selon les dernières estimations. Cette progression fulgurante repose en grande partie sur Claude Code, l'outil d'agent de codage développé par la startup, qui lui a permis de capter près d'un tiers des clients entreprise américains en mars 2026. En seulement quelques mois, Anthropic est passé de 9 milliards de dollars de revenus annualisés fin 2025 à plus de 30 milliards, soit une croissance de plus de 230 % en moins d'un an. Les deux entreprises, dont les revenus combinés dépassent désormais 50 milliards de dollars annualisés, préparent toutes deux une entrée en bourse prévue pour le second semestre 2026, ce qui en fait les deux IPO technologiques les plus attendues du moment. Ce duel redessine les priorités de tout le secteur. La clé de la croissance d'Anthropic réside dans sa concentration sur les usages professionnels, qui génèrent une consommation de tokens bien plus élevée que les applications grand public. Un nombre restreint d'entreprises clientes peut ainsi produire davantage de revenus qu'une large base d'utilisateurs occasionnels. OpenAI, longtemps porté par le succès massif de ChatGPT, ajuste désormais sa stratégie en réponse : l'entreprise met l'accent sur Codex et ses outils orientés développeurs, cherchant à maximiser la valeur générée par utilisateur plutôt que le volume d'adoption. Pour les investisseurs, cela signifie que la rentabilité par usage prime désormais sur la popularité brute, un changement de paradigme qui redéfinit les critères de valorisation dans l'ensemble de l'industrie. La rivalité entre les deux acteurs dépasse cependant le seul terrain commercial. Selon des analyses relayées par le Wall Street Journal, OpenAI aurait alerté ses propres investisseurs sur la dynamique concurrentielle d'Anthropic, signe d'une tension croissante entre les deux laboratoires. Cette guerre d'influence a déjà eu des répercussions sur les marchés : la montée en puissance d'Anthropic aurait contribué à une chute de près de 1 000 milliards de dollars de valorisation dans certains segments logiciels en février 2026. Les comparaisons financières directes restent toutefois complexes, des investisseurs comme ceux de Khosla Ventures soulignant que les méthodes comptables des deux entreprises divergent, notamment sur le traitement des commissions versées aux fournisseurs cloud. Alors que les deux IPO approchent, les capitaux disponibles risquent de se concentrer sur ces deux pôles dominants, laissant moins d'espace pour le reste de l'écosystème IA.

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