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InfrastructureThe Decoder · 1 min de lecture

Nvidia perd du terrain sur les puces IA : Microsoft se tourne vers AMD, et Anthropic pourrait suivre

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Microsoft élargit l'infrastructure IA d'Azure en intégrant Helios, la nouvelle plateforme d'AMD, qui doit concurrencer directement les systèmes GPU de Nvidia à partir du second semestre 2026. Cette annonce marque un tournant dans la stratégie d'approvisionnement en puces du géant du cloud, jusqu'ici très dépendant de Nvidia pour ses charges de travail liées à l'intelligence artificielle. Un profil GitHub public suggère par ailleurs qu'Anthropic teste également du matériel AMD, ce qui indique que l'entreprise pourrait suivre le mouvement amorcé par Microsoft et diversifier ses propres fournisseurs de calcul.

Cette évolution représente une pression supplémentaire sur le pouvoir de fixation des prix de Nvidia, qui domine largement le marché des puces dédiées à l'entraînement et à l'inférence des modèles d'IA. Pour les grands fournisseurs de cloud et les laboratoires d'IA, disposer d'une alternative crédible comme AMD permet de négocier de meilleurs tarifs et de réduire la dépendance à un fournisseur unique, un enjeu stratégique majeur compte tenu des sommes colossales investies dans les infrastructures de calcul. Pour les utilisateurs finaux, une concurrence accrue pourrait à terme se traduire par une baisse des coûts d'accès aux services d'IA hébergés sur le cloud.

Ce mouvement s'inscrit dans un contexte plus large où les grands acteurs technologiques cherchent à diversifier leurs sources d'approvisionnement en puces, face à la demande explosive de capacité de calcul pour l'IA générative et aux tensions sur les chaînes d'approvisionnement. Nvidia reste pour l'instant le leader incontesté du marché, mais l'arrivée de plateformes concurrentes crédibles comme Helios d'AMD, combinée à l'intérêt manifesté par des clients de poids comme Microsoft et potentiellement Anthropic, pourrait redessiner les rapports de force dans les prochaines années et inciter d'autres acteurs à suivre cette diversification.

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Anthropic serait en discussions avec Microsoft pour louer des serveurs équipés de puces d'intelligence artificielle conçues en interne par le géant de Redmond. Selon deux personnes ayant eu des échanges directs avec des dirigeants impliqués dans les négociations, la startup fondatrice de Claude cherche à augmenter sa capacité de calcul pour répondre à une demande croissante pour ses modèles d'IA. Aucun accord n'a encore été officialisé, mais les tractations sont en cours. Pour Microsoft, convaincre Anthropic d'adopter ses propres puces constituerait une victoire symbolique et commerciale majeure. L'effort de design de puces maison de l'entreprise a accusé des retards en 2024, compliquant sa stratégie d'indépendance vis-à-vis des fournisseurs externes. Séduire un acteur aussi visible qu'Anthropic permettrait à Microsoft de valider publiquement ses capacités matérielles et de diversifier les revenus issus de son infrastructure cloud Azure. La démarche s'inscrit dans une tendance de fond : les grands fournisseurs de cloud cherchent à réduire leur dépendance aux puces Nvidia, qui dominent aujourd'hui presque l'intégralité du marché des accélérateurs IA et dont la disponibilité reste contrainte. Google dispose déjà de ses TPU, Amazon de ses puces Trainium et Inferentia. Microsoft, en retard sur ce front, tente de combler l'écart. Anthropic, de son côté, bénéficie déjà d'investissements massifs d'Amazon et de Google, ce qui rend un partenariat avec Microsoft d'autant plus significatif sur le plan stratégique.

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Microsoft aurait discrètement conclu un accord avec Amazon Web Services pour absorber le trop-plein de trafic sur GitHub, selon deux sources internes citées par Business Insider. La plateforme de code, rachetée par Microsoft en 2018, subit depuis fin 2024 une pression sans précédent liée à l'explosion des outils de développement assistés par IA, notamment GitHub Copilot et ses agents autonomes. Le 3 avril 2026, Kyle Daigle, directeur des opérations de GitHub, chiffrait publiquement l'ampleur du phénomène : la plateforme enregistrait désormais 275 millions de commits par semaine, contre un milliard sur l'ensemble de l'année 2025, soit un rythme annualisé de 14 milliards. Microsoft n'a pas confirmé le recours spécifique à AWS, mais un porte-parole a reconnu une "stratégie multi-cloud", évoquant "l'incroyable pic du développement des agents" qui aurait "mis à l'épreuve les limites de l'infrastructure". La situation illustre un paradoxe industriel saisissant : ce sont les propres outils d'IA de Microsoft qui génèrent une demande que son cloud maison, Azure, ne parvient plus à satisfaire. Fin avril, plusieurs développeurs influents avaient publiquement annoncé leur intention de quitter GitHub en raison de pannes répétées imputées à cette surcharge. L'ironie est d'autant plus mordante que Microsoft avait annoncé en octobre dernier vouloir migrer intégralement GitHub vers Azure dans un délai de 24 mois, faisant de la plateforme une vitrine stratégique de sa puissance cloud. Devoir solliciter son principal concurrent pour tenir debout fragilise ce discours commercial et interroge la capacité d'Azure à accompagner les pics de croissance liés à l'IA générative, précisément le segment où Microsoft entend dominer. GitHub occupe une position centrale dans l'écosystème mondial du développement logiciel, avec plus de 100 millions de développeurs enregistrés. Son passage sous pavillon Microsoft avait déjà suscité des inquiétudes sur l'indépendance de la plateforme ; la dépendance croissante à Copilot et l'introduction récente d'une facturation à l'usage de cet outil ont ravivé ces tensions. La question du multi-cloud n'est pas nouvelle dans l'industrie, mais elle prend une dimension politique particulière quand elle oppose deux géants du secteur en compétition directe sur l'IA. Microsoft doit désormais arbitrer entre la priorité donnée à Azure comme infrastructure de référence et la nécessité opérationnelle de garantir la stabilité d'un service critique, sans quoi GitHub risque de perdre la confiance de la communauté des développeurs au profit d'alternatives comme GitLab ou Codeberg.

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Pourquoi Microsoft mise davantage sur AMD pour développer Azure AI ?

Microsoft et AMD ont annoncé le 20 juillet 2026 un élargissement de leur partenariat stratégique pour équiper le cloud Azure. Cet accord porte sur l'intégration de la plateforme AMD Helios, qui combine les futurs GPU Instinct MI455X, les processeurs EPYC de sixième génération portant le nom de code « Venice », les unités de traitement de données (DPU) Pensando et la pile logicielle ROCm. Microsoft prévoit de déployer cette infrastructure dès le second semestre 2026, aussi bien pour ses propres services Azure AI que pour les charges de travail de ses clients entreprises. Trois nouvelles familles de machines virtuelles verront le jour : les instances HDv2, pensées pour les pipelines de données, l'apprentissage par renforcement et les systèmes d'agents autonomes ; les HXv2, dédiées aux simulations scientifiques, au calcul technique et à la conception de semi-conducteurs ; et les ND MI455X v7, qui s'appuieront directement sur Helios pour accélérer l'inférence des modèles d'IA en production. Cette annonce marque un tournant dans la manière dont Microsoft envisage l'infrastructure de son cloud. L'entreprise ne se contente plus d'ajouter de nouvelles puces à son catalogue : elle réorganise l'architecture d'Azure autour de plusieurs technologies complémentaires plutôt que d'une solution unique. Pour les entreprises clientes, cela signifie un accès à des machines virtuelles calibrées selon la nature exacte de leurs projets, qu'il s'agisse d'entraîner des modèles, de faire tourner des agents IA ou de préparer des données à grande échelle. Cette diversification matérielle limite aussi la dépendance de Microsoft à un fournisseur unique de puces, un enjeu stratégique et économique majeur dans un marché du cloud où la demande de calcul pour l'IA continue de croître fortement. Ce rapprochement s'inscrit dans un contexte de concurrence croissante entre fournisseurs d'infrastructures IA, où la position dominante de Nvidia pousse les géants du cloud à multiplier leurs sources d'approvisionnement. Plusieurs acteurs développent déjà leurs propres puces maison, tandis que d'autres, comme Microsoft, choisissent de renforcer leurs liens avec des partenaires établis comme AMD pour diversifier leur offre. En intégrant l'ensemble de la chaîne, des GPU aux réseaux en passant par les processeurs et les logiciels, Microsoft cherche à sécuriser sa capacité à répondre aux besoins futurs de ses clients, qu'il s'agisse de laboratoires de recherche entraînant des modèles de fondation ou d'entreprises déployant des applications d'IA générative en production. Les prochains mois, avec les premières livraisons attendues fin 2026, permettront de mesurer concrètement l'impact de cette stratégie sur les performances et les coûts proposés aux clients d'Azure.

UELes entreprises europeennes clientes d'Azure pourront a terme acceder a cette nouvelle infrastructure GPU/CPU, mais aucune entreprise ou reglementation francaise ou europeenne n'est directement impliquee.

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Anthropic explorerait la fabrication de puces sur mesure avec Samsung, tout en maintenant l'importance de Nvidia
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Anthropic explorerait la fabrication de puces sur mesure avec Samsung, tout en maintenant l'importance de Nvidia

Anthropic, la startup d'intelligence artificielle fondée par d'anciens ingénieurs d'OpenAI, serait engagée dans des discussions avec le géant sud-coréen Samsung Electronics en vue de la fabrication d'une puce IA sur mesure. Le projet en serait encore à un stade précoce, mais l'entreprise a déjà recruté des ingénieurs spécialisés dans la conception de semi-conducteurs pour le piloter. Cette démarche intervient peu après l'annonce par OpenAI de son propre projet de puce interne, baptisée "Jalapeño", confirmant une tendance de fond chez les grands acteurs de l'IA générative : développer leurs propres composants plutôt que de dépendre exclusivement des fournisseurs traditionnels. Malgré cette diversification vers le silicium propriétaire, Anthropic aurait tenu à préciser que Nvidia demeure un partenaire essentiel et que ses puces continueront de jouer un rôle central dans son infrastructure. Cette initiative illustre la pression croissante que subissent les entreprises d'IA face à l'explosion des coûts d'entraînement et d'exécution de leurs modèles. En s'associant à Samsung, l'un des rares fondeurs capables de produire des puces avancées à grande échelle, Anthropic chercherait à réduire sa dépendance aux GPU Nvidia, dont la demande mondiale dépasse largement l'offre et dont les prix restent élevés. Pour l'industrie, ce mouvement confirme que même les entreprises les mieux financées jugent nécessaire de maîtriser une partie de leur chaîne d'approvisionnement en calcul, un enjeu à la fois stratégique et économique. À terme, des puces sur mesure pourraient permettre à Anthropic d'optimiser ses coûts d'inférence tout en gagnant en indépendance vis-à-vis des cycles de production de Nvidia. Ce virage s'inscrit dans une dynamique plus large où plusieurs géants de la tech, dont Google avec ses puces TPU et Amazon avec ses processeurs Trainium, ont déjà investi massivement dans le silicium propriétaire pour l'IA. OpenAI a ouvert la voie avec Jalapeño, et Anthropic semble vouloir lui emboîter le pas, signe que la course à l'infrastructure devient un facteur de différenciation aussi important que la qualité des modèles eux-mêmes. Le choix de Samsung comme partenaire pourrait aussi refléter une volonté de diversifier les fournisseurs face à la position dominante de TSMC dans la fonderie avancée. Reste à savoir si ce projet aboutira à une puce déployée à grande échelle, et selon quel calendrier, dans un secteur où la demande en puissance de calcul continue de croître à un rythme vertigineux.

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