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InfrastructureThe Information AI · 1 min de lecture

Google prévoit une nouvelle puce « Frozen » pour exécuter ses modèles d'IA bien plus efficacement

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Google prépare une nouvelle puce serveur qui intégrerait directement l'architecture de son modèle d'intelligence artificielle Gemini, afin de faire fonctionner ses modèles de façon beaucoup plus efficace, selon deux personnes proches du dossier. Ce processeur, surnommé en interne "Frozen v2", vise à répondre à une pénurie importante de capacité de calcul IA, une situation qui a généré des tensions internes chez Google et contraint Google Cloud à refuser des contrats avec des clients externes. Les équipes travaillant sur ce projet estiment que la puce pourrait être six à dix fois plus efficace que la dernière génération de puces IA maison de Google, mesurée en nombre de tokens (l'unité de base de consommation d'un modèle d'IA) traités par unité d'énergie consommée.

Cette avancée serait déterminante pour l'activité cloud de Google, confrontée à une demande croissante qu'elle peine actuellement à satisfaire. Une puce nettement plus économe en énergie permettrait de servir davantage d'utilisateurs et d'entreprises clientes sans multiplier les investissements en infrastructure, tout en réduisant les coûts d'exploitation liés à l'IA. Cela renforcerait aussi la position de Google face à ses concurrents dans la course aux semi-conducteurs spécialisés, où la disponibilité de puces performantes est devenue un facteur clé de compétitivité.

Ce projet s'inscrit dans la lignée des puces maison de Google, conçues depuis plusieurs années pour réduire sa dépendance aux fabricants externes comme Nvidia. La spécificité de "Frozen v2" est d'intégrer directement le modèle Gemini dans la conception matérielle, une approche de co-conception censée maximiser les gains d'efficacité. Cette pénurie de capacité de calcul touche l'ensemble du secteur, où Google, Microsoft, Amazon et OpenAI se disputent des ressources limitées pour entraîner et déployer leurs modèles à grande échelle.

Impact France/UE

Les entreprises europeennes clientes de Google Cloud pourraient beneficier indirectement d'une meilleure disponibilite de capacite de calcul IA si cette puce reduit la penurie actuelle.

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Moins d'une semaine après avoir bouclé la plus grande introduction en bourse du secteur tech en 2026, Cerebras Systems a annoncé lundi qu'il fait tourner Kimi K2.6, un modèle open-weight de mille milliards de paramètres développé par la société pékinoise Moonshot AI, à près de 1 000 tokens par seconde pour ses clients entreprises. Le chiffre exact, vérifié de manière indépendante par la firme de benchmarking Artificial Analysis, s'établit à 981 tokens par seconde en sortie, soit 6,7 fois plus rapide que le meilleur fournisseur cloud sur GPU et 23 fois plus rapide que la médiane. Sur une requête d'assistance au code impliquant 10 000 tokens en entrée, Cerebras a livré la réponse complète en 5,6 secondes, contre 163,7 secondes sur l'endpoint officiel de Kimi, soit une amélioration d'un facteur 29. La société, basée à Sunnyvale et désormais valorisée 95 milliards de dollars après avoir levé 5,55 milliards lors de son IPO, signe ici son entrée en production sur les modèles de taille maximale, un palier qu'elle n'avait jamais encore franchi. L'enjeu dépasse la performance brute. Kimi K2.6 est l'un des premiers modèles open-weight que les entreprises peuvent crédiblement utiliser comme alternative aux API fermées d'Anthropic ou d'OpenAI, notamment pour les tâches de codage et d'agents autonomes qui représentent aujourd'hui les cas d'usage les plus rentables des grands modèles de langage. James Wang, directeur marketing produit de Cerebras, est direct : les clients sont motivés avant tout par le besoin d'une alternative à Anthropic, dont les modèles sont excellents mais coûteux et régulièrement saturés. Il cite l'exemple d'une application tombée en panne un week-end faute de capacité disponible sur l'API d'Anthropic, une mésaventure qui résonne fortement auprès des acheteurs en entreprise. La rapidité de Cerebras n'est donc pas qu'un argument marketing : dans les workflows agentiques, où chaque seconde d'attente se multiplie par des dizaines d'appels successifs, la vitesse d'inférence devient un avantage compétitif structurel. Kimi K2.6 a été publié le 20 avril par Moonshot AI, une startup fondée en 2023 par des anciens de l'université Tsinghua et considérée comme l'une des entreprises "AI Tiger" de Chine. Le modèle utilise une architecture Mixture-of-Experts avec 32 milliards de paramètres activés par token sur un total de 1 000 milliards, 384 experts dont 8 sélectionnés par passe, et une fenêtre de contexte de 256 000 tokens. Il occupe la première place sur SWE-Bench Pro avec un score de 58,6, dépassant Claude Opus 4.6 et égalant GPT-5.4. Le choix de ce modèle chinois comme vitrine d'un fabricant de puces américain soulève néanmoins une dimension géopolitique que l'article laisse en suspens : Cerebras joue ici à la fois la carte de la performance et celle de l'ouverture, dans un contexte de tensions croissantes autour des technologies d'IA entre les deux pays.

UELes entreprises européennes dépendantes de solutions cloud d'inférence LLM disposent d'une nouvelle alternative matérielle avec des vitesses vérifiées jusqu'à 6,7 fois supérieures aux meilleurs fournisseurs GPU, ce qui peut réduire les risques de saturation de capacité pour les workflows agentiques.

💬 981 tokens par seconde, vérifié par un tiers indépendant, sur un modèle à 1000 milliards de paramètres. Dans les workflows agentiques où chaque appel LLM en déclenche dix autres, c'est pas un argument marketing, c'est du cash économisé et des pannes évitées. Et le truc le plus savoureux, c'est qu'un fabricant de puces américain fraîchement introduit en bourse choisit un modèle chinois comme vitrine, et que l'article passe presque dessus comme si c'était un détail.

InfrastructureOpinion
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Google lance ses puces TPU 8, trois fois plus puissantes, pour accélérer l'entraînement IA et réduire les coûts cloud
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Google lance ses puces TPU 8, trois fois plus puissantes, pour accélérer l'entraînement IA et réduire les coûts cloud

Google a dévoilé la huitième génération de ses Tensor Processing Units lors de la conférence Google Cloud Next, en introduisant deux puces d'IA distinctes : la TPU 8t, dédiée à l'entraînement des modèles, et la TPU 8i, optimisée pour l'inférence. La TPU 8t peut s'étendre jusqu'à 9 600 puces dans un seul superpod, atteignant 121 exaflops de puissance de calcul, soit près de trois fois les performances de la génération précédente, baptisée Ironwood. Elle vise un taux de "goodput" supérieur à 97 %, c'est-à-dire un temps de calcul productif maximisé, limitant les pauses dues aux pannes ou aux goulots d'étranglement. La TPU 8i, quant à elle, embarque 288 Go de mémoire haute bande passante et 384 Mo de SRAM on-chip, et affiche une amélioration de 80 % du rapport performance/dollar par rapport à la génération précédente, permettant de traiter presque deux fois plus de charge à coût équivalent. Les deux puces seront disponibles en accès général via Google Cloud d'ici la fin de l'année. Cette annonce marque une rupture dans la façon dont l'industrie conçoit l'infrastructure IA. En séparant les cas d'usage entraînement et inférence en deux architectures matérielles distinctes, Google reconnaît que les charges de travail modernes ont des profils radicalement différents. Les agents IA, qui enchaînent des raisonnements, appellent des outils et interagissent en boucle avec d'autres modèles, exigent des temps de réponse très courts et une mémoire rapide proche du processeur, ce que la TPU 8i cible directement. Pour les entreprises clientes, le gain de performance par dollar est concret : gérer deux fois plus d'utilisateurs simultanés sans augmenter la facture cloud change l'équation économique du déploiement de modèles à grande échelle. Google développe ses TPU depuis 2016 pour ses propres systèmes internes, dont Gemini, mais les ouvre désormais plus largement aux clients cloud face à une demande explosive en calcul IA. La stratégie est claire : offrir une alternative intégrée à l'écosystème Nvidia en combinant silicium propriétaire, réseaux personnalisés, frameworks logiciels et services cloud en un seul stack. Les deux puces supportent JAX, PyTorch, SGLang et vLLM, abaissant la barrière à la migration pour les développeurs. Sur le plan énergétique, les TPU 8 offrent jusqu'à deux fois plus de performance par watt que la génération Ironwood et utilisent un refroidissement liquide de quatrième génération. La bataille pour l'infrastructure IA de prochaine génération s'intensifie, avec Google, Microsoft, Amazon et Meta qui investissent massivement dans leurs propres puces pour réduire leur dépendance à Nvidia tout en contrôlant les coûts d'exploitation à long terme.

UELes entreprises européennes déployant des modèles IA sur Google Cloud pourraient bénéficier d'une réduction significative de leurs coûts d'inférence grâce au gain de 80 % du rapport performance/dollar annoncé pour les TPU 8i.

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Google en discussions avec Marvell pour développer de nouveaux puces IA dédiées à l'inférence
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Google en discussions avec Marvell pour développer de nouveaux puces IA dédiées à l'inférence

Google mène des discussions avec Marvell Technology pour développer deux nouveaux puces dédiées à l'inférence d'intelligence artificielle, selon deux sources proches du dossier. La première est une unité de traitement mémoire conçue pour fonctionner en complément des TPU (Tensor Processing Units) déjà fabriqués par Google. La seconde est un nouveau TPU entièrement conçu pour exécuter des modèles d'IA en production. Aucune date officielle n'a été communiquée pour l'instant. Cette démarche illustre la demande explosive pour des puces d'inférence performantes, celles qui font tourner les applications d'IA en temps réel, des agents autonomes aux assistants commerciaux. Contrairement à l'entraînement des modèles, l'inférence mobilise des ressources en continu, à grande échelle, ce qui en fait un enjeu économique majeur pour les grandes plateformes cloud. Optimiser ces puces se traduit directement en réduction de coûts et en amélioration des performances pour des millions d'utilisateurs finaux. La course à la puce d'inférence s'intensifie sur tous les fronts. En mars dernier, Nvidia a présenté à sa conférence GTC un nouveau composant baptisé LPU (Language Processing Unit), construit sur une technologie rachetée à la startup Groq pour 20 milliards de dollars. Google, de son côté, développe ses propres TPU depuis des années pour réduire sa dépendance à Nvidia, et ce partenariat potentiel avec Marvell s'inscrit dans cette stratégie d'autonomie technologique. La bataille pour dominer l'infrastructure d'inférence promet d'être l'un des grands enjeux industriels des prochaines années.

💬 Google qui externalise une partie de sa conception de puces à Marvell, c'est un signal fort : même eux n'ont pas les ressources pour tout faire en interne à ce rythme. L'inférence, c'est le vrai coût caché de l'IA en prod, celui qui explose à mesure qu'on déploie des agents partout. Reste à voir si ce partenariat débouche sur quelque chose de concret, ou si c'est juste une piste parmi dix autres.

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Blackstone et Google investissent dans un nouveau cloud TPU pour accélérer l’IA
4Le Big Data 

Blackstone et Google investissent dans un nouveau cloud TPU pour accélérer l’IA

Blackstone et Google ont annoncé le 19 mai 2026 la création d'une coentreprise américaine dédiée aux services de calcul accéléré basés sur les TPU (Tensor Processing Units) de Google. L'accord prévoit un investissement initial de 5 milliards de dollars apportés par Blackstone en fonds propres, avec pour objectif de déployer une première capacité de 500 mégawatts d'ici 2027. Google fournit ses puces TPU, ses logiciels et ses services, tandis que Blackstone apporte son expertise dans la construction et le financement d'infrastructures à grande échelle, le fonds gère plus de 1 300 milliards de dollars d'actifs et possède une présence majeure dans les centres de données. La nouvelle entité sera dirigée par Benjamin Treynor Sloss, ancien cadre de Google avec plus de vingt ans d'expérience dans la conception d'infrastructures critiques. La capacité prévue pourrait être significativement étendue au-delà de 500 MW pour accompagner la montée en puissance des usages IA. Ce partenariat marque un tournant dans la manière dont Google monétise ses TPU, jusqu'ici cantonnées à un usage interne ou distribuées exclusivement via Google Cloud. En créant une structure commerciale indépendante, Google ouvre un nouveau canal de distribution de sa puissance de calcul, plus flexible et accessible à des entreprises qui ne souhaitent pas s'engager exclusivement avec Google Cloud. Pour les acteurs de l'IA, laboratoires de recherche, institutions financières, grandes entreprises, cela représente une alternative crédible aux GPU Nvidia, qui dominent le marché mais restent confrontés à des problèmes de disponibilité et à des coûts élevés. Cette initiative répond aussi à un besoin structurel : les grandes organisations cherchent à sécuriser des capacités de calcul stables sur le long terme, capables de soutenir des modèles d'IA toujours plus gourmands en ressources. Les TPU de Google sont développées depuis plus d'une décennie et alimentent déjà les infrastructures de Gemini ainsi que celles de nombreux partenaires technologiques. Leur ouverture à un marché plus large s'inscrit dans une logique d'industrialisation rapide de l'infrastructure IA : après la course aux modèles génératifs, la bataille se déplace vers l'accès à la puissance de calcul elle-même. Nvidia règne pour l'instant sans partage sur ce segment, mais la pression concurrentielle s'intensifie, avec des acteurs comme AMD, Intel et désormais Google qui cherchent à capter une part croissante de ce marché estimé à plusieurs centaines de milliards de dollars. L'alliance entre l'un des plus grands gestionnaires d'actifs mondiaux et le détenteur d'une technologie de calcul propriétaire de premier plan illustre comment capital financier et puissance technologique convergent pour structurer l'infrastructure de l'IA de demain.

UELes organisations et laboratoires européens de recherche en IA pourraient à terme accéder à une offre de calcul accéléré supplémentaire, mais la coentreprise est domiciliée aux États-Unis et ne cible pas spécifiquement le marché européen.

💬 5 milliards dans une JV dédiée aux TPU, ça dit clairement que la bataille pour l'infrastructure IA est lancée. Google avait ces puces depuis dix ans, les gardait pour son cloud, et il ouvre maintenant le robinet en partageant le risque avec Blackstone. Reste à voir si les TPU sont vraiment compétitifs en dehors des cas d'usage où Google a tout optimisé pour lui-même.

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