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Zyphra publie ZUNA1.1, un modèle d'EEG en Apache 2.0 acceptant des entrées de 0,5 à 30 secondes

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Zyphra a publié cette semaine ZUNA1.1 sous licence Apache 2.0, un modèle de fondation pour l'électroencéphalographie (EEG) capable de reconstruire, débruiter et suréchantillonner des signaux cérébraux quelle que soit la configuration d'électrodes utilisée. Ce modèle succède à ZUNA1, précédente version ouverte développée par la même entreprise. Contrairement à son prédécesseur limité à des segments fixes de cinq secondes, ZUNA1.1 accepte désormais des entrées de longueur variable, de 0,5 à 30 secondes, ce qui colle bien mieux à la réalité des enregistrements EEG où les sessions varient en durée et où des canaux tombent en panne ou deviennent bruités en cours de route. Le modèle compte 380 millions de paramètres, un nombre inchangé par rapport à ZUNA1, et fonctionne sur une carte graphique grand public, voire sur processeur pour certaines tâches. Il s'agit d'un autoencodeur de diffusion masquée, bâti sur une architecture transformeur encodeur-décodeur, qui découpe chaque canal en segments de 0,125 seconde (32 échantillons à 256 Hz) transformés en tokens continus. La clé de sa flexibilité réside dans un encodage positionnel rotatif en quatre dimensions, associant les coordonnées 3D de chaque électrode sur le crâne à un index temporel, ce qui rend le modèle indépendant du type de montage et capable de générer des signaux à des positions jamais mesurées auparavant. Les poids sont disponibles sur Hugging Face et le code sur GitHub, installable via pip install zuna, avec un espace de démonstration gratuit en ligne, le tout réservé à un usage de recherche.

Cette flexibilité change concrètement l'usage pratique des modèles EEG en laboratoire et en clinique. Là où ZUNA1 imposait un format rigide, ZUNA1.1 s'adapte à des casques de quatre électrodes comme à des bonnets de recherche à 256 canaux, et peut combler les trous laissés par des électrodes défaillantes ou des portions de signal corrompues. Pour les chercheurs en neurosciences ou les développeurs d'interfaces cerveau-machine, cela signifie un seul modèle réutilisable sur des jeux de données hétérogènes, sans reconfiguration ni réentraînement spécifique à chaque protocole expérimental. La licence Apache 2.0, permissive, facilite en outre son intégration dans des outils tiers, ce qui pourrait accélérer l'adoption de modèles de fondation EEG en dehors des grands laboratoires industriels.

Les progrès de ZUNA1.1 viennent principalement de l'entraînement plutôt que de l'architecture. Zyphra a diversifié les scénarios d'occlusion de données, passant d'un seul mode d'abandon aléatoire de canaux entiers à quatre schémas distincts couvrant montages épars, coupures temporelles globales ou localisées, et pertes de données ponctuelles éparpillées. L'entreprise a aussi affiné son évaluation de la qualité des signaux au niveau de chaque canal et de chaque seconde plutôt qu'à l'échelle de l'enregistrement entier, ce qui a permis d'agrandir le corpus d'entraînement d'environ 2 millions à 3,5 millions d'heures-canaux de données EEG publiques. Reste à savoir si cette flexibilité accrue s'accompagne d'un maintien, voire d'une amélioration, de la précision par rapport à ZUNA1 sur les tâches de référence, un point sur lequel les résultats communiqués par Zyphra restent encore à confirmer dans le détail.

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Ant Group, via sa filiale dédiée à l'IA incarnée Robbyant, a mis en open source le 8 juillet 2026 LingBot-Vision, une famille de Vision Transformers auto-supervisés conçus pour la perception spatiale dense. Les poids sont publiés sous licence Apache-2.0 sur Hugging Face en quatre tailles : ViT-giant, ViT-large, ViT-base et ViT-small, accompagnés d'un rapport technique et d'un code d'inférence. Le modèle phare, ViT-g/16, compte environ 1,1 milliard de paramètres et a été entraîné avec un nouvel objectif baptisé masked boundary modeling, sur un corpus soigneusement sélectionné d'environ 161 millions d'images issues d'un ensemble web de 2 milliards d'images, sans aucune annotation humaine, sans détecteur de contours externe, et sans backbone pré-entraîné pour amorcer l'apprentissage. Le corpus est dix fois plus petit que le LVD-1689M utilisé par DINOv3, et le modèle consomme moins d'un tiers du nombre d'exemples d'entraînement de ce dernier. Pour les déploiements à budget réduit, ce modèle principal est distillé en versions ViT-L (300 millions de paramètres), ViT-B (86 millions) et ViT-S, chacune en tête des tâches de prédiction dense dans sa catégorie de taille. L'enjeu est que la plupart des modèles de vision actuels sont entraînés pour l'invariance sémantique : ils apprennent à identifier ce qui figure dans une image tout en négligeant précisément la structure spatiale fine (contours d'objets, discontinuités de profondeur) dont dépendent les robots et autres systèmes physiquement incarnés. LingBot-Vision inverse cette priorité en traitant les frontières comme un signal natif d'entraînement plutôt que comme un simple résultat en aval. Le résultat est un modèle de seulement 1 milliard de paramètres qui égale ou dépasse des modèles jusqu'à sept fois plus gros sur des tâches de perception spatiale dense, y compris le DINOv3 à 7 milliards de paramètres. Pour l'industrie de la robotique et des systèmes embarqués, cela ouvre la voie à des modèles de vision plus légers, moins coûteux à entraîner et à déployer, sans sacrifier la précision géométrique nécessaire à la navigation, la manipulation d'objets ou l'interaction physique avec l'environnement. Sur le plan technique, la méthode s'appuie sur le paradigme d'auto-distillation DINO/iBOT, où un modèle enseignant (une copie EMA de l'élève) génère des cibles que l'élève doit retrouver à partir de vues masquées. Contrairement au masquage aléatoire classique, qui traite les zones de contours comme n'importe quelle autre région alors qu'elles sont les plus riches en information, LingBot-Vision force les tokens porteurs de frontières dans le masque et leur attribue une cible géométrique explicite en plus de la cible sémantique. Les frontières sont modélisées comme un champ dense de segments, discrétisé en 32 catégories par canal pour transformer la prédiction en classification stable, avec un effet secondaire élégant : un test statistique sans paramètre permet de valider chaque frontière détectée par rapport à l'hypothèse nulle d'absence de structure. Cette approche s'inscrit dans une tendance plus large de l'IA incarnée, où des acteurs comme Ant Group cherchent à doter les robots de représentations visuelles plus proches de la géométrie réelle du monde, un terrain où des concurrents comme Meta (DINOv3) restent des références mais pourraient désormais être challengés par des modèles nettement plus économes en données et en calcul.

💬 Robbyant bat DINOv3 avec un modèle sept fois plus petit et dix fois moins de données d'entraînement, juste en changeant ce qu'on apprend au réseau plutôt qu'en le gonflant. On a passé des années à bourrer les modèles de vision de paramètres pour qu'ils reconnaissent des chats, alors qu'un robot a surtout besoin de contours nets et de profondeur. Bon, sur le papier c'est solide pour la perception dense, reste à voir si ça tient une fois embarqué sur du matériel bas coût plutôt que sur un banc de test.

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Hexo Labs publie SIA en open source : un agent capable d'améliorer son propre cadre et ses poids de modèle
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Hexo Labs publie SIA en open source : un agent capable d'améliorer son propre cadre et ses poids de modèle

Hexo Labs a publié cette semaine SIA (Self-Improving AI), un framework open source sous licence MIT conçu pour dépasser une limite fondamentale des agents actuels : leur incapacité à s'améliorer une fois déployés. L'architecture divise l'agent en deux composants distincts, le scaffold (prompt système, logique de dispatch, politique de retry, code d'extraction) et les poids du modèle, et les modifie tous les deux dans une même boucle d'auto-amélioration. Trois LLM orchestrent ce cycle : un Meta-Agent qui génère le scaffold initial depuis une spécification de tâche, un agent d'exécution qui journalise chaque étape, et un Feedback-Agent tournant sur Claude Sonnet 4.6 qui analyse les trajectoires complètes pour décider de l'action suivante. Ce dernier choisit à chaque itération soit de réécrire le scaffold, soit de déclencher une mise à jour des poids via LoRA (rang 32), en sélectionnant également l'algorithme d'entraînement adapté au signal de récompense observé. Le modèle de base est openai/gpt-oss-120b, entraîné sur GPU H100 via la plateforme Modal. Les tests sur trois domaines radicalement différents montrent des gains constants. Sur LawBench, une tâche de classification criminelle chinoise en 191 classes, le scaffold seul plafonne à 50,0% de précision après avoir construit un pipeline TF-IDF plus LinearSVC ; les mises à jour de poids via PPO font bondir le score à 70,1%, soit un gain de 20,1 points de pourcentage. Sur TriMul, l'optimisation d'un kernel CUDA pour l'Evoformer d'AlphaFold2, le scaffold atteint 1,14x d'accélération, puis les mises à jour réduisent le temps d'exécution de 12 483 à 1 017 microsecondes, soit 91,9% de réduction et 14,02x au total. Pour l'imputation d'ARN monocellulaire, une modification en deux lignes générée dès la première mise à jour des poids, arrondir les comptes imputés à des entiers non négatifs, a suffi à faire passer le MSE normalisé de 0,241 à 0,289, une correction qu'aucune itération de scaffold n'avait trouvée. L'enjeu dépasse la performance brute. Améliorer un agent en production exige aujourd'hui un cycle manuel de prompt engineering, de fine-tuning et de réévaluation, souvent lent et coûteux. SIA propose d'automatiser ce cycle complet, ouvrant la voie à des systèmes capables de s'adapter à leurs propres erreurs sans intervention humaine. Installable via pip install sia-agent avec quatre tâches intégrées, le projet est conçu pour être étendu à de nouveaux domaines. Une limite mérite d'être signalée : sur TriMul, Claude Code a atteint seul 1,50x d'accélération, dépassant SIA-H (1,14x) avant toute mise à jour des poids, ce qui rappelle que les agents de codage avancés constituent déjà une concurrence sérieuse au scaffold seul. La question ouverte reste de savoir si cette boucle d'auto-amélioration tient sur des tâches plus longues et plus complexes, et quelles garanties de sécurité s'imposent lorsqu'un système modifie ses propres poids de façon autonome.

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Nous Research publie une méthode d'entraînement par superposition de tokens qui accélère le pré-entraînement des LLM jusqu'à 2,5x pour des modèles de 270M à 10B paramètres
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Nous Research publie une méthode d'entraînement par superposition de tokens qui accélère le pré-entraînement des LLM jusqu'à 2,5x pour des modèles de 270M à 10B paramètres

Nous Research vient de publier Token Superposition Training (TST), une méthode qui réduit significativement le temps de pré-entraînement des grands modèles de langage sans toucher à leur architecture, leur optimiseur, leur tokenizer ni leur stratégie de parallélisme. Les gains mesurés sont substantiels : à l'échelle d'un modèle MoE (mixture d'experts) de 10 milliards de paramètres avec 1 milliard actifs, TST atteint une perte d'entraînement finale inférieure à celle d'une baseline équivalente en FLOPs, tout en consommant 4 768 heures-GPU B200 contre 12 311 pour la baseline, soit une réduction d'environ 2,5x du temps total. La méthode a été validée à quatre échelles : 270 millions et 600 millions de paramètres denses, 3 milliards (architecture SmolLM3), et le MoE 10B-A1B de la famille Qwen3. Toutes les expériences ont été conduites sur 64 GPU NVIDIA B200 via TorchTitan, en utilisant les jeux de données DCLM et FineWeb-Edu. TST fonctionne en deux phases séquentielles. Durant la première phase dite de superposition, qui représente entre 20 % et 40 % du total des étapes d'entraînement, le modèle ne traite pas des tokens individuels mais des groupes de tokens contigus. Dans la couche d'embedding, chaque groupe de s tokens est fusionné en un unique vecteur latent par moyennage des embeddings, permettant au transformer de traiter une séquence s fois plus courte et d'ingérer ainsi s fois plus de texte par unité de calcul. Une fonction de perte spécifique, la multi-hot cross-entropy, remplace la cross-entropy standard pour prédire simultanément le groupe de tokens suivant, et peut s'implémenter avec les noyaux de calcul déjà présents dans les bibliothèques d'entraînement existantes, sans écrire de code CUDA personnalisé. Dans la seconde phase de récupération, l'entraînement reprend avec la prédiction classique token par token. Un pic de perte transitoire de 1 à 2 nats apparaît à la transition mais se résorbe en quelques milliers de pas. Le modèle produit est architecturalement identique à un modèle entraîné de façon conventionnelle. L'enjeu derrière cette publication est considérable : le pré-entraînement des LLMs représente l'un des postes de coût les plus lourds de l'industrie, et les régimes actuels poussent déjà bien au-delà des estimations compute-optimales. Réduire ce coût d'un facteur 2,5 sans dégrader la qualité finale du modèle ouvre des perspectives importantes, notamment pour les laboratoires aux ressources limitées. TST s'inscrit dans une tendance plus large visant à améliorer le débit de données par FLOP dépensé, dans la lignée des tokenizers sous-mots BPE qui compressent déjà les séquences. Nous Research, connu pour ses modèles Hermes et ses travaux sur l'alignement et le fine-tuning, signe ici une contribution orientée fondations, avec une implémentation conçue pour s'intégrer directement dans les pipelines de pré-entraînement existants. Le papier accompagnant la publication est disponible sur arXiv (2605.06546).

UELes laboratoires et startups européens qui réalisent du pré-entraînement LLM à grande échelle pourraient bénéficier de cette réduction de coût de 2,5x, mais aucun acteur français ou européen n'est impliqué dans ces travaux.

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Meta AI publie NeuralBench : un framework open source pour évaluer les modèles NeuroIA sur 36 tâches EEG et 94 jeux de données
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Meta AI publie NeuralBench : un framework open source pour évaluer les modèles NeuroIA sur 36 tâches EEG et 94 jeux de données

Meta AI a publié NeuralBench, un framework open source unifié destiné à évaluer les modèles d'intelligence artificielle entraînés sur des signaux cérébraux. La première version, NeuralBench-EEG v1.0, constitue le benchmark ouvert le plus complet jamais publié dans ce domaine : 36 tâches d'évaluation distinctes, 94 jeux de données, 9 478 sujets, 13 603 heures d'électroencéphalogrammes (EEG), et 14 architectures de deep learning comparées sous une interface standardisée commune. Le framework est installable via pip et s'utilise en ligne de commande, chaque tâche étant configurée par un fichier YAML léger. Il repose sur trois bibliothèques Python modulaires : NeuralFetch pour l'acquisition des données depuis des dépôts publics comme OpenNeuro, DANDI et NEMAR ; NeuralSet pour le prétraitement via MNE-Python et HuggingFace ; et NeuralTrain pour l'entraînement, fondé sur PyTorch-Lightning. Huit catégories de tâches sont couvertes, allant du décodage cognitif (images, parole, vidéo, frappe) aux interfaces cerveau-machine, en passant par la détection clinique de crises d'épilepsie, l'analyse du sommeil et le phénotypage. Ce travail répond à un problème structurel qui freine le champ du NeuroAI depuis plusieurs années : l'absence de référentiel commun pour comparer les modèles de manière rigoureuse. Jusqu'ici, chaque équipe de recherche utilisait ses propres pipelines de prétraitement, ses propres jeux de données et ne publiait ses résultats que sur un sous-ensemble restreint de tâches. Des benchmarks existants comme MOABB couvraient jusqu'à 148 datasets mais se limitaient à 5 tâches ; d'autres initiatives comme EEG-Bench ou EEG-FM-Bench restaient chacune contraintes dans leur périmètre. Cette fragmentation permettait aux auteurs de présenter leurs modèles comme "généralisables" sur la base d'évaluations triées sur le volet, sans point de comparaison universel. NeuralBench établit enfin ce socle commun, ce qui permettra aux chercheurs de savoir précisément quel modèle excelle dans quel contexte, et d'en tirer des conclusions transférables à des applications réelles comme le diagnostic neurologique ou les prothèses contrôlées par la pensée. La publication s'inscrit dans une vague d'intérêt croissant pour les "modèles de fondation cérébraux" : des grands modèles pré-entraînés sur des enregistrements neuronaux bruts, puis affinés pour des tâches spécifiques, à l'image de ce que BERT ou GPT ont représenté pour le langage. Meta compare dans NeuralBench-EEG v1.0 trois grandes familles : des architectures spécialisées légères (1,5K à 4,2M paramètres entraînées from scratch), des modèles de fondation EEG pré-entraînés (3,2M à 157,1M paramètres) comme BENDR, LaBraM, BIOT, CBraMod, LUNA et REVE, ainsi que des baselines classiques à features artisanales. Tous les modèles de fondation sont affinés avec la même recette d'entraînement (AdamW, taux d'apprentissage 10⁻⁴, cosine-annealing). Meta annonce que le framework sera étendu à d'autres modalités cérébrales comme la MEG et l'IRMf, pour lesquelles il n'existe aujourd'hui aucun benchmark systématique.

UELes équipes de recherche européennes en neurosciences computationnelles et interfaces cerveau-machine (notamment CNRS, INRIA) peuvent désormais évaluer leurs modèles EEG sur un référentiel commun, accélérant potentiellement les applications cliniques comme le diagnostic de l'épilepsie.

💬 Le vrai problème du NeuroAI, c'était pas les modèles, c'était qu'on ne pouvait pas les comparer sérieusement. Chaque labo publiait ses résultats sur ses propres datasets, ce qui permettait à n'importe qui de se prétendre généralisable sans que personne puisse vérifier. NeuralBench règle ça, et c'est probablement plus utile que dix nouveaux modèles EEG de plus.

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