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InfrastructureAWS ML Blog22h· 2 min de lecture

Se retire du prefill et decode dissociés pour l'inférence LLM sur SageMaker HyperPod

Source originale ↗·

Amazon Web Services a détaillé une nouvelle architecture d'inférence pour les grands modèles de langage sur SageMaker HyperPod, baptisée Disaggregated Prefill and Decode (DPD), conçue pour éliminer les ralentissements causés par les longs prompts. L'inférence LLM comporte deux phases très différentes : le prefill, qui traite l'intégralité du prompt en parallèle pour générer le cache clé-valeur initial, est limité par la puissance de calcul, tandis que le decode, qui génère les tokens un par un, dépend surtout de la bande passante mémoire. Lorsque ces deux phases partagent le même GPU, un prompt long bloque la génération de tokens pour toutes les autres requêtes en cours. La solution d'AWS sépare physiquement ces deux étapes sur des pools de GPU distincts, reliés par la technologie Elastic Fabric Adapter (EFA) avec accès direct à la mémoire à distance (RDMA), en s'appuyant sur vLLM et le HyperPod Inference Operator.

Cette séparation permet d'ajuster indépendamment le temps jusqu'au premier token (TTFT) et la latence entre les tokens (ITL), tout en offrant un contrôle plus fiable sur la latence de queue que les méthodes classiques de découpage du prefill. Elle est particulièrement utile pour les charges de travail à fort trafic et à contexte long : assistants conversationnels, pipelines d'agents autonomes, analyse de documents ou génération augmentée par récupération (RAG) avec de larges contextes récupérés. AWS recommande cette architecture dès que les prompts dépassent régulièrement 4 096 tokens, en cas de requêtes concurrentes multiples, de réponses en streaming, ou de trafic mixte mêlant prompts courts et longs. Pour des charges simples, en batch ou à faible concurrence, un déploiement classique reste suffisant, le coût de transfert du cache via EFA RDMA ne se justifiant pas en dessous d'un certain seuil.

L'architecture repose sur trois composants principaux articulés autour du routeur de la pile de production vLLM, avec LMCache assurant le transfert du cache clé-valeur via NIXL et EFA. Le routeur intelligent joue le rôle de plan de contrôle : il analyse chaque prompt et, selon un seuil configurable de tokens, décide s'il doit emprunter le chemin désagrégé ou être traité entièrement par un seul décodeur. Les requêtes longues passent d'abord par un nœud de prefill, qui calcule le cache et le transmet à un nœud de décodage via LMCache, avant que ce dernier ne génère la réponse. Le routeur prend également en charge plusieurs stratégies de routage, comme la priorité aux préfixes communs, la connaissance du cache ou le round-robin, afin de maximiser la réutilisation du cache entre les répliques. Ce déploiement nécessite au minimum un nœud de prefill et un nœud de decode équipés d'un réseau EFA compatible RDMA.

Impact France/UE

Les entreprises europeennes utilisant AWS SageMaker pourraient reduire leurs couts et leur latence d'inference LLM en adoptant cette architecture, sans impact reglementaire ou economique direct sur la France ou l'UE.

💬 L'analyse de Mathieu

Mélanger prefill et décodé sur le même GPU, c'est le genre de détail d'architecture qui plombe silencieusement la latence dès qu'un prompt dépasse 4000 tokens, tout le monde qui fait tourner vLLM en prod le savait déjà. Séparer les deux pools change la donne surtout pour les agents autonomes et le RAG à gros contexte, où le prompt long devient la norme plutôt que l'exception. Sur le papier ça complexifie le déploiement (deux types de nœuds, du RDMA à câbler), mais si t'as du trafic mixte à tenir, c'est clairement la direction que prend toute l'inférence LLM.

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Bonnes pratiques pour l'inférence sur Amazon SageMaker HyperPod

Amazon a enrichi sa plateforme SageMaker HyperPod d'un ensemble de fonctionnalités dédiées à l'inférence de modèles d'IA générative, avec pour promesse affichée une réduction du coût total de possession allant jusqu'à 40%. La solution s'appuie sur Amazon Elastic Kubernetes Service (EKS) comme orchestrateur et permet de créer un cluster en quelques clics depuis la console SageMaker AI. Deux modes de configuration sont proposés : une installation rapide avec des ressources par défaut, et une installation personnalisée permettant d'intégrer des infrastructures existantes. Une fois le cluster actif, l'opérateur d'inférence intégré permet de déployer des modèles directement depuis des buckets S3, des systèmes de fichiers FSx for Lustre, ou depuis le catalogue SageMaker JumpStart, sans écrire une seule ligne de code. Des notebooks d'exemple couvrent les cas d'usage courants : modèles préconstruits, modèles fine-tunés, configurations personnalisées. L'enjeu central de cette mise à jour est la gestion dynamique des ressources GPU, historiquement coûteuse et complexe à piloter. HyperPod introduit une architecture de scalabilité à deux niveaux : KEDA (Kubernetes Event-Driven Autoscaling), un projet open source de la Cloud Native Computing Foundation, gère l'autoscaling des pods en fonction de métriques temps réel comme la longueur de la file de requêtes, la latence, ou des métriques CloudWatch et Prometheus personnalisées. KEDA peut réduire le nombre de pods à zéro en l'absence de trafic, supprimant ainsi les coûts à l'arrêt. En parallèle, Karpenter opère au niveau des nœuds de calcul : il provisionne ou retire des instances selon les besoins des pods en attente, et tourne dans le plan de contrôle EKS, ce qui évite tout surcoût lié à l'autoscaler lui-même. Cette combinaison permet de passer de zéro à une charge de production en réponse à la demande réelle. Ce lancement intervient dans un contexte où le déploiement de modèles de fondation à grande échelle est devenu un point de friction majeur pour les équipes IA en entreprise : infrastructure difficile à calibrer, pics de trafic imprévisibles, surinvestissement GPU, et délais de mise en production allongés. AWS positionne HyperPod comme une réponse complète à ce trilemme coût-performance-simplicité, en absorbant la complexité opérationnelle dans une couche managée. La plateforme concurrence directement les offres de Google (Vertex AI) et Microsoft Azure (ML endpoints managés), qui proposent des approches similaires. Les suites probables incluent une intégration plus poussée avec les outils d'observabilité AWS et une extension du support à d'autres architectures de modèles, alors que la course aux infrastructures d'inférence efficaces s'intensifie dans tout le secteur cloud.

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Amazon vient d'enrichir SageMaker HyperPod, sa plateforme d'inférence pour l'intelligence artificielle générative en entreprise, avec plusieurs nouvelles fonctionnalités destinées à améliorer l'observabilité et la flexibilité du déploiement de modèles. La première nouveauté majeure est la capture de données d'inférence, qui permet d'enregistrer les requêtes et réponses à trois niveaux distincts du chemin d'inférence : au niveau du endpoint SageMaker AI, au niveau de l'Application Load Balancer (ALB), et au niveau du pod du modèle lui-même. Chaque niveau se configure indépendamment via une définition de ressource personnalisée (CRD) déclarative, avec un stockage des données capturées dans un bucket Amazon S3, chiffrement optionnel via AWS KMS, et réglages fins du taux d'échantillonnage, de la taille des lots et des limites de charge utile. Par exemple, le niveau du pod capture par défaut 100% des entrées et sorties, tandis que le niveau ALB active les journaux d'accès classiques incluant adresses IP clients, chemins de requêtes et latences. Autre avancée : le déploiement direct de modèles depuis des hubs communautaires comme Hugging Face, sans avoir à pré-charger les poids dans un espace de stockage objet ou fichier, avec prise en charge de l'accès restreint (gated), de l'épinglage de versions et de l'isolation des tokens, compatible avec les moteurs d'inférence vLLM, TGI et SGLang. Ces évolutions répondent à un besoin croissant des entreprises qui déploient des modèles de langage à grande échelle en production : pouvoir surveiller précisément ce qui transite dans leurs pipelines d'inférence, tout en réduisant les frictions opérationnelles. La possibilité de charger les poids d'un modèle directement depuis un stockage NVMe local au nœud de calcul réduit sensiblement la latence de démarrage à froid, un problème récurrent qui pénalise les applications d'IA nécessitant une mise à l'échelle rapide, avec un repli automatique vers le stockage cloud en cas de besoin. La gestion automatique des enregistrements DNS pour les domaines personnalisés via Route 53 simplifie par ailleurs le travail des équipes d'infrastructure, qui bénéficient également de permissions IAM granulaires au niveau de chaque pod pour renforcer les frontières de sécurité. Pour les équipes techniques, cela signifie livrer des applications d'IA plus rapidement sans sacrifier la gouvernance des données ni la visibilité opérationnelle, deux exigences de plus en plus scrutées à mesure que les modèles génératifs s'intègrent dans des processus métiers sensibles. Ces annonces s'inscrivent dans la course que se livrent les grands fournisseurs cloud, Amazon Web Services en tête, pour simplifier l'exploitation de modèles d'IA génératifs à grande échelle, un domaine où la complexité opérationnelle freine encore de nombreuses entreprises. HyperPod, lancé pour l'entraînement de modèles massifs, élargit ainsi son périmètre vers l'inférence de production, un segment où la concurrence avec Google Cloud et Microsoft Azure s'intensifie. L'intégration native avec Hugging Face illustre aussi la volonté d'AWS de faciliter l'accès aux modèles open source les plus populaires, sans complexité de préparation de l'infrastructure. À mesure que les entreprises multiplient les cas d'usage en production, la demande pour des outils d'audit, de traçabilité et de contrôle des coûts d'inférence devrait continuer de croître, poussant les fournisseurs cloud à approfondir ces capacités de gestion fine des workloads d'IA.

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Surveiller et déboguer l'inférence IA générative avec SageMaker sur CloudWatch
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Surveiller et déboguer l'inférence IA générative avec SageMaker sur CloudWatch

Amazon Web Services a enrichi son service SageMaker AI d'un système de supervision avancé pour les endpoints d'inférence en temps réel : la plateforme émet désormais plus de 100 métriques détaillées couvrant la santé GPU, la latence au niveau des tokens, la pression sur le cache KV, la répartition du trafic entre zones de disponibilité et les diagnostics de démarrage à froid. Ces données alimentent automatiquement un tableau de bord intégré appelé SageMaker Insights, accessible directement depuis la console Amazon CloudWatch sous la section « Infrastructure Monitoring ». Le tableau de bord s'organise en trois vues, Performance, Capacité, Fiabilité, et exploite les métriques via une interface compatible PromQL, permettant également leur intégration dans des outils tiers comme Grafana ou Datadog. Deux architectures d'endpoints sont supportées : les endpoints mono-modèle (SME), où chaque modèle dispose de ses propres instances GPU, et les endpoints à composants d'inférence (IC), qui permettent à plusieurs modèles de partager la même infrastructure GPU avec une mise à l'échelle indépendante par modèle. Cette évolution répond à un besoin critique des équipes MLOps et SRE qui gèrent en production des dizaines de modèles sur des centaines d'instances GPU. Jusqu'ici, diagnostiquer un pic de latence P99 sur un endpoint LLM exigeait de déterminer en quelques minutes si la cause était une saturation de la mémoire GPU, un cache KV saturé, un déséquilibre de trafic entre zones ou une politique d'autoscaling trop lente, sans outillage natif pour y répondre rapidement. Le nouveau système supprime la nécessité de configurer manuellement des dashboards Grafana et des exporteurs Prometheus, ce qui représente un gain opérationnel significatif. Les métriques sont émises nativement au format OpenTelemetry, standard ouvert qui facilite l'interopérabilité avec l'écosystème d'observabilité existant des entreprises. La montée en puissance de l'inférence LLM en production a profondément modifié les priorités des équipes d'infrastructure machine learning : si l'entraînement des modèles concentrait autrefois l'essentiel de l'attention, c'est désormais le « serving » à grande échelle qui pose les défis les plus complexes, notamment en termes de coût GPU, de disponibilité et de gestion multi-modèles. L'architecture IC, recommandée par AWS pour les charges de travail IA génératives en production, permet de mutualiser l'infrastructure GPU entre plusieurs modèles et d'assurer la haute disponibilité via une distribution des répliques entre zones de disponibilité. Cette annonce s'inscrit dans une compétition accrue entre les grands fournisseurs cloud, AWS, Google Cloud et Azure, pour proposer des environnements de déploiement LLM clés en main, où l'observabilité devient un argument différenciant à mesure que les équipes industrialisent leurs pipelines d'inférence.

UELes équipes MLOps et SRE européennes industrialisant des pipelines d'inférence LLM en production bénéficient indirectement d'un outillage d'observabilité natif, réduisant la complexité opérationnelle sans configuration manuelle de Prometheus/Grafana.

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