Aller au contenu principal
InfrastructureAWS ML Blog · 2 min de lecture

Bonnes pratiques pour l'inférence sur Amazon SageMaker HyperPod

Source originale ↗·

Amazon a enrichi sa plateforme SageMaker HyperPod d'un ensemble de fonctionnalités dédiées à l'inférence de modèles d'IA générative, avec pour promesse affichée une réduction du coût total de possession allant jusqu'à 40%. La solution s'appuie sur Amazon Elastic Kubernetes Service (EKS) comme orchestrateur et permet de créer un cluster en quelques clics depuis la console SageMaker AI. Deux modes de configuration sont proposés : une installation rapide avec des ressources par défaut, et une installation personnalisée permettant d'intégrer des infrastructures existantes. Une fois le cluster actif, l'opérateur d'inférence intégré permet de déployer des modèles directement depuis des buckets S3, des systèmes de fichiers FSx for Lustre, ou depuis le catalogue SageMaker JumpStart, sans écrire une seule ligne de code. Des notebooks d'exemple couvrent les cas d'usage courants : modèles préconstruits, modèles fine-tunés, configurations personnalisées.

L'enjeu central de cette mise à jour est la gestion dynamique des ressources GPU, historiquement coûteuse et complexe à piloter. HyperPod introduit une architecture de scalabilité à deux niveaux : KEDA (Kubernetes Event-Driven Autoscaling), un projet open source de la Cloud Native Computing Foundation, gère l'autoscaling des pods en fonction de métriques temps réel comme la longueur de la file de requêtes, la latence, ou des métriques CloudWatch et Prometheus personnalisées. KEDA peut réduire le nombre de pods à zéro en l'absence de trafic, supprimant ainsi les coûts à l'arrêt. En parallèle, Karpenter opère au niveau des nœuds de calcul : il provisionne ou retire des instances selon les besoins des pods en attente, et tourne dans le plan de contrôle EKS, ce qui évite tout surcoût lié à l'autoscaler lui-même. Cette combinaison permet de passer de zéro à une charge de production en réponse à la demande réelle.

Ce lancement intervient dans un contexte où le déploiement de modèles de fondation à grande échelle est devenu un point de friction majeur pour les équipes IA en entreprise : infrastructure difficile à calibrer, pics de trafic imprévisibles, surinvestissement GPU, et délais de mise en production allongés. AWS positionne HyperPod comme une réponse complète à ce trilemme coût-performance-simplicité, en absorbant la complexité opérationnelle dans une couche managée. La plateforme concurrence directement les offres de Google (Vertex AI) et Microsoft Azure (ML endpoints managés), qui proposent des approches similaires. Les suites probables incluent une intégration plus poussée avec les outils d'observabilité AWS et une extension du support à d'autres architectures de modèles, alors que la course aux infrastructures d'inférence efficaces s'intensifie dans tout le secteur cloud.

Cet article vous a été utile ?

Vu une erreur factuelle dans cet article ? Signalez-la. Toutes les corrections valides sont publiées sur /corrections.

À lire aussi

1AWS ML Blog 

Se retire du prefill et decode dissociés pour l'inférence LLM sur SageMaker HyperPod

Amazon Web Services a détaillé une nouvelle architecture d'inférence pour les grands modèles de langage sur SageMaker HyperPod, baptisée Disaggregated Prefill and Decode (DPD), conçue pour éliminer les ralentissements causés par les longs prompts. L'inférence LLM comporte deux phases très différentes : le prefill, qui traite l'intégralité du prompt en parallèle pour générer le cache clé-valeur initial, est limité par la puissance de calcul, tandis que le decode, qui génère les tokens un par un, dépend surtout de la bande passante mémoire. Lorsque ces deux phases partagent le même GPU, un prompt long bloque la génération de tokens pour toutes les autres requêtes en cours. La solution d'AWS sépare physiquement ces deux étapes sur des pools de GPU distincts, reliés par la technologie Elastic Fabric Adapter (EFA) avec accès direct à la mémoire à distance (RDMA), en s'appuyant sur vLLM et le HyperPod Inference Operator. Cette séparation permet d'ajuster indépendamment le temps jusqu'au premier token (TTFT) et la latence entre les tokens (ITL), tout en offrant un contrôle plus fiable sur la latence de queue que les méthodes classiques de découpage du prefill. Elle est particulièrement utile pour les charges de travail à fort trafic et à contexte long : assistants conversationnels, pipelines d'agents autonomes, analyse de documents ou génération augmentée par récupération (RAG) avec de larges contextes récupérés. AWS recommande cette architecture dès que les prompts dépassent régulièrement 4 096 tokens, en cas de requêtes concurrentes multiples, de réponses en streaming, ou de trafic mixte mêlant prompts courts et longs. Pour des charges simples, en batch ou à faible concurrence, un déploiement classique reste suffisant, le coût de transfert du cache via EFA RDMA ne se justifiant pas en dessous d'un certain seuil. L'architecture repose sur trois composants principaux articulés autour du routeur de la pile de production vLLM, avec LMCache assurant le transfert du cache clé-valeur via NIXL et EFA. Le routeur intelligent joue le rôle de plan de contrôle : il analyse chaque prompt et, selon un seuil configurable de tokens, décide s'il doit emprunter le chemin désagrégé ou être traité entièrement par un seul décodeur. Les requêtes longues passent d'abord par un nœud de prefill, qui calcule le cache et le transmet à un nœud de décodage via LMCache, avant que ce dernier ne génère la réponse. Le routeur prend également en charge plusieurs stratégies de routage, comme la priorité aux préfixes communs, la connaissance du cache ou le round-robin, afin de maximiser la réutilisation du cache entre les répliques. Ce déploiement nécessite au minimum un nœud de prefill et un nœud de decode équipés d'un réseau EFA compatible RDMA.

UELes entreprises europeennes utilisant AWS SageMaker pourraient reduire leurs couts et leur latence d'inference LLM en adoptant cette architecture, sans impact reglementaire ou economique direct sur la France ou l'UE.

💬 Mélanger prefill et décodé sur le même GPU, c'est le genre de détail d'architecture qui plombe silencieusement la latence dès qu'un prompt dépasse 4000 tokens, tout le monde qui fait tourner vLLM en prod le savait déjà. Séparer les deux pools change la donne surtout pour les agents autonomes et le RAG à gros contexte, où le prompt long devient la norme plutôt que l'exception. Sur le papier ça complexifie le déploiement (deux types de nœuds, du RDMA à câbler), mais si t'as du trafic mixte à tenir, c'est clairement la direction que prend toute l'inférence LLM.

InfrastructureActu
1 source
Renforcement de l'inférence entreprise sur Amazon SageMaker HyperPod grâce à l'intégration de Hugging Face, NVMe et Route 53
2AWS ML Blog 

Renforcement de l'inférence entreprise sur Amazon SageMaker HyperPod grâce à l'intégration de Hugging Face, NVMe et Route 53

Amazon vient d'enrichir SageMaker HyperPod, sa plateforme d'inférence pour l'intelligence artificielle générative en entreprise, avec plusieurs nouvelles fonctionnalités destinées à améliorer l'observabilité et la flexibilité du déploiement de modèles. La première nouveauté majeure est la capture de données d'inférence, qui permet d'enregistrer les requêtes et réponses à trois niveaux distincts du chemin d'inférence : au niveau du endpoint SageMaker AI, au niveau de l'Application Load Balancer (ALB), et au niveau du pod du modèle lui-même. Chaque niveau se configure indépendamment via une définition de ressource personnalisée (CRD) déclarative, avec un stockage des données capturées dans un bucket Amazon S3, chiffrement optionnel via AWS KMS, et réglages fins du taux d'échantillonnage, de la taille des lots et des limites de charge utile. Par exemple, le niveau du pod capture par défaut 100% des entrées et sorties, tandis que le niveau ALB active les journaux d'accès classiques incluant adresses IP clients, chemins de requêtes et latences. Autre avancée : le déploiement direct de modèles depuis des hubs communautaires comme Hugging Face, sans avoir à pré-charger les poids dans un espace de stockage objet ou fichier, avec prise en charge de l'accès restreint (gated), de l'épinglage de versions et de l'isolation des tokens, compatible avec les moteurs d'inférence vLLM, TGI et SGLang. Ces évolutions répondent à un besoin croissant des entreprises qui déploient des modèles de langage à grande échelle en production : pouvoir surveiller précisément ce qui transite dans leurs pipelines d'inférence, tout en réduisant les frictions opérationnelles. La possibilité de charger les poids d'un modèle directement depuis un stockage NVMe local au nœud de calcul réduit sensiblement la latence de démarrage à froid, un problème récurrent qui pénalise les applications d'IA nécessitant une mise à l'échelle rapide, avec un repli automatique vers le stockage cloud en cas de besoin. La gestion automatique des enregistrements DNS pour les domaines personnalisés via Route 53 simplifie par ailleurs le travail des équipes d'infrastructure, qui bénéficient également de permissions IAM granulaires au niveau de chaque pod pour renforcer les frontières de sécurité. Pour les équipes techniques, cela signifie livrer des applications d'IA plus rapidement sans sacrifier la gouvernance des données ni la visibilité opérationnelle, deux exigences de plus en plus scrutées à mesure que les modèles génératifs s'intègrent dans des processus métiers sensibles. Ces annonces s'inscrivent dans la course que se livrent les grands fournisseurs cloud, Amazon Web Services en tête, pour simplifier l'exploitation de modèles d'IA génératifs à grande échelle, un domaine où la complexité opérationnelle freine encore de nombreuses entreprises. HyperPod, lancé pour l'entraînement de modèles massifs, élargit ainsi son périmètre vers l'inférence de production, un segment où la concurrence avec Google Cloud et Microsoft Azure s'intensifie. L'intégration native avec Hugging Face illustre aussi la volonté d'AWS de faciliter l'accès aux modèles open source les plus populaires, sans complexité de préparation de l'infrastructure. À mesure que les entreprises multiplient les cas d'usage en production, la demande pour des outils d'audit, de traçabilité et de contrôle des coûts d'inférence devrait continuer de croître, poussant les fournisseurs cloud à approfondir ces capacités de gestion fine des workloads d'IA.

UEImpact indirect uniquement: les entreprises françaises et européennes utilisant AWS SageMaker HyperPod pourraient bénéficier de ces améliorations opérationnelles, mais aucune régulation ni acteur français/européen n'est concerné directement.

InfrastructureActu
1 source
Amazon SageMaker AI propose désormais des recommandations optimisées pour l'inférence d'IA générative
3AWS ML Blog 

Amazon SageMaker AI propose désormais des recommandations optimisées pour l'inférence d'IA générative

Amazon a annoncé que SageMaker AI prend désormais en charge les recommandations optimisées pour le déploiement de modèles d'IA générative en production. Cette nouvelle fonctionnalité s'appuie sur NVIDIA AIPerf, un composant modulaire du framework open source NVIDIA Dynamo, pour fournir automatiquement des configurations de déploiement validées accompagnées de métriques de performance précises. Concrètement, SageMaker AI évalue les combinaisons d'instances GPU, de conteneurs de service, de stratégies de parallélisme et de techniques d'optimisation, puis restitue aux équipes les configurations les plus adaptées à leurs exigences de latence, de débit ou de coût. Eliuth Triana, Developer Relations Manager chez NVIDIA, a salué l'intégration, soulignant qu'elle permet aux entreprises de déployer des modèles d'IA générative avec confiance, en remplaçant des semaines de tests manuels par des configurations prêtes à l'emploi. L'enjeu est considérable pour les équipes d'ingénierie. Aujourd'hui, passer d'un modèle entraîné à un endpoint de production opérationnel prend entre deux et trois semaines par modèle, une durée imposée par la nécessité de tester manuellement des dizaines de configurations possibles : plus d'une douzaine de types d'instances GPU, plusieurs conteneurs de service, différents degrés de parallélisme, et des techniques comme le décodage spéculatif. Sans guidance validée, les équipes provisionnent des instances, déploient le modèle, exécutent des tests de charge, analysent les résultats, puis recommencent. Ce cycle mobilise une expertise en infrastructure GPU et en frameworks de service que la plupart des équipes ne possèdent pas en interne, conduisant systématiquement à du sur-provisionnement coûteux. AWS élimine ce goulot d'étranglement en automatisant l'ensemble du processus d'exploration et de validation des configurations. Cette évolution s'inscrit dans une course à la mise en production de l'IA générative que se livrent les entreprises pour alimenter leurs assistants intelligents, outils de génération de code et moteurs de contenu. Le coût du sur-provisionnement GPU, qui s'accumule à chaque modèle déployé et à chaque mois d'exploitation, représente un problème structurel pour l'industrie. AWS s'appuie sur sa collaboration technique approfondie avec NVIDIA, formalisée ici par l'intégration directe des composants de Dynamo dans SageMaker, pour s'imposer comme la plateforme cloud de référence pour les déploiements d'IA en production. En standardisant le benchmarking via AIPerf, dont les contrôles de concurrence et les options de jeux de données permettent d'itérer rapidement sur des scénarios variés, Amazon réduit la barrière technique pour les organisations qui cherchent à industrialiser leurs modèles sans constituer une équipe d'experts en infrastructure dédiée.

UELes entreprises européennes utilisant AWS SageMaker peuvent réduire leurs délais de mise en production de modèles IA de plusieurs semaines, sans impact réglementaire ou institutionnel direct sur la France ou l'UE.

InfrastructureActu
1 source
4AWS ML Blog 

Amazon SageMaker AI accélère l'inférence d'IA générative avec les instances G7e

Amazon Web Services a annoncé la disponibilité des instances G7e sur Amazon SageMaker AI, une nouvelle génération de serveurs d'inférence propulsés par les GPU NVIDIA RTX PRO 6000 Blackwell Server Edition. Ces instances sont disponibles en configurations de 1, 2, 4 et 8 GPU, chaque carte offrant 96 Go de mémoire GDDR7. Concrètement, une instance G7e.2xlarge à GPU unique peut désormais héberger des modèles open source de 35 milliards de paramètres comme Qwen3.5-35B ou GPT-OSS-120B, tandis qu'une configuration à 8 GPU (G7e.48xlarge) atteint 768 Go de mémoire GPU totale et peut faire tourner des modèles de 300 milliards de paramètres sur un nœud unique. La bande passante réseau grimpe à 1 600 Gbps via EFA, soit quatre fois plus que la génération G6e et seize fois plus que les G5. Ces chiffres ont une implication directe pour les équipes d'ingénierie : des modèles qui nécessitaient auparavant plusieurs machines interconnectées peuvent désormais s'exécuter sur un seul nœud, supprimant la latence inter-nœuds et la complexité opérationnelle associée. Les performances d'inférence sont jusqu'à 2,3 fois supérieures à celles des G6e. Pour les applications temps réel comme les chatbots, les pipelines RAG ou les workflows agentiques, cette densité mémoire combinée à une bande passante CPU-GPU quatre fois plus élevée se traduit par des temps de réponse plus courts sous charge élevée. Les modèles multimodaux et de génération d'images, souvent limités par des erreurs de mémoire insuffisante sur les générations précédentes, bénéficient également directement de ce doublement de la capacité par GPU. Cette annonce s'inscrit dans une course aux accélérateurs cloud que se livrent AWS, Google et Microsoft, chacun cherchant à proposer les GPU les plus récents de NVIDIA au plus vite après leur lancement. Les puces Blackwell de NVIDIA, dont la RTX PRO 6000 Server Edition fait partie, représentent la cinquième génération de Tensor Cores avec support natif de la précision FP4, permettant de réduire encore la consommation mémoire pour les grands modèles. Le support de NVIDIA GPUDirect RDMA via EFAv4 ouvre également la voie à des scénarios d'inférence multi-nœuds à faible latence, jusqu'ici peu pratiques sur les instances G-series. À mesure que les modèles de langage et les systèmes agentiques continuent de grossir en taille et en complexité, la capacité à les déployer efficacement sur infrastructure managée comme SageMaker devient un avantage concurrentiel décisif pour les entreprises qui cherchent à maîtriser leurs coûts d'exploitation tout en montant en puissance.

UELes équipes techniques européennes utilisant Amazon SageMaker dans les régions AWS EU peuvent désormais déployer des modèles jusqu'à 300 milliards de paramètres sur un seul nœud, réduisant la complexité opérationnelle et les coûts d'inférence pour les applications temps réel.

InfrastructureActu
1 source

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour

Une sélection éditoriale quotidienne, sans bruit. Directement dans votre boîte mail.

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour

Gratuit · 1 email le matin, l'essentiel de l'IA · désinscription en un clic